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| Bretagne, pays des fées, des gardiens d'épées, de Kerjean, des baliniers, de serments et de fidélité... Terre de légendes, d'un bout à l'autre de ses landes... Du nord à l'est, du sud a l'ouest, d'argoat en armor, de la légende d'Azénor. Ici l'on entend encore, le chant des sirènes, peut-être quelques remords, portés par ce vent qui souffle si fort. |
Les légendes sont là... à l'orée d'un bois, jaillissant d'une fontaine, de promenades incertaines, de derrière un rocher, gardant trace de l'épée... ou encore de l'océan... Ouvrez grand vos oreilles, entendez les voix des âmes damnées, pleurant Is et ses merveilles. |
Bretagne, pays de traditions bien ancrées, légendes, elfes, fées, korrigans, dragons et chevaliers, font partie de ces terres, font partie de cet air, font partie de cette mer... Auteur : Anne Cheviron (Eluniel) - © An Arvorig |
LA FONTAINE DE BARENTON
Un soir qu'Owein, chevalier d'Arthur, devisait avec Kynon, celui-ci
lui raconta que s'étant rendu à la fontaine afin de
vérifier
les prodiges qui lui avaient été contés, il en
arrosa
la dalle. Aussitôt un immense coup de tonnerre éclata
accompagné
d'une averse de grêle. Puis un chevalier noir l'attaqua, et
emmena
son cheval.
Owein décida aussitôt de découvrir cet endroit.
Il chevaucha jurqu'à une clairière où un
géant
noir, entouré d'animaux, lui indiqua la route. Il arriva
à
un arbre vert et vit la fontaine et la dalle
Il versa de l'eau sur la dalle et le terrible orage éclata,
plus violant encore que ce que Kynon avait décrit, puis le
soleil
brilla et les oiseaux chantèrent. Alors qu'il prenait plaisir a
écouter ces chants, il entendit des gémissements et vit
le
chevalier noir. Ils se chargèrent furieusement et
brisèrent
leurs deux lances, ils tirèrent leurs épée et
Owein
blessa mortellement le chevalier.
Celui-ci s'enfuit et Owein le poursuivit jusqu'à l'entrée
d'un chateau où Owein tenta de pénétrer
derrière
lui, mais les gens du chateau laissèrent tomber la herse sur
lui.
Puis ils fermèrent la porte intérieure, le prenant au
piège
entre la herse et la porte. Il apperçut alors une ravissante
demoiselle
aux cheveux blond qui s'émut de son sort. Elle lui remit un
anneau
qui avait la propriété de rendre invisible à
volonté.
Quand les hommes d'arme vinrent le chercher, ils ne le virent pas
courir
pour retrouver la jeune fille.
C'est alors qu'ils entendirent de grands cris, Lunet lui raconta qu'on
venait de donner l'extrème onction au maître du chateau,
son
corps fut porté en terre le lendemain et se mettant à la
fenêtre, Owein vit la foule suivre le cercueil, et dans cette
foule
une très jolie jeune femme en habits de deuil jaunes.
Lunet lui expliqua qu'elle était la plus belle, la plus
généreuse,
la plus noble et la plus sage des femmes, et qu'elle était
l'épouse
du chevalier, la Dame de la Fontaine. Owein tomba immédiatement
amoureux d'elle.
Lunet tenta alors de raisonner la Dame inconsolable en lui expliquant
que pour garder la fontaine, il lui fallait un époux, vaillant
chevalier
pour la défendre. Elle lui proposa donc de se rendre pour elle
à
la cour d'Arthur. Elle se contenta de rester enfermée dans sa
chambre,
puis retourna vers la Dame et lui présenta Owein. Mais la Dame
ne
fut pas dupe, elle compris qu'Owein n'avait pas fait ce long voyage,
qu'il
était caché au chateau et qu'il était celui qui
avait
tué son époux.
Elle épousa tout de même Owein qui, depuis lors, garda
la fontaine avec la lance et l'épée. Tout chevalier qui y
venait, il le renversait.
Bretagne des druides et
des
mégalithes
Les druides
Il existe deux explications au mot "druide".
Celle de Pline, pour qui il serait issu du mot gaulois "derw"
signifiant
chêne, le druide devenant "l'homme du chêne".
Celle de Mme Le Roux, dans les racines sanscrites "dru" signifiant
dru et "vid" signifiant savoir, les druides désignant les hommes
très savants.
Les Druides antiques avaient une place importante dans la société, particulièrement de conseil auprès du Roi, il est d'ailleurs dit que Le Roi ne parlait jamais avant le Druide, ce qui montre l'importance de son rôle au plus haut de la hiérarchie. Il avaient aussi pour charge de l'éducation, de la justice, de la médecine, de la divination et des arts.
Les jeunes postulants commençaient leur éducation très jeune, il fallait en effet une bonne vingtaine d'années pour acquérir les connaissances nécessaires.
LES ORDRES
Le terme de druide est appliqué à tous les membres,
chacun
ayant ses spécialités et niveaux de qualification. On
distinguait
les Druides, les Vates ou Ovates et les Bardes.
LES DRUIDES
Prêtres, enseignants, ambassadeurs, sages.
