Les Autochtones de Québec

(source: http://perso.orange.fr/alain.perron/amerindiens.htm)




LES ALGONQUINS - "Kwe"(bonjour)

Histoire : Leur territoire traditionnel s'étend du lac des Deux-Montagnes, dans la région de Montréal, jusqu'en Abitibi-Témiscamingue et l'Ontario, où ils exerçaient le contrôle sur l'Outaouais, la principale route des fourrures. L'environnement de ce peuple nomade fut largement perturbé au début du XXe siècle, alors que colons, prospecteurs et bûcherons affluèrent en Abitibi.
Représentation de Algonquins (17ème siècle).
Autrefois, les Algonquins vivaient principalement de la chasse, de la pêche et de la cueillette, mais s'adonnaient également à l'agriculture.

Population et langue :
Les Algonquins du Québec sont au nombre de 8 4 70 dont un peu plus de la moitié vit dans les neuf communautés que compte leur nation (deux en Outaouais et sept en Abitibi-Témiscamingue). Les autres sont plutôt installés en ville, comme à Montréal, Ottawa, Val d'Or et Senneterre. On trouve également deux communauté d'Algonquins en Ontario. La langue algonquine demeure vivante puisqu'elle est toujours parlée par 60% de la population.

Saviez-vous que le mot d'origine algonquienne « achigan » signifie
« celui qui se débat » ?


Communautés : Hunter's Point, Kebaowek, Kitcisakik, Kitigan Zibi, Lac-rapide, Lac-simon, Pikogan, Timiskaming, Winneway (env. 8 470 algonquins**)


LES MICMACS - "Welta'sualul"(bonjour)

Histoire : A l'embouchure du Saint-Laurent, porte maritime du du Québec, les Micmacs furent les premiers à rencontrer au XVIe siècle les nouveaux arrivants européens. Leur habileté à la pêche et à la navigation en ont fait de précieux alliés des Français avec lesquels ils ont participé à plusieurs batailles. De nos jours les Micmacs entretiennent les sites ancestraux pour le tourisme et la pratique de la traditionnelle pêche au saumon.
Population et langue : Parmi les 4 600 Micmacs que compte actuellement le Québec, presque 60% réside au sein des deux communautés de Listuguj et Gesgapegiag, la troisième Gaspé, n'ayant pas de territoire attitré. Quelque 15000 autres Micmacs vivent au Nouveau-Brunswick, sur l'île-de-Prince-Edouard et en Nouvelle-Ecosse. De cette population, 40% parle toujours sa langue ancestrale.

Saviez-vous que le mot « gaspé » signifie « au bout de l'extrémité »

Communautés : Gaspé, Gesgapegiag, Listuguj (env. 4 600 micmacs**)


LES MONTAGNAIS (INNUS) - "Kuei kuei"(bonjour)

Histoire : Les Montagnais tiennent leur nom des européens qui désignaient ainsi ces habitants des petites montagnes de la Côte-Nord, avec lesquels ils entretenaient de nombreux échanges. Entre eux, les Montagnais se sont toujours appelés "Innus" signifiant "homme véritable". Peuple nomade de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs, les Innus se déplaçaient traditionnellement de leurs campements d'été situés sur le littoral nord du Saint-Laurent vers leurs riches territoires de chasse au coeur du Québec-Labrador.
Population et langue : Les Innus (Montagnais) représentent la nation amérindienne la plus populeuse au Québec avec ses quelques 14 500 personnes. Ils vivent en grande majorité dans 9 communautés réparties sur la Côte-Nord et le lac Saint-Jean. En plus du français, la langue innue est parlée par presque tous les Montagnais.

Communautés : Betsiamites, Essipit, La Romaine, Mashteuiatsh, Matimekosh-Lac-John, Mingan, Natashquan, Pakuashipi, Uashat-Maliotenam (env. 14 500 innus**)

LES NASKAPIS - "Waachiyaa"(bonjour)

Histoire : Les chasseurs nomades naskapis ont toujours suivi la migration des grands troupeaux de caribou essentiellement dans le Grand Nord. Leur grande expérience de la faune et des territoires en font des guides de chasse et de pêche exceptionnels.
Population et langue : constituée en 1984, la communauté de Kawawachikamach regroupe l'ensemble de la nation Naskapis. Ils parlent toujours leur langue ancestrale et l'anglais également.

