Manfred Overmann
Jürgen Wagner

L'objectif de Diwan est d'offrir une scolarité complète en breton , de la maternelle au baccalauréat . Kinnig ur skoliadur klok eus ar skol-vamm betek ar vachelouriezh.


Skoloiu Diwan
Implantation des écoles immersives breton-français Diwan


Une école d'autrefois



Dossier sur l'école Diwan à Lorient en
format WORD



Les origines historiques de Diwan:
http://membres.lycos.fr/leguenne/etudes/diwan/origine.htm



Copyright Tamazgha.fr (sauf si source mentionnée)
http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=467

Diwan : une véritable école publique
Laïque et gratuite, l’école bretonne qui mobilise plus de 2800 élèves du primaire au lycée est aujourd’hui menacée !

Personne ne pouvait imaginer, il y a 20 ans, que Diwan réaliserait les résultats qu’elle connaît aujourd’hui. Lancée par la volonté et la détermination de quelques militants bretons, avec toutes les entraves que l’Etat français a eu à imaginer, aujourd’hui Diwan est au service de près de 2800 élèves en Bretagne.
 

Mais voila que l’Etat français, au lieu d’encourager cette école et l’enseignement du breton qui s’avère une demande sociale réelle et concrète, ne cesse d’imaginer les artifices visant le blocage, voir le sabotage, de l’enseignement de la langue bretonne. Pour cela, un arsenal d’institutions de nature jacobine, est mis à contribution pour "fabriquer" les arguments de blocage de Diwan et de l’enseignement du breton par immersion de manière générale.

Dans cette période où le réseau Diwan est face à une situation critique, il a plus que jamais besoin de tous les soutiens afin de sauver une œuvre de 27 ans de militantisme ! Il s’agit de sauver la langue bretonne !

Ufrin


Diwan Bev !

Un bilan extraordinaire

Diwan c’est une école laïque, une école gratuite, une école ouverte à tous.Diwan c’est aussi un développement continu pendant 27 années scolaires et près de 2800 élèves.

Les 39 établissements de la maternelle à la terminale se répartissent comme suit : 33 écoles primaires, trois collèges sur cinq sites et un lycée.

428 personnes travaillent dans ses établissements : 273 employés dans l’ensemble des établissements du réseau dont 97 à la charge de Diwan, (224 enseignants, 31 animateurs du second degré, 18 personnels administratifs) et 155 personnels non enseignants, employés directement par les écoles du premier degré, collèges et lycée. Aujourd’hui Diwan a un budget de 2.696.000 euro,dont 83,64% en charges de personnel. C’est une école bilingue par immersion dont les résultats sont avérés et reconnus par tous (bilinguisme équilibré). Ainsi Diwan assure un véritable service public d’éducation bilingue breton-français, avec de bons résultats aux examens dans les deux langues. L’assemblée générale d’avril 2002 a réaffirmé ses principes d’association d’éducation populaire et de réseau solidaire. Sans Diwan, aucun jeune ne parlerait breton aujourd’hui. En 27 ans, Diwan est passé de l’utopie initiale à la gestion d’une structure pédagogique administrative et financière. Diwan a mis en place les bases d’une école de demain : européenne et multilingue.

Difficultés récurrentes et chroniques

L’impasse juridique vient de la non-ratification par la France de la Charte pour les langues minoritaires et le blocage constitutionnel dû à l’usage abusif de l’article 2.

La décision du Conseil d’État de mettre fin au processus d’intégration dans l’Éducation nationale aggrave la situation, car la loi Falloux est inadaptée à Diwan.

L’impasse financière est récurrente :
L’État refuse de reconduire la subvention de 205.000 euro obtenue en 2002 et le président de la Région-Bretagne vient de refuser un complément d’aide de 195.000 euro.

Aujourd’hui, la situation de Diwan est difficile : le déficit prévisionnel 2003 reste à 250.000 euro, malgré les efforts de gestion de l’association et les 110.000 euro supplémentaires, gagnés grâce aux campagnes de soutien 2003. Cette insuffisance correspond à 6 centimes par habitant de Bretagne !

