
C'est à travers le phénomène rap que nous essayerons de faire connaître et comprendre les problèmes de la jeune génération des banlieusards français aux apprenants allemands.
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Une photo est le
témoignage
d'un moment de vie
1) Décrivez la
photo
2) Énumérez les associations que la photo suscite
3)
Comment trouvez-vous la photo? Justifiez votre point de vue 4)
Imaginez
une légende sous la photo 5) Quels pourraient être
les
pays d'origine des personnes représentées?
6) Donnez un titre à la photo
7) Caractérisez l'atmosphère qui
règne sur cette image
8) Inventer une histoire à partir de la photo
9) Faites dialoguer les personnages
10) Formulez des phrases exprimant la colère
11) Quel est le message de ces deux photos?
12) Commentez
13) Après avoir exploité les photos émettez des hypothèses sur l'origine du mouvement "rap" et sur les sujets des chansons.
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d)
e)
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- Tu peux enfermer un révolutionnaire,
mais
pas la révolution.
- A.N.P.E. signifie "Aucun nègre pour
l'emploi".
- La chasse au poulet est ouverte.
- La censure est présente, pourtant
l'information
circule!
- Réveiller le poète en chacun
d'entre
nous qui ne dort que d'un oeil.
- Quand le soleil devient froid.
- Les pensées sont des flowers.
- L'argent ne fait pas le bonheur, fait-il le
malheur?
- L'état assassine!
- L'Ecologie:"Sauvons la Planète!"
- Wake up ! Ouvrez les yeux avant de tomber dans
le trou.
- Le business illégal est légal
quand
il sert le patrimoine national.
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Petite histoire du rap
C'est
en 1979 que l'on entend pour la première fois du rap en France,
avec le morceau Rappers's Delight de Sugarhill Gang. Cette nouvelle
musique
qui vient des ghettos noirs américains commence à
être
radiodiffusée avec l'apparition des radios libres en 1981 et le
rap ricain devient vite un tube dans l'Hexagone.
Après
la radio, l'émission Hip-Hop présenté par Sidney
et
Laurence Touitou sur TF1 en 1984 deviendra vite culte dans toutes les
banlieues
de France. En 1987 les premiers rappeurs français NTM, Assassin,
Solaar... balancent leurs premiers freestyles en direct dans
l'émission
Deenastyle. Pourtant le rap restera jusqu'à la fin des
années
1980 un phénomène essentiellement importé des USA.
Dans
les années 1990 le rap commence à prendre de l'essor et
la
première génération des rappeurs français
se
fait connaître par le grand public en sortant leurs albums (NTM
en
89, Assassin, Solaar, I AM, Ministère A.M.E.R en 92). Puis
apparaissent
de nombreux nouveaux groupes comme Arsenik, la Fonky family,
Ménage
à 3... Le rap passe sur les radios et supplante petit à
petit
le rock. Les jeunes rappeurs français se détachent du
modèle
américain et créent un son et un style bien
français.
En 1998 le rap est définitivemet ancré en France pour
faire
de l'Hexagone la seconde scène rap mondiale. En France où
les armes sont interdites, pas de délires gangsta rap mais
plutôt
du social rap.
Le phénomène rap
Le rap correspond à une expérience vécue des jeunes banlieusards issus d'une communauté immigrée, noire ou beur. En effet, ces jeunes exclus, nourris par les problèmes de notre société, connaissent le chômage, la discrimination sociale, la pauvreté, la perte de leur dignité et se révoltent contre cette injustice. Ils se reconnaissent alors dans cette musique créée par leurs homologues des ghettos américains qui exprime une culture de rues et reflète le malaise de toute une génération.
La communauté rap intègre deux sociétés. Il y a tout d'abord les rappeurs Hard Core qui crèvent de faim et volent pour survivre. Ces groupes, victimes de la société capitaliste, ont radicalisé le mouvement pour crier au secours, pour dénoncer la fracture sociale, l'injustice et lutter contre le racisme. Ils ont l'esprit frondeur de la révolte populaire, sont poussés par le désespoir et tiennent des propos militants, parfois violents.
Et puis, avec l'avènement de MC Solaar, il y a la vedette, la star du rap à la française. Solaar est un rappeur soft, doux, littéraire et quelque peu moralisateur auquel le journal "Le Monde" a consacré tout un article lors de l'apparition de son dernier album. C'est avec les propos plutôt sages, poétiques et littéraires de MC Solaar que le rap a commencé à s'intégrer dans le paysage musical français depuis 1992. L'ancien ministre de la Culture, Monsieur Toubon, a même nommé ce chanteur parmi les défenseurs de la langue française. Solaar adore jouer avec la langue, chercher des assonances, des associations, des métaphores. Sa vrai passion, ce sont ses paroles. Aujourd'hui on décortique les chansons de Solaar même à la fac et au lycée.
Les plus durs qui défendent un style de rap assez violent, le Hard Core par exemple, se sentent trahis et traitent de bourge les fils à papa qui ont à manger tous les soirs et touchent de l'argent de poche. Les autres veulent faire de Solaar un nouveau chanteur engagé dans la lignée de Léo Ferré, Georges Brassens, Georges Moustaki ou Serge Gainsbourg.
Avec le rap, c'est le retour du texte et de la
chanson
à message politique. La musique rythmée qui est
basée
sur des rythmes simples et dansants est moins importante, puisqu'elle
est
remixée à partir de créations existantes. Tout le
monde peut prendre des "samples", on n'a pas besoin d'être
musicien.
