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Le phénomène rap  (I)
Niveau: Cours de conversation

C'est à travers le phénomène rap que nous essayerons de faire connaître et comprendre les problèmes de la jeune génération des banlieusards français aux apprenants allemands.

 Expression orale: décrire et commenter des photos, stimuler l'imagination,  susciter des émotions, donner ses impressions et les justifier / lancement du thème / activer le capital des connaissances des apprenants / travail en plenum et en tandem 

 Une photo est le témoignage d'un moment de vie
 

 1) Décrivez la photo  2) Énumérez les associations que la photo suscite  3) Comment trouvez-vous la photo? Justifiez votre point de vue  4) Imaginez une légende sous la photo  5) Quels pourraient être les pays d'origine des personnes représentées?
 
 

6)  Donnez un titre à la photo
7) Caractérisez l'atmosphère qui  règne sur cette image

8) Inventer une histoire à partir de la photo

 9)  Faites dialoguer les personnages

10) Formulez des phrases exprimant la colère

11) Quel est le message de ces deux photos?

12) Commentez

 13) Après avoir exploité les photos émettez des hypothèses sur l'origine du mouvement "rap" et sur les sujets des chansons.


 Compréhension et expression écrite: lecture sélective, globale, détaillée / travail de repérage avec le texte / travail individuel et en équipe / discussion et évaluation en plenum

a) Les apprenants survolent les cinq textes le plus rapidement possible à la recherche des informations leur permettant de relier les textes aux images correspondantes ci-dessous.
b) Résumez le contenu des textes en une ou deux phrases.
c) Travaillez en équipe sur un des textes au choix, relevez et analysez les thèses émises, prenez des notes et exposez les idées essentielles en plenum de manière à en faire profiter les autres apprenants. Ecrivez les phrases ou expressions qui choquent au tableau. Pour les mots inconnus servez-vous d'un dictionnaire s'il le faut.
 
  1. Le Suprême est sans doute le groupe de rap Français le plus connu et cela en partie grâce à la justice qui condamne les pionniers du hardcore à 6 mois de prison en 96 et plusieurs autres affaires du même style qui font au groupe une énorme publicité dans tous les médias. Les concerts du groupe se font sous haute surveillance policière. Le titre de NTM "Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu" est censuré en radio et les passages "brûlons l'état policier en premier" et "allons à l'Élysée brûler les vieux" sont coupés. Le Suprême "Nique Ta Mère" est déprogrammé du festival de Chateauvaillon au nom de la morale chrétienne par un des préfets du Front National. Le clip de "Ma Benz" est interdit de diffusion avant 22 heures.
  2. Le premier album se vend honorablement bien dans l'underground. Oubliée ou plutôt censurée par tous les médias contrôlés par la classe dirigeante, l'académie mythique s'est élevée sans aucun support pour balancer son message à travers de textes hardcore, underground, mais jamais dénués de sens. Le groupe le plus politisé du rap français a abordé tous les sujets écartés par les différents gouvernements que le groupe a vu défiler depuis 85: le racisme, l'exclusion, l'endettement des pays du tiers monde, le sexisme, l'écologie, la lutte des classes, l'exploitation des drogues par l'état, le capitalisme vampire.... Son deuxième album "Homicide" devient un vrai succès.
  3. Quelques gouttes suffisent, c'est le nom de leur premier album, 16 titres alternant les textes véners ou tranquilles, sérieux ou humoristiques pour donner au final un poison très concentré, qui tue même à très faible dose.
  4. Hardcore et réaliste, tels sont les 2 mots qui caractérisent le mieux Ideal J. De leur premier single "la vie est brutale" à "le combat continu" toujours la même rage, mais aussi la même tristesse dans leurs yeux. Le rap d'Ideal J est violent pour décrire la violence quotidienne. En effet, le groupe est directement issu de la banlieue parisienne ( Orly, Choisy, Vitry) et leur principale préoccupation n'est pas les attentes du public. Ces jeunes rappeurs n'ont pas peur de choquer.
  5. Le groupe qui a réussi à allier Hardcore, militantisme et humour. Boycotté par les radios, coté par les négros, surveillé par les Renseignements Généraux. Les textes de MINISTERE sont composés de rimes qui assassinent.
a)    b)   c) 
 
