Caouissin/Guellec : Histoire de
Bretagne en images. Gravure chimique autour de 1937.
Le texte et les images de la BD
avec des exercices en Format
Word

- Les Celtes, nos
ancêtres, venus de
Grande –Bretagne, débarquent en
Armorique au Vème siècle; ils créent notre Bretagne, avec
l’aide de
nos grands saints nationaux: saint Corentin, saint Brieuc, saint Malo,
saint
Armel, etc.
- Les Francs, arrivés en
Gaule peu
après, veulent conquérir la Bretagne.
Le roi NOMINOE les bat définitivement à Ballon, près de Redon (845) et
les
poursuit presque jusqu’à Paris.
- Cinquante années
heureuses suivent. Puis
les normands, terribles
pillards, arrivent sur leurs barques rapides : ils ravagent le
pays tout
entier… Les moines emmènent en exil les reliques des vieux saints
bretons.
- Le duc Alan Barbetorte
et le moine Jean
de Landévennec chassent enfin
ces envahisseurs en 937. Alain fait de Nantes sa capitale. Il rétablit
partout
la richesse.
- Saint Yves
rend la justice en sa ville de Tréguier (1305). Ce grand
saint fut le protecteur des pauvres, et un ardent Breton. Il a son
église à
Rome : Saint-Yves des Bretons.
- Après quatre cents
années paisibles, une
longue guerre de succession
désole la Bretagne. Son héroïque duchesse, Jeanne la Flamme, incendie
le camp
des Français qui l’assiégeaient dans Hennebont (1342). Autre bel
exploit :
le combat des Trente.
- En 1378, le roi de
France, Charles V,
veut annexer la Bretagne. À
Dinard, les Bretons s’unissent tous autour du duc Jean IV pour défendre
l’indépendance du pays, et obligent les Français à la reconnaître.
- XVème
siècle : époque la
plus brillante de la Bretagne.
Sous les ducs Jean IV et Jean V, nos flottes hardies parcourent le
monde,
ramenant des merveilles des pays lointains. « Partout où le soleil
passe,
le Breton passe », dit-on.
- Le roi Louis XI essaie
encore en vain,
de s’emparer de la riche
Bretagne. Pourtant en 1488 son successeur, Charles XVIII, réussit à
vaincre
l’armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes. Notre duc,
François
II, en meurt de chagrin.
- Anne de Bretagne,
orpheline à 12 ans,
continue trois années la guerre.
Enfin, pour arrêter les massacres et les ruines, elle consent à épouser
Charles
VIII. Les Bretons gardent toujours le souvenir de leur bonne duchesse.
- Sa fille Claude est
mariée à François
Ier, héritier du trône français.
Mais un traité est signé en 1532 entre la Bretagne et la France, qui
garantissait à notre pays les libertés nécessaires à sa vie.
- Ces libertés furent
très souvent
violées, d’où luttes et révoltes. Sous
Louis XIV, révolte du Papier timbré conduite par le notaire Le Balp. Un
quartier de Rennes est rasé, et des milliers de paysans sont pendus, ce
qui
parut distraire Mme de Sévigné.
- En 1720, la révolte la
plus
sérieuse : les Bretons veulent
redevenir libres. Mais leurs chefs sont trahis ; Poncallec, du
Couedic,
Talhouet et Montlouis sont décapités à Nantes, sur le place du Bouffay.
- Le Parlement de Rennes défendit
hardiment la Bretagne jusqu’à la Révolution. En 1791, pour défendre
leurs
croyances et le droit même de rester Bretons, les Chouans doivent se lever.
C’est la guerre des Géants. Les grands chefs sont La Rouerie et
Cadoudal.
- En 1914-1918, la
guerre mondiale. La
Bretagne laisse sur les champs de
bataille 240.000 de ses fils, pour la France et la liberté :
liberté de
la Pologne, liberté de l’Alsace. Beaucoup espéraient justice aussi pour
la
Bretagne.
- Du moins cette guerre
a ouvert les yeux
des Bretons sur leur valeur et leur
courage trop oubliés. L’avenir est à la Bretagne, enfants !
Fidèles aux
vertus de la race, restez toujours derrière le drapeau noir et blanc,
des
bretons fiers et forts.
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Caouissin/Guellec :
Histoire de Bretagne en images.
Gravure chimique autour de 1937.