MC Solaar
MC Solaar (1969- ), auteur-compositeur-interprète, le plus célèbre des rappeurs français
Né à Dakar, au Sénégal, de son vrai nom Claude M'Barali, MC Solaar (MC signifiant «maître de cérémonie») grandit dans la banlieue parisienne. Il poursuivit des études de lettres (anglais, espagnol), tout en enregistrant avec des amis, dans un studio improvisé, les premières moutures de ses futurs succès. Au moment où la vague du rap arriva des Etats-Unis, Bouge de là (1990) fut une révélation : à côté des groupes de rap aux textes approximatifs et à la thématique violente, MC Solaar proposait une écriture élaborée et une ambiance toute différente. Un second titre, Victime de la mode, confirma la première impression, et l'album qui suivit en 1991, Qui sème le vent récolte le tempo, avec en particulier Caroline, lança définitivement la carrière du jeune rappeur.
En raison de son talent littéraire, de son goût des mots et de son intérêt pour un mouvement littéraire comme l'OuLiPo, il fut très bien accueilli par certains milieux intellectuels, tandis que d'autres rappeurs lui reprochaient son succès et le trouvaient compromis avec le «système». MC Solaar, qui ne figure pas dans les compilations du rap français (Rapattitude I et II), poursuivit son chemin en solitaire. Reconnu à l'étranger, il est devenu en France le rappeur que l'on oppose aux casseurs et aux provocateurs comme NTM. Son deuxième album, Prose combat (1994), montra que les références du chanteur sont plus du côté de Serge Gainsbourg que des Noirs américains qui pratiquent le rap incitant à la violence.
Considérant qu'il a une responsabilité
face
aux problèmes de l'intégration et du racisme, MC Solaar
représente
le retour à la «chanson à texte» : ses ouvres
resteront sans doute l'un des plus beaux exemples de création
engagée,
à la façon de Léo Ferré.
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http://www.ifrance.com/niicolas/ |
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1. Arsenik, Jour de tonnerre, Affaire de famille
avec
Gyneco, dernier album.
2. D. ABUZ SYSTEM, La concurence, titre extrait du
dernier
l'album "Le Syndikat".
3. I AM, un cri court dans la nuit, la saga avec Sunz
of man, titres extraits du dernier album "L'école du micro
d'argent".
4. Ideal J, message avec Leila Rami RAS, titres
extraits
du dernier album " Le combat continue".
5. La Cliqua, né pour ça, titre extrait
du dernier album.
6. NAP, Les grands de la cité, Titre
inédit.
Prochain maxi "Le ghetto pleure".
7. NTM, laisse pas trainer ton fils, titre extrait du
dernier album d'NTM.
8. ASSASSIN, Assassin Productions: Sons d'Assassin,
Kabal,
Pyroman et Neda, La caution....sur le site officiel.
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Le Monde
Mustapha Kessous
"LA FRANCE EST UNE GARCE"
M. Grosdidier avait déjà attiré l'attention du garde des sceaux, au mois d'août, en fustigeant "FranSSe", une chanson "coup de coeur de la Fnac", comme il aime à le répéter, signée Monsieur R : "La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser ! (...) Moi, je pisse sur Napoléon et sur le général de Gaulle." L'artiste a d'ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée par Daniel Mach, député UMP des Pyrénées-Orientales, pour "outrage aux bonnes moeurs". "On ne peut pas se cacher derrière la liberté d'expression", affirme M. Mach avant d'ajouter, virulent : "Peut-être que Sade a été trop lu par Dutroux et Céline par Hitler." L'affaire sera jugée le 6 février 2006.
De son côté, le ministre de la justice a donné l'instruction au procureur général de Paris de procéder à l'ouverture d'une enquête. La brigade de répression de la délinquance sur la personne doit déterminer s'il y a bien infraction ou prescription. Car la plupart des groupes visés par les parlementaires n'existent plus. La dernière prose du Minister Amer remonte déjà à plus de dix ans. Lunatic s'est dissous en 2002. Le chanteur Fabe a pris sa retraite d'artiste il y a déjà plus de cinq ans. Et les textes "haineux" du 113 remontent à la même période. Sur ce point, M. Grosdidier s'explique : "Le problème, c'est qu'on peut toujours acheter leur musique en ligne ou en magasin." Il poursuit : "Je ne prétends pas à l'exhaustivité. J'ai fait des recherches sur Internet. Mon fils m'a aidé, des jeunes de ma circonscription également. Mon collaborateur m'a fait une synthèse sur ce sujet dans laquelle devait figurer une quinzaine de groupes. J'ai choisi les plus violents."
Après ces recherches, le député de la Moselle a remis, mardi 22 novembre, six questions écrites à Pascal Clément demandant des sanctions pour ces rappeurs. Le 17 novembre, le site www.surlering.com, magazine underground en ligne, dans sa rubrique "culturisme", proposait à ses cyberlecteurs, une "Speciale chanson française : "Viens kiffer ton Karaoke !" où tu chantes, et tu chantes, et tu chantes en balançant ton menton direct sur l'écran tu verras c'est G-E-A-N-T." Douze groupes de rap, avec les passages des chansons qui ont fait leur succès, se succèdent parmi lesquels les sept rappeurs incriminés. M. Grosdidier affirme que "ça relève un peu du hasard. Mes recherches remontent à plus de trois semaines".
"C'est affligeant de voir que les élus ne comprennent pas la pertinence des discours", commente Olivier Cachin, spécialiste du rap français et auteur de L'Offensive rap (Découvertes Gallimard). "S'ils sont violents, c'est parce qu'ils sont issus d'un milieu extrêmement violent. Il ne faut pas s'attendre à un angélisme de leur part. Après la polygamie, les rappeurs seraient aussi responsables des émeutes des banlieues. C'est d'un mépris incroyable !"