 

d)    e) 



 
 
 
 
 
 
 
Expression orale et/ou écrite: Travail individuel / affiner la compréhension en groupe / devoir à faire à la maison / présentation, discussion et évaluation des résultats en plenum 

  1. Individuellement les apprenants choisiront parmi les citations ci-dessous tirées des chansons rap au moins une pour l'interpréter. Afin d'anticiper sur les obstacles de la compréhension et de laisser le temps à la créativité de germer, les apprenants sont priés d'abord de réfléchir individuellement sur le fond des phrases, de noter des idées et d'en discuter ensuite avec les autres. Les élèves pourront se déplacer librement dans la classe pour discuter avec les autres participants et pour approfondir leur point de vue. Le but est de rendre les élèves responsables de leur apprentissage. Il s'agit de s'aider mutuellement  et de s'instruire réciproquement. Nantis de leur liste avec les mots-clefs les apprenants exposeront ensuite chacun à son tour un commentaire en plenum et dirigeront la discussion.
Écoute version 1, version 2, version 3

 - Tu peux enfermer un révolutionnaire, mais pas la révolution.
 - A.N.P.E. signifie "Aucun nègre pour l'emploi".
 - La chasse au poulet est ouverte.
 - La censure est présente, pourtant l'information circule!
 - Réveiller le poète en chacun d'entre nous qui ne dort que d'un oeil.
 - Quand le soleil devient froid.
 - Les pensées sont des flowers.
 - L'argent ne fait pas le bonheur, fait-il le malheur?
 - L'état assassine!
 - L'Ecologie:"Sauvons la Planète!"
 - Wake up ! Ouvrez les yeux avant de tomber dans le trou.
 - Le business illégal est légal quand il sert le patrimoine national.
 
 
 Travail en autonomie et préparation d'exposés / mise en application de l'acquis par écrit / présentaion et évaluation en plenum


 

Petite histoire du rap

C'est en 1979 que l'on entend pour la première fois du rap en France, avec le morceau Rappers's Delight de Sugarhill Gang. Cette nouvelle musique qui vient des ghettos noirs américains commence à être radiodiffusée avec l'apparition des radios libres en 1981 et le rap ricain devient vite un tube dans l'Hexagone.

Après la radio, l'émission Hip-Hop présenté par Sidney et Laurence Touitou sur TF1 en 1984 deviendra vite culte dans toutes les banlieues de France. En 1987 les premiers rappeurs français NTM, Assassin, Solaar... balancent leurs premiers freestyles en direct dans l'émission Deenastyle. Pourtant le rap restera jusqu'à la fin des années 1980 un phénomène essentiellement importé des USA.

Dans les années 1990 le rap commence à prendre de l'essor et la première génération des rappeurs français se fait connaître par le grand public en sortant leurs albums (NTM en 89, Assassin, Solaar, I AM, Ministère A.M.E.R en 92). Puis apparaissent de nombreux nouveaux groupes comme Arsenik, la Fonky family, Ménage à 3... Le rap passe sur les radios et supplante petit à petit le rock. Les jeunes rappeurs français se détachent du modèle américain et créent un son et un style bien français. En 1998 le rap est définitivemet ancré en France pour faire de l'Hexagone la seconde scène rap mondiale. En France où les armes sont interdites, pas de délires gangsta rap mais plutôt du social rap.
 
 

Le phénomène rap

Le rap correspond à une expérience vécue des jeunes banlieusards issus d'une communauté immigrée, noire ou beur. En effet, ces jeunes exclus, nourris par les problèmes de notre société, connaissent le chômage, la discrimination sociale, la pauvreté, la perte de leur dignité et se révoltent contre cette injustice.  Ils se reconnaissent alors dans cette musique créée par leurs homologues des ghettos américains qui exprime une culture de rues et reflète le malaise de toute une génération.