Ils possèdent l'Initiation complète en théologie,
cosmologie, mathématiques . . . . . . . . . . .
LES OVATES
Devins, médecins, physiciens, sourciers . . . . . . . .
En général ils étaient praticiens des sciences.
LES BARDES
Poêtes, musiciens, enseignants, historiens . . . . . . . . .
Ils sont initiés aux secretes traditions et sont à
même
de remplacer le druide ou les ovates
Ankou: http://perso.wanadoo.fr/krongull/galerie/bd/imbd/bd-ankou.jpg

http://klv.asso.free.fr/page/charge_menu2.php?page=conte3.htm


L'ANKOU MARIN Le
texte
La musique
(MichelTonnerre)
Ty Beudeff
Tu te confonds dans le ciel noir
Ta main crispe le gouvernail
Tu es l'ankou dans ma mémoire
Le prince noir de Cornouaille (bis)
Sur les hauts-fonds et les écueils
Tu mènes ta route d'enfer
Montrant aux cœurs qui ont souffert
La plus juste idée du bonheur (bis)
Refrain:
Tu es le vieil ankou marin
Ton navire n'est ni près ni loin
Nul n'a jamais pu l'aborder
Près de la Baie des Trépassés
Ton bateau navigue sans sillage
Tu n'as pas besoin d'équipage
Tu vas contre vents et marées
Toi premier noyé de l'année (bis)
Sur les vagues échevelées
Tu mènes ta route d'enfer
Montrant aux cœurs qui ont souffert
La plus juste idée du péché (bis)
Refrain
Tu mènes ta moisson bénie
Les corps flottant entre deux eaux
Tu les prendras sur ton bateau
Dont il ne verront que la quille
Le mortel baiser de Morgarne
Frappe les marins les plus forts
Et tandis que terre s'éloigne
Tu mènes la barque des morts (bis)
Refrain
LA FAUX DE L'ANKOU
Soyez assurés qu'autrefois
- Écrivez une carte virtuelle à un/e ami/e de la classe.
Parlez de votre visite en Bretagne.
- Préparez un séjour en Bretagne pour une classe de
4ème/3ème
http://culturebreizh.free.fr/bretagne.php?lang=fr&pageid=210
L’Ankou :
L’ Ankou, est la mort personnifiée. Il est représenté sous la forme d’un homme grand et maigre aux cheveux longs et blancs ou d’un squelette. Vêtu de noir ou d’un linceul, il porte un feutre noir à larges bords sous lequel brillent deux chandelles en guise d’yeux. Il arbore également une faux à tranchant en dehors qu’il lance en avant pour frapper ses victimes et qu’il aiguise avec un os humain. Debout sur sa charrette à deux chevaux dont le grincement des essieux est le pire des présages, il sillonne les campagnes en faisant pivoter sa tête à sa guise autour de sa colonne vertébrale. Ainsi, rien ne lui échappe et malheur à qui se trouve sur la route du funeste convoi !
En effet, dans certaines légendes l’Ankou tue sans faucher réellement, le simple fait de l’approcher, de l’entendre passer ou à plus forte raison d’échanger des paroles avec lui suffisent à causer la mort de la personne en question ou de l’un de ses proches.
C’est le triste sort de Fanch ar Floc'h, ce talentueux forgeron qui absorbé par son ouvrage travailla le soir de Noël jusqu’après l’heure sainte de minuit à qui l’Ankou rendit alors visite pour faire réparer sa faux. L’homme accomplit cette tâche sans se douter de l’identité de son hôte et mourut à l’aurore.
Une légende raconte également comment un jeune homme trop curieux, ayant reconnu le célèbre grincement des essieux de la charrette de l’Ankou, décida de l’observer sans se faire voir en se cachant dans une touffe de noisettes. Le convoi s’arrêta soudain et l’un des compagnons de l’Ankou s’approcha de la cachette afin de couper de quoi remplacer la cheville brisée de l’un des essieux. Se croyant tout d’abord perdu le jeune homme fut vite soulagé de voir l’Ankou s’éloigner sans remarquer sa présence… le lendemain on l’enterrait.
L’Ankou est effectivement accompagné de deux hommes qui l’aident dans sa mission, l’un tient la bride du cheval de devant, l’autre ouvre les barrières pour faciliter son passage et dispose sur la charrette les cadavres de victimes fauchées. Des pierres lestent la charrette afin de la faire grincer et que l’on l’entende ainsi venir, lorsqu’un malheureux est fauché, quelques pierres sont déchargées. Pour cette raison, on dit que lors de veillées mortuaires on entend parfois un bruit de caillasse ; c’est l’âme du défunt qui remplace une partie du lest sur la charrette de l’Ankou.
On dit que pour chaque paroisse, le dernier mort de l’année
devient
l’Ankou de l’année suivante. Le jour, il est également
présent
à travers les sculptures à son effigie qui ornent les
ossuaires,
ainsi il rappelle toujours aux hommes la fin à laquelle aucun ne
peut se soustraire. Et ces mots gravés sur la pierre de nous
mettre
en garde " La mort, le jugement, l’enfer froid : quand l’homme y pense,
il doit trembler ".
23 Décembre 2004 - http://www.britia.com/page.php?id=36
- A Saint-Just, la légende court sur la lande