L’ECONOMIE DE LA BRETAGNE

Module élaboré par Sophie Bourderiat


La Bretagne est la septième région française.
Le produit intérieur brut (PIB) d'une région permet de mesurer la richesse produite par son activité économique. Avec un PIB de 61 milliards d'euros en 2001 (4,2 % du PIB national),  la Bretagne se situe en septième position dans le classement des régions françaises. Elle arrive derrière les régions Ille de France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-la-Loire et Aquitaine.

Produit intérieur brut (PIB) à prix courants 


en euros et millions d'euros

 

Bretagne

France métropolitaine

 

2001

2002

2002

Produit intérieur brut total (en millions d'euros)

61 509

63 485

(total France) 1 497 081

Produit intérieur brut par habitant (en euros)

20 856

21 402

(moyenne France) 25 153

Produit intérieur brut par emploi (en euros)(1)

52 194

53 230

(moyenne France) 61 574

(1) Salarié et non salarié
Source : INSEE - Comptes régionaux - données 2001 définitives et données 2002 provisoires


    1) Quel est le PIB
des autres régions citées ci-dessus ? Aide :http://www.insee.fr

 

L'activité industrielle bretonne s'est développée autour de l'agroalimentaire, des télécoms, de l'automobile, et les services ont connu un essor important, mais l'agriculture et la pêche ont encore toute leur place dans l'économie bretonne. C’est pourquoi nous allons étudier ces deux secteurs plus en détails.

L'agriculture et la pêche restent des activités importantes en Bretagne, où elles ont permis le développement d'une puissante industrie agroalimentaire. Mais en vingt ans, le recul de l'emploi agricole lié à l'évolution de ce secteur a été compensé par l'essor de l'industrie : la Bretagne est une des seules régions françaises où l'emploi industriel a continué de progresser depuis 1980. Principales activités : l'agroalimentaire, prépondérant ; l'automobile dont l'implantation de Citroën a favorisé l'essor ; la construction navale et un pôle d'excellence dans l'électronique et les télécoms. Le tourisme a aussi toute sa place dans l'économie bretonne. Le secteur tertiaire des services en général a d'ailleurs connu un essor important, avec notamment un secteur bancaire performant et une grande distribution très présente.    

    2)  Pourquoi l'emploi agricole a-t-il reculé en vingt ans? 
    3) Précisez votre réponse en donnant des exemples.


I)               L'agriculture, de l'élevage à la production légumière


La Bretagne première région française pour le nombre d'installations comptait 51.200 exploitations en 2000 soit deux fois moins qu'en 1988. Les deux tiers soit 34.700 sont considérées comme des exploitations professionnelles. D'une manière générale elles sont aujourd'hui plus grandes et très spécialisées. En 2000, l'exploitation moyenne bretonne représente une superficie de 33 hectares contre 19 hectares en 1988. Les exploitations de plus de 100 hectares n'étaient qu'au nombre d'une centaine contre 2000 aujourd'hui.

    4)   Combien d'exploitations comptait la Bretagne en 1988 ?


Malgré les difficultés de ses filières, l'élevage breton produit en France 20 % du lait, 33 % des veaux de boucherie, plus de 50 % des porcs, 38 % des volailles et 48 % des œufs.

 

 


           
Champs d'artichauts

L'importance de l'élevage fait parfois oublier que la Bretagne est la première région française pour les cultures légumières ; légumes frais et pommes de terre constituent la cinquième filière agricole régionale. En surface cultivée, la région est la deuxième après le Nord-Pas-de-Calais. Les productions de légumes frais se concentrent sur la façade maritime nord, essentiellement dans le Finistère, autour de Saint-Pol-de-Léon et Paimpol. Les légumes destinés à la transformation sont, quant à eux, plutôt produits dans le sud-ouest de la Bretagne. En 2000, le chou-fleur et l'artichaut, qui assurent chacun 73 % de la production nationale, restent les productions phares. Les autres productions légumières pour lesquelles la Bretagne se situe au premier rang sont les haricots verts, les pommes de terre primeurs, les échalotes et les épinards. La région est, par ailleurs, au deuxième rang pour les petits pois et les tomates sous serre, ces dernières ayant doublé leur part dans la production nationale en une décennie.

