Histoire : Leur territoire traditionnel
s'étend du lac des Deux-Montagnes, dans la région de
Montréal, jusqu'en Abitibi-Témiscamingue et l'Ontario,
où ils exerçaient le contrôle sur l'Outaouais, la
principale route des fourrures. L'environnement de ce peuple nomade fut
largement perturbé au début du XXe siècle, alors
que colons, prospecteurs et bûcherons affluèrent en
Abitibi. Représentation de Algonquins
(17ème siècle).
Autrefois, les Algonquins vivaient principalement de la chasse, de la
pêche et de la cueillette, mais s'adonnaient également
à l'agriculture.
Population et
langue : Les Algonquins du
Québec sont au nombre de 8 4 70 dont un peu plus de la
moitié vit dans les neuf communautés que compte leur
nation (deux en Outaouais et sept en Abitibi-Témiscamingue). Les
autres sont plutôt installés en ville, comme à
Montréal, Ottawa, Val d'Or et Senneterre. On trouve
également deux communauté d'Algonquins en Ontario. La
langue algonquine demeure vivante puisqu'elle est toujours
parlée par 60% de la population.
Saviez-vous que le mot d'origine algonquienne « achigan »
signifie
« celui qui se débat » ?
Histoire : A l'embouchure du Saint-Laurent, porte
maritime du du Québec, les Micmacs furent les premiers à
rencontrer au XVIe siècle les nouveaux arrivants
européens. Leur habileté à la pêche et
à la navigation en ont fait de précieux alliés des
Français avec lesquels ils ont participé à
plusieurs batailles. De nos jours les Micmacs entretiennent les sites
ancestraux pour le tourisme et la pratique de la traditionnelle
pêche au saumon. Population et
langue : Parmi les 4 600
Micmacs que compte actuellement le Québec, presque 60%
réside au sein des deux communautés de Listuguj et
Gesgapegiag, la troisième Gaspé, n'ayant pas de
territoire attitré. Quelque 15000 autres Micmacs vivent au
Nouveau-Brunswick, sur l'île-de-Prince-Edouard et en
Nouvelle-Ecosse. De cette population, 40% parle toujours sa langue
ancestrale.
Saviez-vous que le mot «
gaspé » signifie « au bout de
l'extrémité »
Histoire : Les Montagnais tiennent leur nom des
européens qui désignaient ainsi ces habitants des petites
montagnes de la Côte-Nord, avec lesquels ils entretenaient de
nombreux échanges. Entre eux, les Montagnais se sont toujours
appelés "Innus" signifiant "homme véritable". Peuple
nomade de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs, les Innus se
déplaçaient traditionnellement de leurs campements
d'été situés sur le littoral nord du Saint-Laurent
vers leurs riches territoires de chasse au coeur du
Québec-Labrador. Population et
langue : Les Innus
(Montagnais) représentent la nation amérindienne la plus
populeuse au Québec avec ses quelques 14 500 personnes. Ils
vivent en grande majorité dans 9 communautés
réparties sur la Côte-Nord et le lac Saint-Jean. En plus
du français, la langue innue est parlée par presque tous
les Montagnais.
Histoire
: Les chasseurs nomades naskapis ont toujours suivi la migration
des grands troupeaux de caribou essentiellement dans le Grand Nord.
Leur grande expérience de la faune et des territoires en font
des guides de chasse et de pêche exceptionnels. Population et langue :
constituée en 1984, la communauté de Kawawachikamach
regroupe l'ensemble de la nation Naskapis. Ils parlent toujours leur
langue ancestrale et l'anglais également.
LES HURONS-WENDAT - "Te8etsionnonk8annion"
(le "8" se prononce "ou")
Histoire
: Originaires des Grands Lacs, les Hurons-Wendat sont venus
s'installer dans la région de Québec en 1650. Le nom de
"Huron" leur a été donné par les européens
du fait de leur coiffe en forme de hure, tandis que "Wendat" signifie
les gens de l'île. La nation wendat a connu une période de
grande prospérité lors des échanges entre
amérindiens et européens pour la traite des fourrures Population et langue : la
nation huronne est essentiellement regroupée à Wendake,
en banlieue de la ville de Québec. La communauté comprend
environ 2 900 personnes. Les Hurons-Wendat font partie de la famille
linguistique iroquoienne. Ils parlent avant tout le
français.
Saviez-vous que les Hurons-Wendat ont fait découvrir le
maïs soufflé aux Européens ? Les Hurons lui
donnaient le nom de « ogarita », tandis que les
Français l'appelaient « blé fleuri »
Histoire
: Surnommés "Têtes-de-Boule", du fait de leur
coiffe ronde, aux 18e et 19e siècles, les attikameks tiennent
leur nom, signifiant "poissons blancs", de la corégone qui
constitue la base principale de leur alimentation. Ils ont joués
un rôle important dans le commerce des fourrures à
l'époque où la Compagnie de la Baie d'Hudson avait
établi des postes de traite sur leurs territoires. Population et langue : Les
trois communautés résident essentiellement en plein coeur
du Québec, en Haute-Mauricie et dans la région
Lanaudière. Les Atikamekw font partie de la famille linguistique
algonquienne. Aujourd'hui ils parlent toujours leur langue
d'origine et également le français.
Saviez-vous que le mot
« atikamekw » signifie « poisson blanc » ?
Saviez-vous aussi que ce sont les Atikamekw qui ont découvert le
sirop d'érable ?
Histoire
: Les territoires des Cris se situent dans le bassin de la Baie
James, entre la forêt boréale et la taïga. Dans cette
région peu propice à l'agriculture, les Cris nomades ont
développé de grandes compétences en matière
de chasse, de trappe et de pêche, ainsi qu'une volonté
farouche de protéger l'environnement. Population et langue : Les
neufs communautés qui regroupent la presque totalité des
13 500 Cris sont dispersés dans la région la plus
nordique du Québec qui soit accessible par la route. La plus
récente, Oujé-Bougoumou, inaugurée en 1993, s'est
méritée un prix de l'O.N.U pour son architecture qui
marie admirablement modernité et tradition. La majorité
de la population parle le cri et utilise l'anglais comme seconde
langue. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à s'initier
à la langue française.
Saviez-vous que les communautés cries connaissent un essor
économique important dans les secteurs du transport routier et
aérien, de la construction et du tourisme ethno-culturel ?
Saviez-vous égalemment que plus de 30 % des Cris au
Québec tirent encore aujourd'hui leurs revenus des
activités traditionnelles reliées à la chasse,
à la pêche et au piégeage
Communautés : Chisasibi,
Eastmain, Mistissini, Nemiscau, Oujé-Bougoumou, Waskaganish,
Waswanipi, Wemindji, Whapmagoostui (env. 13 500 cris**)