La communauté rap intègre deux sociétés. Il y a tout d'abord les rappeurs Hard Core qui crèvent de faim et volent pour survivre. Ces groupes, victimes de la société capitaliste, ont radicalisé le mouvement pour crier au secours, pour dénoncer la fracture sociale, l'injustice et lutter contre le racisme. Ils ont l'esprit frondeur de la révolte populaire, sont poussés par le désespoir et tiennent des propos militants, parfois violents.

Et puis, avec l'avènement de MC Solaar, il y a la vedette, la star du rap à la française. Solaar est un  rappeur soft, doux, littéraire et quelque peu moralisateur auquel le journal "Le Monde" a consacré tout un article lors de l'apparition de son dernier album. C'est avec les propos plutôt sages, poétiques et littéraires de MC Solaar que le rap a commencé à s'intégrer dans le paysage musical français depuis 1992. L'ancien ministre de la Culture, Monsieur Toubon, a même nommé ce chanteur parmi les défenseurs de la langue française. Solaar adore jouer avec la langue, chercher des assonances, des associations, des métaphores. Sa vrai passion, ce sont ses paroles. Aujourd'hui on décortique les chansons de Solaar même à la fac et au lycée.

Les plus durs qui défendent un style de rap assez violent, le Hard Core par exemple, se sentent trahis et traitent de bourge les fils à papa qui ont à manger tous les soirs et touchent de l'argent de poche. Les autres veulent faire de Solaar un nouveau chanteur engagé dans la lignée de Léo Ferré, Georges Brassens, Georges Moustaki ou Serge Gainsbourg.

Avec le rap, c'est le retour du texte et de la chanson à message politique. La musique rythmée qui est basée sur des rythmes simples et dansants est moins importante, puisqu'elle est remixée à partir de créations existantes. Tout le monde peut prendre des "samples", on n'a pas besoin d'être musicien.
 
 

MC Solaar


 
 
 

MC Solaar (1969- ), auteur-compositeur-interprète, le plus célèbre des rappeurs français

Né à Dakar, au Sénégal, de son vrai nom Claude M'Barali, MC Solaar (MC signifiant «maître de cérémonie») grandit dans la banlieue parisienne. Il poursuivit des études de lettres (anglais, espagnol), tout en enregistrant avec des amis, dans un studio improvisé, les premières moutures de ses futurs succès. Au moment où la vague du rap arriva des Etats-Unis, Bouge de là (1990) fut une révélation : à côté des groupes de rap aux textes approximatifs et à la thématique violente, MC Solaar proposait une écriture élaborée et une ambiance toute différente. Un second titre, Victime de la mode, confirma la première impression, et l'album qui suivit en 1991, Qui sème le vent récolte le tempo, avec en particulier Caroline, lança définitivement la carrière du jeune rappeur.

En raison de son talent littéraire, de son goût des mots et de son intérêt pour un mouvement littéraire comme l'OuLiPo, il fut très bien accueilli par certains milieux intellectuels, tandis que d'autres rappeurs lui reprochaient son succès et le trouvaient compromis avec le «système». MC Solaar, qui ne figure pas dans les compilations du rap français (Rapattitude I et II), poursuivit son chemin en solitaire. Reconnu à l'étranger, il est devenu en France le rappeur que l'on oppose aux casseurs et aux provocateurs comme NTM. Son deuxième album, Prose combat (1994), montra que les références du chanteur sont plus du côté de Serge Gainsbourg que des Noirs américains qui pratiquent le rap incitant à la violence.

Considérant qu'il a une responsabilité face aux problèmes de l'intégration et du racisme, MC Solaar représente le retour à la «chanson à texte» : ses ouvres resteront sans doute l'un des plus beaux exemples de création engagée, à la façon de Léo Ferré.
 