Grâce au soutien de milliers de bénévoles, parents et donateurs, les ressources d’autofinancement représentent plus du tiers des 2.700.000 euro de produits annuels. Pour l’année 2002, cette somme représentait un total de 288 euro par élève, de la maternelle au lycée. Nous sommes donc bien au-delà de ce que pourrait rapporter l’hypothèse d’une parti- cipation parentale de 150 ou 200 euro, avancée par le président de la Région dans son courrier du 24 octobre dernier.

Appel aux Bretons


Avec le soutien des citoyens conscients des enjeux éducatifs et linguistiques bretons, Diwan réclame une reconnaissance juridique de son système éducatif et de la langue bretonne. Vous aussi faites savoir que la politique vis-à-vis de l’enseignement en langue régionale est intolérable, participez à la "souscription exceptionnelle" sous la forme d’un chèque, ou en décidant de faire un prélèvement mensuel.

Pour le respect des droits des enfants bretons, pour le plurilinguisme et la diversité culturelle, pour une langue bretonne vivante et pour une école ouverte sur le monde, soutenons Diwan.

A travers Diwan, c’est le symbole même de l’avenir de la langue bretonne qui est en grande difficulté. Comment espérer que la langue bretonne puisse continuer à vivre si l’école qui propose le mode d’apprentissage reconnu par les spécialistes comme étant le plus efficace pour conduire les élèves à un véritable bilinguisme ne peut plus assurer sa mission ?

Aujourd’hui, en janvier 2004, la langue bretonne n’a aucune place officielle dans la République française ; le déclin de la langue bretonne a été programmé délibérément : elle est actuellement en voie d’extinction. Si rien n’est fait, elle deviendra rapidement une langue morte. Le blocage constitutionnel ne permet pas d’imaginer de solution à court terme au niveau national. Aujourcrtiui, le niveau d’engagement des collectivités territoriales : région, départements, communes, est insuffisant pour garantir un avenir à la langue bretonne comme langue de communication. Si le système scolaire français privilégie le monolinguisme francophone, les écoles Diwan, en revanche, ont prouvé que le bilinguisme est un atout essentiel pour donner une éducation citoyenne ouverte sur la diversité culturelie et linguistique du monde.

Les Bretons doivent demander la mise en place d’un plan d’urgence pour la reconnaissance officielle de langue bretonne et la mise en place d’une politique garantissant l’avenir du breton comme langue de communication contemporaine. Ils doivent demander un soutien clair des pouvoirs publics pour un statut public adapté pour Diwan. La loi doit servir à sauver et promouvoir le patrimoine culturel des Bretons et non à lutter contre les efforts de ceux qui veulent sauver ce patrimoine.

Les Bretons devront, à toutes les éle

ctions, et notamment aux élections régionales de mars prochain exiger l’engagement ferme et tangible des candidats à exercer dans les collectivités territoriales bretonnes (région, départements, commune) une politique sans faille, dotée de moyens financiers importants pour que les Bretons aient la possibilité de choisir pour leurs enfants une scolarité bilingue par immersion, dans l’école laïque, gratuite et ouverte à tous qu’est aujourd’hui Diwan.


Le goût des autres et la valeur des choses : 2.800 enfants et l’avenir de la langue bretonne valent-ils moins qu’un dessin de Paul Gauguin ?


430.000 euro. C’est à ce prix qu’un pastel de Paul Gauguin représentant deux "têtes de Bretonnes" a été adjugé aux enchères le 21 décembre à Brest. 250.000 euro, c’est ce qui manque aux écoles Diwan pour assurer leur devenir depuis que l’Etat les a trahies en leur claquant au nez les portes de l’intégration.