    5)   À quelle place se situe la Bretagne pour les cultures légumières ?

    6)   Quelles sont les productions phares en 2000 ?

    7)   Ecoutez attentivement la vidéo : Le métier de maraîcher, cultures plein champ sur http://www.nadoz.org

          puis répondez aux questions suivantes:

     a - Que cultive cet agriculteur ?                                            

     b - Qu’est ce qu’un groupement d’employeurs ?

     c - Pourquoi fait-il ce métier ?

     d - Par qui se fait-il aider?

     e - Combien d’heures par jour travaille cet agriculteur ?

     f - Qu’est-ce que la coopérative ?

     g - Que faut-il aujourd’hui pour devenir agriculteur ?

           h - Pensez- vous que le métier de légumier a encore de l’avenir ?



Avec près d'un millier d'agrobiologistes en 2002, le bio continue de progresser en Bretagne mais à un rythme ralenti en comparaison de la plupart des régions françaises (+4 % par rapport à 2001 contre + 9 % au niveau national). Le bio breton occupe encore une place modeste avec moins de 2 % des exploitants et de la surface agricole utilisée. Sans se convertir à l'agriculture bio, les exploitants qui pratiquent la protection biologique intégrée sont de plus en plus nombreux. En 2001, elle se pratiquait sur 360 hectares soit 20 % des surfaces légumières régionales (notamment pour les tomates sous serres). 

D'après les résultats 2003, publiés par l'observatoire de la production agrobiologique en Bretagne, 961 producteurs bio sont recensés sur l'ensemble des quatre départements bretons. Les surfaces en bio couvrent près de 34 105 hectares, soit 1,8 % de la surface agricole utile (SAU) de la région. Bien que modeste, le nombre d'exploitations en bio a pourtant doublé depuis 1997, preuve d'un engouement qui s'affirme.

     8)    Au sujet de l’agriculture biologique en Bretagne, visitez le site:  www.interbiobretagne.asso.fr
            puis répondez aux questions suivantes:

             - Qu'est-ce qu'Inter
Bio Bretagne? http://www.interbiobretagne.asso.fr/presentation/ibb.htm

             - Quelles sont les principales missions d'Inter Bio Bretagne?  http://www.interbiobretagne.asso.fr/presentation/ibb.htm

             - Combien d'hectares représente la production biologique en Allemagne? http://www.interbiobretagne.asso.fr/actualite/set_actualites.htm
                                                                                                                      puis cliquez sur "Chiffres de la bio" et enfin sur "L'agriculture biologique dans le monde"


    9)   Pourquoi à votre avis les agriculteurs sont aujourd'hui plus qualifiés ?

    10)   Lisez  l'article suivant :

L'Express du 14/06/2004
Environnement
Une autre agriculture pour la Bretagne?

Par Marion Festraëts

Le tourisme lui rapporte plus qu'une production intensive et polluante. L'avenir passe par le développement durable

C'est l'histoire d'une région qui revient de loin. Et qui se demande désormais où elle va, à la veille de la Semaine du développement durable - comment gérer un territoire en respectant à la fois ses composantes économiques, sociales et environnementales. Archaïque et sous-développée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne s'est hissée au rang des territoires les plus dynamiques d'Europe.

 

Devenue la première région agricole et balnéaire de France, elle se trouve à nouveau face à son destin: sa politique agricole, axée sur la production de masse, ne correspond plus à la demande des consommateurs, rendus vigilants par les crises alimentaires des années 1990. L'internationalisation du marché a sinistré des filières entières, tandis que les pollutions engendrées par l'élevage intensif contaminent les cours d'eau et mettent à mal l'image d'un littoral de plus en plus souvent jonché d'algues vertes et puantes. Or la Bretagne tire désormais plus de revenus du tourisme que de l'agriculture. Et a donc tout intérêt à stopper un processus de dégradation qui attise les rivalités entre ruraux et citadins, mais aussi entre paysans des différentes filières agricoles, en concurrence sur les modes d'exploitation des ressources naturelles.