   (Extrait de l'encyclopédie Encarta 1998)
Toutes les paroles des chansons de MC Solaar sont disponibles sur internet: 
http://www.ifrance.com/niicolas/

 
Première radio rap de référence: http://www.skyrock.com/

1. Arsenik, Jour de tonnerre, Affaire de famille avec Gyneco, dernier album.
2. D. ABUZ SYSTEM, La concurence, titre extrait du dernier l'album "Le Syndikat".
3. I AM, un cri court dans la nuit, la saga avec Sunz of man, titres extraits du dernier album "L'école du micro d'argent".
4. Ideal J, message avec Leila Rami RAS, titres extraits du dernier album " Le combat continue".
5. La Cliqua, né pour ça, titre extrait du dernier album.
6. NAP, Les grands de la cité, Titre inédit. Prochain maxi "Le ghetto pleure".
7. NTM, laisse pas trainer ton fils, titre extrait du dernier album d'NTM.
8. ASSASSIN, Assassin Productions: Sons d'Assassin, Kabal, Pyroman et Neda, La caution....sur le site officiel.
 

 
Textes parus dans Le Monde le 25.11.2005

Edito du Monde : Le rap à l'index
Est-ce parce que la France vit aujourd'hui sous le régime de l'état d'urgence ? Toujours est-il qu'il y a, sur la droite de l'échiquier politique, des parlementaires qui prennent bien des libertés avec les libertés. A l'initiative de François Grosdidier, député UMP de Moselle, 153 députés et 40 sénateurs ont demandé au ministre de la justice, Pascal Clément, d'"envisager des poursuites" contre sept groupes de rap. Nos vigilants censeurs reprochent aux groupes 113, Smal, Ministère Amer, Lunatic et aux rappeurs Fabe, Salif et Monsieur R de propager dans des cités, où ils jouent souvent le rôle de haut-parleur, la haine de la France et "le commerce du racisme". Le garde des sceaux a demandé au procureur général de Paris l'ouverture d'une enquête.
Né à la fin des années 1970 dans les ghettos de Brooklyn et du Bronx, à New York, le rap — qui vient du verbe to rap : scander, proférer — va, dès le début des années 1980, s'incruster dans les banlieues au point de faire de la France la deuxième nation du rap. Parfois ludique, souvent provocant, le rap va devenir le vecteur des colères, des rages mais aussi des attentes et des impatiences des jeunes des cités. Il y a dix ans, la chanson de Joey Starr et Kool Shen, du groupe Suprême NTM, Qu'est-ce qu'on attend, résonnait déjà, par la violence de ses paroles, comme un cri d'alarme : "Ça fait déjà des années que tout aurait dû péter/ (...)Mais qu'est-ce, mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu/ Mais qu'est-ce qu'on attend pour ne plus suivre les règles du jeu."[…]
Les chants de haine sont inadmissibles et il y a, dans l'abondante production des rappeurs, des mots qui traduisent les dérives de groupes ou de chanteurs qui recherchent la provocation. Il y a même, dans certains textes, des relents de racisme ou de sexisme.[…] Mais il faut aussi raison garder. Les rappeurs ne font pas dans l'angélisme et cultivent l'excès. Si leurs textes ont accompagné les violences dans les banlieues, ils n'ont pas, à eux seuls, allumé l'étincelle qui a provoqué ces trois semaines d'explosion. Il serait donc absurde et attentatoire à une liberté d'expression de plus en plus malmenée de poursuivre ces sept groupes de rap.


Le Monde
Mustapha Kessous

Article paru dans l'édition du 25.11.05

Des parlementaires réclament des poursuites contre des rappeurs
Cent cinquante-trois députés et 49 sénateurs, majoritairement de droite, viennent de demander au ministre de la justice, Pascal Clément, d'"envisager des poursuites" à l'encontre de sept groupes de rap. Motif : leurs textes incitent, selon eux, au racisme "anti-blanc" et à la haine de "la France". Ainsi, les groupes, 113, récompensé par deux victoires de la musique en 2000, Smala, Ministère Amer, Lunatic, et les rappeurs Fabe, Salif et Monsieur R sont accusés de faire "le commerce du racisme au lieu de l'antiracisme".