Rédigez
un
texte sur l’histoire de la Bretagne en vous servant des mots-clés
ci-dessous :
- Celtes, 5ème
siècle, Grande-Bretagne, Armorique
- Francs, 845,
Bretagne, Nominoë, conquérir, battre
- 50 années,
Normands, paix, ravager, pays, piller
- 937, du,
moine, envahir, chasser, Nantes, capitale, devenir
- Saint Yves,
1305, pauvres, protecteur, ardent Breton, Tréguier, rendre justice,
village
- 400 années,
Bretagne, guerre de succession, combats des 30, paisibles, 1342 Jeanne
la Flamme, assiéger, Francs, incendier, camps des Français
- Charles V,
1378, défendre, annexer, roi de France, duc Jean IV, indépendance
- XVème siècle,
parcourir le monde, époque brillante, Jaean IV et V, Bretons
- En vain,
Louis XI, François II, s’emparer de, Saint-Aubin-du-Cormier, Bretagne,
vaincre l’armée bretonne, 1488, Charles VIII, meurt de chagrin.
- Anne de
Bretagne, 3 années de guerre, résister, orpheline, épouser Charles
VIII, à 12 ans, se sacrifier
- 1532,
François I, fille d’Anne, Claude, épouser, traité de l’union, signer,
héritier, trône français
- libertés
violées, Louis XIV, milliers de paysans, révolte, Papier timbré (1675),
pendre
- 1720, Nantes,
Pontcallec, décapiter, indépendance, révolte, redevenir libre, les
Bretons
- Parlement de
Bretagne, défendre, Bretagne, chouans, en 1791, la révolution, jusqu’à,
les, se soulever
- 1914-1918,
pas la Bretagne, 240.000 bretons, champs de bataille, indépendance,
l’Alsace, la Pologne, pour la France, la liberté, et, mourir
- appel aux
Bretons, noir et blanc, votre, courage, avenir, drapeau, restez derrière
SAINT YVES (+ 1303)
http://perso.wanadoo.fr/damien.jullemier/sts/st-yves.htm
Il était le fils d’un pauvre chevalier
breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s’en
vient à l’Université de Paris. Très doué, il y étudie les arts,
c’est-à-dire les lettres, la théologie pour être prêtre, et le droit.
Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit
d’Orléns, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez,
petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge
ecclésiastique) à Tréguier. Sous l’influence de moines franciscains
avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté,
il se décide à partager ses ressources avec les pauvres. Juge, il
assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et,
gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs
démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues
d’en face, une joyeuse égalité d’humeur. Fidèle à l’exemple des saints,
saint Martin entre autres, à une vie de prière centrée sur
l’Eucharistie et l’étude de l’Ecriture Sainte, il s’adonne aussi à la
prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à
l’assistance spirituelle. Sa maison, le manoir de Minihy, devient un
abri pour les pauvres. On l’appelle “le prêtre saint”. Après sa mort,
il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien
au-delà.
http://www.infobretagne.com/histoire-bretagne.htm
La Chouannerie.
- La persécution religieuse ne tarda pas à
révolter les Bretons, très attachés à leurs prêtres. La levée en masse,
par la Convention, mit le comble à leur indignation. Le tirage au sort
amena un soulèvement, surtout en Haute-Bretagne. Ce fut le mouvement de
la Chouannerie, ainsi appelé parce que les insurgés adoptèrent comme
signe de ralliement le cri de la chouette. Le marquis de la Rouërie, né
à Fougères, l'un des héros de la guerre pour l'indépendance des
Etats-Unis, eut le mérite d'organiser la résistance. Il fonda une
puissante Association bretonne pour le maintien des droits de la
province et le rétablissement de Louis XVI, mais il mourut sans avoir
pu réaliser son plan. Celui-ci fut repris par les chefs chouans:
Boishardy, dans les Côtes dû-Nord ; Boisguy, en Ille-et-Vilaine ;
Charette, au sud de la Loire ; Georges Cadoudal, dans le Morbihan. Les
chouans ne livrèrent pas de batailles rangées, comme les
Vendéens : la nature du pays favorisait plutôt les embuscades et
les coups de main. La seule expédition importante fut celle de
Quiberon, pour aider au débarquement des émigrés. Par malheur, émigrés
et Chouans ne purent s'entendre et ce fut une des causes du désastre.
700 furent fusillés à Vannes et au Champ des Martyrs, près d'Auray, par
ordre de la Convention, malgré la promesse formelle de Hoche de leur
laisser la vie sauve. (Leurs ossements reposent à la Chartreuse
d'Auray). Si les Chouans n'ont pas réussi dans leur but politique, ils
ont du moins, avec les Vendéens, forcé Bonaparte à faire la
pacification religieuse de l'Ouest et de toute la France.