 

Pour Renaud Layadi, économiste et historien, la Bretagne n'a pas d'autre choix que celui du développement durable. Dans La Région stratège (Presses universitaires de Rennes), il démontre l'exemplarité de ce coin de France, qui réunit tous les outils et les atouts d'un projet global de développement. Entre autres solutions: mettre aux normes industrielles une partie de l'élevage porcin et développer par ailleurs des filières agricoles de haute qualité. «En convertissant une partie de l'agriculture au bio et en développant des races rustiques délaissées, on s'adresse à un marché qui intéresse de 25 à 30% des consommateurs européens, explique-t-il. En remontant des filières en harmonie avec le paysage et respectueuses de l'environnement, on apporte une valeur ajoutée aux produits et on valorise une qualité de vie propice à l'implantation d'entreprises de nouvelles technologies issues de toute l'Europe du Nord.» CQFD.

    11)    À quoi fait référence dans le texte « les crises alimentaires des années 1990 » ?    

    12)    Pourquoi existent- ils des rivalités entre les paysans des différentes filières agricoles ?      

    13)   Comment peut-on valoriser la qualité de vie en Bretagne ?


    14)   Ecoutez attentivement la vidéo :
Le secteur de l'agriculture en Bretagne sur http://www.nadoz.org
            (et prenez éventuellement des notes!)

            puis faites les exercices suivants: QCM1
                                                                    QCM2

            ou si vous voulez allez plus loin, répondez aux questions suivantes:

            a - Que devient-on lorsqu'on choisit d'être agriculteur ?

           
b - De quoi s'occupe la troisième personne ?

            c - Que faut-il pour travailler en agriculture ?

            d - Est-ce que l'homme à la moustache veut travailler le bio ? pourquoi ?

             e - Quelle est la première fonction de l'agriculteur ?

 

II)            La pêche, une spécificité bretonne

 

Première région française pour la pêche (51 % de la production nationale), la pêche bretonne a connu une concentration croissante de la production et de la commercialisation. Mais elle reste diversifiée. Des chalutiers de haute mer aux navires de pêche artisanale côtière, tous les types de pêche y cohabitent, et on trouve les principales espèces de poissons et crustacées. La pêche et l'aquaculture représente 7 714 emplois en mer et dans la conchyliculture (huîtres, moules), mais aussi des emplois à terre dans le mareyage et la transformation (surgélation, conserverie, produits séchés et fumés).

                                              

Quatre des cinq premières criées françaises sont bretonnes : Lorient, Concarneau, Saint-Guénolé et Loctudy, juste derrière Boulogne

    15)   Qu'est-ce que l' "aquaculture" et qu'est-ce qu'une "criée" ?
            Pour votre réponse, vous pouvez vous aider d'un dictionnaire unilingue français :
 
http://dictionnaire.tv5.org/dictionnaires.asp?Action=1
            Mais vous pouvez également chercher les mots que vous ne comprenez pas sur le même site !

     

Une activité économique diversifiée

La pêche maritime bretonne représente près de la moitié de l'activité nationale de la filière. En 2000, le secteur regroupait 1 700 navires sur lesquels étaient embarqués plus de 9 000 marins, les activités connexes (commercialisation, chantiers naval, etc.) générant près de 5 000 emplois directs ou indirects.

Le nombre de navires a néanmoins tendance à régresser : il était de 3 539 en 1983 et de 2 106 en 1991. La Bretagne a connu une baisse de 20 % de ses effectifs de pêcheurs entre 1992 et 1997, celle-ci s'est poursuivie depuis. Par ailleurs, la flotte de navires de pêche vieillit : en 2000, 43 % des bateaux bretons avaient plus de 10 ans et 48 % avaient plus de vingt ans. Cette baisse du nombre de navires et de la puissance totale s'est accompagnée ces dernières années d'une chute quasi générale des tonnages des différentes criées.

 