Cette coalition parlementaire est à l'initiative du député UMP de la Moselle François Grosdidier. "Le message de violence de ces rappeurs reçu par des jeunes déracinés, déculturés, peut légitimer chez eux l'incivilité, au pire le terrorisme", explique l'élu qui cite les paroles du groupe Lunatic : "Quand j'vois la France les jambes écartées, j'l'encule sans huile. (...) Tu m'dis : "la France un pays libre" ; (...) attends-toi à bouffer du calibre. J'rêve de loger dans la tête d'un flic une balle de G.L.O.C.K.". Ou celles de la Smala : "Guerre raciale, guerre fatale, oeil pour oeil, dent pour dent, organisation radicale, par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères Gouers (Français), c'est toi qui perds..."

"LA FRANCE EST UNE GARCE"

M. Grosdidier avait déjà attiré l'attention du garde des sceaux, au mois d'août, en fustigeant "FranSSe", une chanson "coup de coeur de la Fnac", comme il aime à le répéter, signée Monsieur R : "La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser ! (...) Moi, je pisse sur Napoléon et sur le général de Gaulle." L'artiste a d'ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée par Daniel Mach, député UMP des Pyrénées-Orientales, pour "outrage aux bonnes moeurs". "On ne peut pas se cacher derrière la liberté d'expression", affirme M. Mach avant d'ajouter, virulent : "Peut-être que Sade a été trop lu par Dutroux et Céline par Hitler." L'affaire sera jugée le 6 février 2006.

De son côté, le ministre de la justice a donné l'instruction au procureur général de Paris de procéder à l'ouverture d'une enquête. La brigade de répression de la délinquance sur la personne doit déterminer s'il y a bien infraction ou prescription. Car la plupart des groupes visés par les parlementaires n'existent plus. La dernière prose du Minister Amer remonte déjà à plus de dix ans. Lunatic s'est dissous en 2002. Le chanteur Fabe a pris sa retraite d'artiste il y a déjà plus de cinq ans. Et les textes "haineux" du 113 remontent à la même période. Sur ce point, M. Grosdidier s'explique : "Le problème, c'est qu'on peut toujours acheter leur musique en ligne ou en magasin." Il poursuit : "Je ne prétends pas à l'exhaustivité. J'ai fait des recherches sur Internet. Mon fils m'a aidé, des jeunes de ma circonscription également. Mon collaborateur m'a fait une synthèse sur ce sujet dans laquelle devait figurer une quinzaine de groupes. J'ai choisi les plus violents."

Après ces recherches, le député de la Moselle a remis, mardi 22 novembre, six questions écrites à Pascal Clément demandant des sanctions pour ces rappeurs. Le 17 novembre, le site www.surlering.com, magazine underground en ligne, dans sa rubrique "culturisme", proposait à ses cyberlecteurs, une "Speciale chanson française : "Viens kiffer ton Karaoke !" où tu chantes, et tu chantes, et tu chantes en balançant ton menton direct sur l'écran tu verras c'est G-E-A-N-T." Douze groupes de rap, avec les passages des chansons qui ont fait leur succès, se succèdent parmi lesquels les sept rappeurs incriminés. M. Grosdidier affirme que "ça relève un peu du hasard. Mes recherches remontent à plus de trois semaines".

"C'est affligeant de voir que les élus ne comprennent pas la pertinence des discours", commente Olivier Cachin, spécialiste du rap français et auteur de L'Offensive rap (Découvertes Gallimard). "S'ils sont violents, c'est parce qu'ils sont issus d'un milieu extrêmement violent. Il ne faut pas s'attendre à un angélisme de leur part. Après la polygamie, les rappeurs seraient aussi responsables des émeutes des banlieues. C'est d'un mépris incroyable !"