Paul Gauguin fut un artiste révolutionnaire autant qu’un humaniste et un progressiste qui rompit avec les préjugés de la "bonne société" de son temps à rencontre de ceux que les prédécesseurs de Jacques Chirac n’appelaient pas encore les "civilisations premières" mais des peuplades primitives à "civiliser". A cet égard le regard passionné que Gauguin porta sur les paysannes bretonnes de la Cornouailles maritime tranche radicalement avec celui de la plupart de ses contemporains, y compris les plus illustres.

Il ne s’agit donc pas de juger la valeur artistique du peintre mais de s’interroger sur la valeur vénale que les spéculateurs prêtent à son œuvre en comparaison des moyens qui sont refusés à la langue bretonne, élément essentiel du patrimoine vivant de la Bretagne. 430.000 euro pour un dessin. 250.000 euro pour sauver l’oeuvre d’un quart de siècle et l’avenir de la langue bretonne. Le culte du veau d’or aura-t-il raison, ici aussi, du patrimoine immatériel que constitue une langue plus que millénaire ?

Immatériel... n’est-ce pas là le drame de la langue bretonne ? Le breton, s’il se prête particulièrement bien à l’échange, ne se monnaie pas. Il n’est pas coté chez Sotheby’s. Il ne vaut presque rien : l’héritage d’un peuple, transmis depuis cinquante générations et plus encore. Pinault et Bolloré, ces multimilliardaires qui se plaisent à avouer leur extraction bretonne depuis que la "vague celtique" est passée par là, s’en soucient comme d’une guigne. Ils préfèrent couvrir d’or un arbre calciné en forêt de Paimpont ou s’offrir le quart du littoral de Saint- Tropez ! Quant aux patrons qui, plus ou moins sincères, ont trouvé le bon filon pour soigner leur image, combien lui consacrent un centième de leurs dépenses défiscalisées en mécénat ? Pour un dessin en revanche, le mécénat était au rendez-vous le 21 décembre à Brest...

C’est donc une fois de plus sur le peuple breton et lui seul qu’il faudra compter, sur ceux "d’en-bas" comme disait l’autre, et du milieu ajouterons-nous. Cette langue bretonne si longtemps méprisée par les notables, car langue de simples paysans, de pêcheurs, d’artisans et de commerçants sans fortune, cette langue à laquelle on prête encore si peu d’intérêt dans les cercles du pouvoir, c’est bien ceux qui l’ont façonnée qui pourront la sauver. Pour cela deux moyens. D’abord répondre à l’appel aux dons des responsables de Diwan. Ensuite donner au devenir du breton l’importance qu’il mérite quand il s’agira de renouveler le Conseil régional les 21 et 28 mars prochain.

K.G.
in Le Peuple Breton, n° 480, janvier 2004


Soutenez l’école Diwan

OUI A LA LANGUE BRETONNE VIVANTE

10.000 dons moyens significatifs de 50 euro permettront aux 2800 élèves de Diwan de poursuivre leur enseignement en langue bretone et le développement du réseau Diwan.

Vous pouvez soutenir activement Diwan dans sa mission pour la sauvegarde de la langue bretonne en effectuant un don.

<>Important
50% de votre don à Diwan est déductible de vos impôts dans la limite de 10% de votre revenu imposable.
Ainsi un don de 50 € réduit vos impôts de 25 €.
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Pour plus d’information sur l’école Diwan visitez le site Diwanbreizh
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Classes bilingues en octobre 2004
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A la rentrée 2004, dans les cinq départements de la Bretagne historique, près de cent cinquante écoles publiques proposent un enseignement bilingue breton-français aux enfants.
Au total, ce sont aujourd’hui 3 549 èlèves qui prennent le chemin de l’école bilingue publique tous les matins. 1799 d’entre eux sont en maternelle (+ 8,2 % par rapport à 2003), et 1 375 fréquentent l’école primaire (+13,4%). En Septembre 2004, 5 nouveaux sites ont ouvert : Sizun, Lanmeur, Loperhet et Gouesnou, dans le Finistère, et Theix, dans le (...)