    
Pêcheurs

En Bretagne nord, la pêche côtière prédomine alors qu'en Bretagne sud, tous les types de pêche sont représentés : pêche industrielle et semi industrielle à Concarneau et Lorient ; pêche au large à Le Guilvinec, Saint Guénolé, Loctudy, Lesconil ; pêche artisanale côtière d'espèces de haute valeur (langoustines, baudroies, merlus, coquilles Saint-Jacques, bars, soles). Ce dernier secteur regroupe le plus grand nombre de bateaux. La production française d'algues est assurée à 95 % par la Bretagne (un tiers est ramassée sur le littoral et deux tiers pêchées en mer). Au pêcheur, doit être associé le mareyage (stockage et placement des produits comestibles de la pêche) qui constitue un maillon intermédiaire entre la flotte de pêche et la distribution des produits de la mer. On trouve environ 180 mareyeurs en Bretagne sur 400 dans l'ensemble de la France. Ils emploient en Bretagne un peu plus de 2 000 salariés et traitent environ 114 000 tonnes de produits par an. Ces entreprises de mareyage sont majoritairement des établissements n'employant chacune pas plus de 10 salariés. A la suite de la crise de 1993-1994, le secteur du mareyage a perdu 38 % de ses entreprises et 31 % de ses effectifs. Consécutivement, le mareyage s'est fortement modernisé.

La conchyliculture traditionnelle bretonne (ostréiculture, mytiliculture) représente environ 30 % de la production nationale, soit 54 000 tonnes expédiées par plus de 1 200 entreprises de nature artisanale et familiale pour la plupart et générant plus de 4 000 emplois. S'y ajoute une aquaculture marine dite « nouvelle », née durant ces trente dernières années (poissons, algues, palourdes) mais qui reste marginale.


     16)   Citez les différents types de pêche que l'on peut trouver en Bretagne.

    17)   Combien d'algues (en pourcentage) produit la Bretagne?

    18)   Etudiez l’importance de la pêche dans un des Bundesländer côtiers de l’Allemagne.

 

 

III)         L'agroalimentaire, industrie dominante

 

L'industrie agroalimentaire bretonne a connu un essor considérable depuis vingt-cinq ans. Spécialisée dans la transformation des protéines animales (viandes, poissons, lait), la production légumière et l'alimentation animale, elle concentre un tiers des emplois industriels. Sa place est prépondérante dans ces secteurs sur les marchés nationaux et internationaux. Elle réalise, en effet, le tiers du chiffre d'affaires national de l'industrie des viandes, du poisson et des aliments pour animaux. A l'international, elle contribue à près de la moitié des exportations nationales des industries de la viande et du poisson. Dans le secteur des viandes, des produits laitiers, des salaisons, des plats cuisinés, de la biscuiterie, des produits alimentaires intermédiaires et de l'alimentation spécialisée, les grands groupes comme les PME investissent, innovent et créent des emplois. Plus de 5 000 emplois ont été créés en dix ans.

      19)   Quelle est la spécialité de l'industrie agroalimentaire bretonne ?

     20)  
Quelle place occupe l'industrie agroalimentaire bretonne sur les marchés nationaux et internationaux ?

     21)   Est-ce que ce secteur a crée beaucoup d'emplois ? Si oui, combien ?


Portrait d’entreprise:      SAUPIQUET (Thon) www.saupiquet.com

                                    PRINCE DE BRETAGNE (Légumes) www.prince-de-bretagne.com

 

    22)   Faites le portrait de l’entreprise Prince de Bretagne.

 

 

      IV)    La construction navale par tradition

                      

La Bretagne est historiquement liée à la construction navale civile et militaire. Les récentes restructurations de la Défense nationale ont entamé sa capacité productive dans le domaine militaire, mais les arsenaux bretons de Brest et Lorient ainsi que leurs sous-traitants restent des fers de lance de l'économie régionale et occupent une place importante dans la production nationale. Dans la construction navale civile, la Bretagne dispose de chantiers de renommée internationale et occupe, avec Brest, la première place nationale pour les chantiers de réparation.

 

 

 

 


              Le Sawari II à quai

 


        V)      L'industrie automobile depuis les années 60

 

A partir des années 60, l'implantation de Citroën a entraîné l'essor considérable de l'industrie automobile en Bretagne. Depuis, l'activité s'est renforcée à travers un important réseau d'équipementiers et de sous-traitants issus des secteurs de la mécanique, du travail des métaux, de la fonderie, de la plasturgie, du caoutchouc, de l'électronique, du verre, du textile. Au total, la filière industrie automobile représente aujourd'hui 24 000 emplois en Bretagne. La restructuration de PSA Peugeot Citroën et la concentration sur le site de Rennes de la production de véhicules de moyenne et haute gamme pour l'ensemble du groupe conforte cette dynamique

 

 

Les véhicules de  moyenne et haute gamme Peugeot et Citroën sortent de l'usine de La Janais à Rennes

 

    23)   L'industrie automobile est-elle dynamique en Bretagne ?