Communautés : Kawawachikamach (env. 790 naskapis**)


LES HURONS-WENDAT - "Te8etsionnonk8annion" (le "8" se prononce "ou")

Histoire : Originaires des Grands Lacs, les Hurons-Wendat sont venus s'installer dans la région de Québec en 1650. Le nom de "Huron" leur a été donné par les européens du fait de leur coiffe en forme de hure, tandis que "Wendat" signifie les gens de l'île. La nation wendat a connu une période de grande prospérité lors des échanges entre amérindiens et européens pour la traite des fourrures
Population et langue : la nation huronne est essentiellement regroupée à Wendake, en banlieue de la ville de Québec. La communauté comprend environ 2 900 personnes. Les Hurons-Wendat font partie de la famille linguistique iroquoienne. Ils parlent avant tout le français.

Saviez-vous que les Hurons-Wendat ont fait découvrir le maïs soufflé aux Européens ? Les Hurons lui donnaient le nom de « ogarita », tandis que les Français l'appelaient « blé fleuri »

Communautés
: Wendake (env. 2900 hurons-wendats**)

LES ATTIKAMEKS - "Kwe"(bonjour)

Histoire : Surnommés "Têtes-de-Boule", du fait de leur coiffe ronde, aux 18e et 19e siècles, les attikameks tiennent leur nom, signifiant "poissons blancs", de la corégone qui constitue la base principale de leur alimentation. Ils ont joués un rôle important dans le commerce des fourrures à l'époque où la Compagnie de la Baie d'Hudson avait établi des postes de traite sur leurs territoires.
Population et langue : Les trois communautés résident essentiellement en plein coeur du Québec, en Haute-Mauricie et dans la région Lanaudière. Les Atikamekw font partie de la famille linguistique algonquienne. Aujourd'hui ils parlent toujours leur langue d'origine et également le français.

Saviez-vous que le mot
« atikamekw » signifie « poisson blanc » ? Saviez-vous aussi que ce sont les Atikamekw qui ont découvert le sirop d'érable ?


Communautés : Manawan, Obedjiwan, Wemotaci (env. 5 300 attikameks**)


LES CRIS - "Wachiya"(bonjour)

Histoire : Les territoires des Cris se situent dans le bassin de la Baie James, entre la forêt boréale et la taïga. Dans cette région peu propice à l'agriculture, les Cris nomades ont développé de grandes compétences en matière de chasse, de trappe et de pêche, ainsi qu'une volonté farouche de protéger l'environnement.
Population et langue : Les neufs communautés qui regroupent la presque totalité des 13 500 Cris sont dispersés dans la région la plus nordique du Québec qui soit accessible par la route. La plus récente, Oujé-Bougoumou, inaugurée en 1993, s'est méritée un prix de l'O.N.U pour son architecture qui marie admirablement modernité et tradition. La majorité de la population parle le cri et utilise l'anglais comme seconde langue. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à s'initier à la langue française.

Saviez-vous que les communautés cries connaissent un essor économique important dans les secteurs du transport routier et aérien, de la construction et du tourisme ethno-culturel ? Saviez-vous égalemment que plus de 30 % des Cris au Québec tirent encore aujourd'hui leurs revenus des activités traditionnelles reliées à la chasse, à la pêche et au piégeage

Communautés
: Chisasibi, Eastmain, Mistissini, Nemiscau, Oujé-Bougoumou, Waskaganish, Waswanipi, Wemindji, Whapmagoostui (env. 13 500 cris**)

Exercices:

1. Mots croisés (hotpotatoes)

2. Fiche de travail (word)




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Source: http://www.ainc-inac.gc.ca/qc/aqc/index_f.html et http://perso.orange.fr/alain.perron/amerindiens.htm)