 

http://www.bretagne-racines.ac-rennes.fr/p220061X/descrip.htm


Le livre d'histoire de 1930   Le plumier   La musette
               
Le livre de sciences de 1930   Le livre de français   Les conditions d'enseignement




 
Le livre d'histoire de 1930
Les élèves de 1930 n'avaient pas le même livre d'histoire que les élèves d'aujourd'hui.

 Le livre d'histoire de 1930 était différent de celui d'aujourd'hui. Nous avons plus d'illustrations et de couleurs dans nos livres. De plus, nous étudions des périodes moins grandes, alors qu'en 1930, les élèves étudiaient depuis les Gaulois jusqu'à la seconde guerre mondiale. 


(Elodie Heugebaert, François Jégou, Gwen Lucas).

 
Le livre de sciences de 1930
Les écoliers de 1930 ne possédaient qu'un seul livre de sciences pour étudier plusieurs domaines.

Le livre que nous avons observé s'appelle : "Sciences et enseignement ménager", il a été imprimé en 1925. Dans ce livre de sciences, les matières sont complètement différentes de maintenant, on trouve la physique, la biologie et le jardinage, et on apprend comment gérer une maison. Les leçons sont écrites sur deux ou trois pages, elles sont plus nombreuses que maintenant et leur présentation est sérrée. La couverture en carton présente un titre et une illustration. Le livre contient des illustrations en noir et blanc, parfois en couleur. Les livres de sciences d'aujourd'hui sont plus grands que ceux de 1930, mais moins épais. ILs contiennent aussi plus d'illustrations.
  


(Aurélien Le Jan, Yoann Thiéffin, Mickaël Connan).

 


Le plumier
En 1930, les écoliers ne rangeaient pas leurs crayons dans une trousse, mais dans un plumier.

Les plumiers étaient en bois marron, et tous étaient semblables, souvent de forme rectangulaire. Les élèves s'en servaient comme trousse vers 1930. Le plumier contenait souvent un porte crayon d'ardoise, une gomme, un compas, un pinceau, un porte plume. IL pouvait être décoré selon la richesse de la famille de l'élève.
 
  


(Enora Philippe, Laura Bahic, Virginie Duault, A-Cécile Lucas).
 
 


Le livre de français
Le livre de français de 1930 était différent de celui d'aujourd'hui.

 Le livre unique de français de 1930 est composé de lecture, de grammaire, de vocabulaire, d'orthographe et de composition française. A l'intérieur du livre, on trouve des illustrations en noir et blanc, des exercices, des textes et des leçons. A la fin, il y a des dictées. Les exercices et les leçons sont très sérrées, on ne voit pas très bien les consignes des exercices, ni même les exercices. La lecture suit les saisons. 


(Héloïse Hyernard, François Charpentier, Nolwenn Lucas).

 


La musette
L'écolier ne partait pas à l'école avec un cartable, mais avec une musette.

 La musette contenait trois livres : un de français, un de sciences et un de géographie, un plumier et une ardoise. Elle était plus petite que les cartables de maintenant, elle pesait environ 1,5 kilogramme. Elle était fabriquée par les grands-mères ou les mères. On utilisait du tissu pour la faire. Elle était souvent de couleur grise, verte, bleue ou marron. Elle était de forme rectangulaire. La musette se portait grâce à une lanière qu'on mettait sur une épaule.

(Sarah Besnier, Delphine Geffroy, Marina Dolo, Mélanie Savéan).

 


Les conditions d'enseignement
Au début du siècle, les conditions d'enseignement étaient beaucoup plus difficiles qu'aujourd'hui.

 Les classes étaient surchargées, avec 50 à 100 élèves par classe. Les élèves ne disposaient pas de matériel. Ils n'avaient que des porte-plumes, des gommes, des règles, des compas et des crayons pour l'ardoise. Les maladies étaient très courantes, parfois il arrivait que les élèves, et même des professeurs, meurent. Des animaux (poules et cochons) vivaient près des élèves, les classes étaient aussi très bruyantes. 


(Yoann Le Poul, Thibault Courcoux, Aurélien Tassel, Cyrille Le Bris).