    24)   Vous pouvez faire une visite complète de la chaîne de montage d'une voiture sur:
            http://www.forum-auto.com/sqlforum/section1/sujet184442-455.htm

    25)   Visitez le site de Citroën et faites une petite présentation de la voiture de votre choix.
            http://www.citroen.com/CWW/fr-FR 

 

 

        VI)    Un pôle d'excellence dans l'électronique et les télécoms

 

 

 

 

Deuxième pôle national dans les télécommunications, 5région française pour l'électronique, l'industrie bretonne s'est bâtie une réputation mondiale dans ces secteurs.  Elle s'est s'appuyée sur un environnement de qualité dans la recherche et la formation. Depuis 1960, l'implantation progressive de centres de recherche, de groupes industriels français et étrangers et l'émergence de nombreuses PME ont favorisé cet essor autour de trois pôles : Rennes, Lannion et Brest. Sur les technopoles bretonnes de Rennes-Atalante, Lannion-Anticipa et Brest-Iroise, les grands groupes japonais, américains ou allemands côtoient de nombreuses start-up. La Bretagne, qui a créé le Minitel, Numéris, la télévision haute-définition et la technologie ATM est aujourd'hui en pointe pour les technologies et services liés aux autoroutes de l'information.

26)     Remplissez ce texte à trous : Trou1 

 

 

       VII)   Une région très touristique

 

Riche de 3 000 km de côtes, 3 700 km de sentiers de randonnées, 500 km de voies navigables, 8 villes d'art et d'histoire, 10 villes historiques et près de 1 000 monuments historiques, la Bretagne, conjugue toutes les formes de tourisme : vert, balnéaire, sportif et culturel. Parmi ses atouts : la thalassothérapie, la plaisance, le golf. Le tourisme fait vivre près de 50 000 personnes en saison estivale (20 000 salariés en moyenne annuelle). La Bretagne se situe à la 4e place des régions françaises pour l'accueil de touristes français et la 5e pour l'accueil des touristes internationaux. Ses capacités d'accueil  : environ 1,4 million de lits touristiques. Plus de 70 % dans 198 000 résidences secondaires et près de 30 % dans les établissements marchands (hôtels, campings, résidences de tourisme...).

 

 

Les Britanniques, Allemands et Italiens forment le trio de tête des touristes étrangers en Bretagne.

     26)   Quelles sont les différentes formes de tourisme présentes en Bretagne ? Expliquez chaque terme!

     27)   Faites un bilan de la saison touristique  bretonne 2004 à l'aide de: http://www.insee.fr/fr/insee_regions/bretagne/rfc/analyse.asp?theme=13
            Vous pouvez approfondir votre réponse en cliquant sur "Ouvrir le document".

 

 

        VIII) Un commerce dynamique

 

 

 

 

 

 

 

Le commerce régional s'appuie sur un parc de plus de 32 000 établissements et représente 127 000 emplois. Deux établissements sur trois relèvent du commerce de détail, plus d'un sur cinq du commerce de gros et un sur huit du commerce et de la réparation automobile. Contrairement à d'autres régions, la Bretagne a conservé un bon niveau de desserte commerciale dans les zones rurales. Dans la région berceau des centres Leclerc, des magasins Rallye et du groupe Intermarché, la densité de grandes surfaces est plus élevée que la moyenne nationale. On compte 75 hypermarchés et plus de 400 supermarchés. Les magasins spécialisés non alimentaires (habillement, matériel de bureau, jeux et jouets) représentent la moitié du commerce de détail.

    28)   Trouvez dans le texte des noms d'établissements commerciaux.
     29)   Définissez le terme « commerce de détail ».

 

        IX)     L’artisanat

 

En 2002, on comptait près de 42 000 entreprises artisanales en Bretagne c'est-à-dire d'entreprises de moins de 10 salariés ayant une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services dans l'alimentation, le travail des métaux, le textile-cuir-chaussures, le bâtiment, les transports. Le bâtiment concentre 39% des entreprises artisanales, la préparation et les services 25%, l'alimentation près de 17%. Les activités les plus exercées dans l'ensemble de la région sont les finitions du bâtiment (menuiserie, peinture...), la réparation automobile, la coiffure, la boulangerie et la transformation de la viande. Le secteur du bâtiment est très représenté dans les Côtes-d'Armor (42%), l'alimentation et le travail des métaux dans le Finistère (32% et 30%) et le bois-ameublement en Ille-et-Vilaine (30%).

 

       30) Faites l'exercice suivant: QCM3

 

Principaux établissements industriels par secteur




Pour en
savoir plus sur l’économie de la Bretagne :

·   Site de la chambre régionale de commerce et d'industrie : http://www.bretagne.cci.fr



Bibliographie

Principaux secteurs économiques

 

 

 

·            

Généralités

- " Centre et périphérie : Bretagne, Cornouailles/Devon. Etude comparée ", Michael HAVINDEN, Exeter, University of Exeter press, 1991
- " Tableaux de l'Economie bretonne 1999-2000 ", Jean-Jacques MALPOT, Rennes, INSEE Bretagne, 1999

A/ L'Industrie
- " Les racines du système productif breton : l'ancienneté des unités en activité ", Yvon BERTRAND, in Les Cahiers économiques de Bretagne, n° 2 (juin 1993)
- " Le modèle industriel breton ", Michel PHLIPPONNEAU, Presses universitaires de Rennes, 1993
- " Communication, territoire, mutations industrielles : l'industrialisation régionale entre développement local et globalisation. Le cas de l'industrie électronique en Bretagne ", Bruno RAOUL, Rennes, université de Rennes II, 1994
- " Le modèle industriel breton ", Michel PHLIPPONNEAU, in L'Information géographique, n° 1 (1995)
- " Stratégies d'implantation à l'étranger des entreprises bretonnes. Observations générales et stratégies particulières ", Charles TEXIER, in Cahiers économiques de Bretagne, n° 2 (juin 1996)
- " Mises à jour sur l'industrie bretonne en vue de l'analyse des systèmes productifs locaux industriels ", Anne LE ROLLAND, in Cahiers économiques de Bretagne, n° 4 (décembre 1999)

B/ L'Agriculture et la pêche
- " Révoltes paysannes en Bretagne, à l'origine de l'organisation des marchés ", Fanch ELEGOET, Plabennec, Ed. du Léon, 1984
- " Le modèle agricole breton ", Corentin CANEVET, Rennes, Presses de l'université de Rennes II, 1992
- " L'agroalimentaire ", in Après-demain, n° 407 (octobre 1998)
- " L'agriculture empoisonne la Bretagne ", Laurent CARROUE, in Alternatives économiques, n° 182 (juin 2000)
- " La Bretagne et ses pêcheurs : une mutation à marche forcée ", Geneviève DELBOS, Gérard PREMEL, in Sociétés contemporaines, n° 22/23 (juin/septembre 1995)
- " La pêche en mutation ", Dossiers et documents du Monde, n° 238 (décembre 1995) - " La restructuration des armements à la pêche de Bretagne sud, signe de la mutation du système halieutique ", Jean-René COULIOU, in Cahiers économiques de Bretagne, n° 3 (septembre 1996)
- " La pêche bretonne. Les ports de Bretagne-sud face à leur avenir ", Jean-René COULIOU, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1997
- " La modernisation de la pêche et son adaptation à l'Europe bleue ", Dominique SORAIN, in Regards sur l'actualité, n° 228 (février 1997)
- " Le comportement de mobilité de la flotille de pêche à une échelle régionale. Le cas de la flotille bretonne ", Karine LATOUCHE et Pascal le FLOCH, in Revue d'économie régionale et urbaine, n° 1 (2000)

C/ Le Tourisme
- " Etude de cas d'une évaluation d'une politique publique européenne d'aide au développement du tourisme rural ", Maurice BASLE, Frank PELE, in Revue d'économie régionale et urbaine, n° 4 (1994)
- " Le tourisme durable : les termes d'un débat ", Josette MESPLIER-PINET, in Les Cahiers économiques de Bretagne, n° 1 (mars 1998)
- " Le tourisme en France. Territoires et stratégies ", Nacima BARON-YELLES, Paris, Armand Colin, 1999
- " La saison touristique en 1999 ", in Les dossiers d'Octant n° 39 (mai 2000)