cf. aussi:
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article815
bibliographie
Caricatures:
L'assiette au beurre, journal de sensibilité anarchiste
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Les colonies
© Anovi - 2002
http://www.19e.org/documents/colonies/venushottentote.htm
La
" Venus hottentote ".
Par Marc Nadaux
Saartjie
Baartman est originaire d'une ethnie sud-africaine, celle des Khoi
Khoi, un
peuple de nomades. Née en 1789 dans le Cap Oriental de l'actuelle
Afrique du Sud, elle est employée au Cap
par un fermier hollandais puis emmenée en 1810 en Europe par un médecin
de la
marine britannique.
A son arrivée à Londres, celui-ci la cède à impresario qui
l'exhibe
comme une bête de foire. Saartjie Baartmann, que l'on surnomme
la " Venus hottentote ", fascine les
Européens et devient ainsi un objet de curiosité sexuelle, à cause de
sa
morphologie marquée par un postérieur saillant et des organes génitaux
protubérants.
Vendue à un marchand français, on lui dédie vaudevilles,
poèmes et
caricatures tandis que la Ligue anti-esclavagiste dénonce ces pratiques
dégradantes
infligées à un être humain. Saartjie Baartmanun sombre finalement dans
la
prostitution, servant à l'occasion d'objet sexuel lors de soirées
privées.
Elle décède à Paris à 25 ans.
Attribué au Muséum d'histoire naturelle, son corps est
disséqué par
le naturaliste Georges Cuvier, son cerveau et ses organes conservés
dans du
formol. Son squelette sera exposé au musée de l'Homme jusqu'en 1974. Le
Parlement
français vient de décider de la restitution de la dépouille mortelle de
Saartjie Baartmanun à l'Afrique du sud, par la loi du 6 mars
2002.
Il est à noter cependant que la " Venus hottentote " n'est
que la
plus célèbre de ces jeunes femmes africaines exhibées au cours du
siècle
comme des bêtes de foire. Cette aquarelle
représente ainsi une autre Hottentote, clou d’une fête donnée en
l’honneur
de la duchesse de Berry en 1829. Cette masse pondérale placée sur son
postérieur, un caractère physique qui lui est particulier, lui donnant
certainement
un intérêt dans les salons mondains .

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© Anovi - 2005
http://www.19e.org/documents/colonies/madagascar1895.htm
L'expédition
de Madagascar,
d'après Le Petit Journal, 1895.
Par Marc Nadaux
Suite
à l'accord franco-britannique du 5 août 1890, la France de la Troisième
République entreprend au cours de l'hiver 1894 la conquête de l'île de
Madagascar. Un corps expéditionnaire de 21.000 hommes (dont 7.000
convoyeurs
indigènes) est ainsi envoyé au mois de décembre 1894 au coeur de
l'Océan
indien. Les troupes, commandées par le général de division
Duchesne débarquent
à Majunga au mois de mars 1895.
L'opposition attendue est de taille. Le royaume Hova de Madagascar est
en
théorie défendu par une armée de 35.000 hommes, mais qui n'opposent
qu'une résistance
épisodique aux Français. Dans les combats proprement dit, on ne déplore
que
vingt morts du côté français. Cependant, la progression du corps
expéditionnaire est ralentie par d'importantes difficultés logistiques.
Celui-ci n'atteint la capitale, Tananarive, que le 30 septembre
suivant.
Ajoutons que 5.736 de ces hommes seront victimes du paludisme et de la
fièvre
typhoïde.
Le 1er octobre 1885, la France proclame son protectorat sur Madagascar.




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Pierre
Savorgnan de Brazza,
Le
Petit Journal, 19 mars 1905.
Par Marc Nadaux
L'explorateur
fait encore l'actualité en 1905. Il est en
effet de nouveau mis à contribution par la France de la
Troisième République,
à la suite de scandales financiers, pour se rendre au Congo y effectuer
un
voyage d'inspection. Pierre
Savorgnan de Brazza, qui a permis à la France d'établir un protectorat
sur les
régions des rives du fleuve Ogooué, meurt à son retour à Dakar, le 14
septembre 1905
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Les colonies.
La France établit
un
protectorat sur le Maroc,
d'après Le
Petit Journal, 1905 - 1911.
Par Marc Nadaux
Depuis le
début du
siècle,
l'affrontement entre la France et l'Allemagne à propos du Maroc conduit
à une
multiplication des incidents diplomatiques. Cette dernière, au nom de
la
Weltpolitik initiée par son empereur Guillaume II, souhaite prendre
pied au
Maghreb, qui est également un objectif français depuis Fachoda.
Ainsi,
au mois de novembre 1904, la France accorde un prêt énorme au sultan,
ce qui
équivaut à une mise sous tutelle de ses finances. 1905 : Guillaume
II,
l’empereur allemand, effectue une visite au Maroc et y affirme son
indépendance.
1906 : pour dénouer la crise, une conférence est réunie à
Algésiras en
Espagne. L’entente franco-anglaise fonctionne, l’Allemagne est isolée
et
l’Empereur cède. Le 1er juillet
1911, une canonnière allemande, la Panther, est envoyée au large du
Maroc,
pour tenter de s'opposer au coup de force français. A
cette époque, des troupes françaises occupent des territoires marocains
pour résoudre
notamment des problèmes frontaliers - d’avec l’Algérie. Le 4
novembre suivant, un
accord de troc entre les deux puissances rivales est signé :
l’Allemagne
accepte de se désintéresser de l’Afrique du Nord en échange de la
concession d’une part importante du Congo, entre le Cameroun et les
possessions belges. L’incident d’Agadir se révèle ainsi favorable à la
France.
Ces Unes de suppléments illustrés du Petit Journal illustrent les
différentes
étapes de ces affires marocaines. A noter que le 19 novembre 1911, soit
quelques jours
après le dénouement de la dernière des crises marocaines, le journal se
veut
déja riomphant. La France, en la personne de Marianne, aborde
en majesté le rivage marocain. Sous la Troisième République en effet,
l'idée coloniale s'est mise au service d'un patriotisme cocardier et
sert une
France qui a perdu de sa superbe sur le continent, depuis le
traumatisme de la
défaite de 1871. Celle-ci s'est à présent affirmée en un corps de
doctrines
cohérentes. L'idéologie occidentaliste vante la " mission civilisatrice
de l'Homme blanc ". Ainsi, généreuse, Marianne amène
avec elle la civilisation et le progrès - que symbolise la corne
d'abondance -
à cette nation d'agriculteurs et d'éleveurs, quelques peu
arriérée. La
suite prouve cependant que la prise de possession de ces territoires ne
se fait
pas sans heurts avec les populations concernées.







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Par Marc Nadaux
La
colonisation est un des grands événements du siècle passé, une
entreprise de
conquête quasi-achevée au moment où Le Petit Journal publie ce numéro
dédié à ses héros. Celui
d'entre-eux que l'on nous présente ici a davantage l'aspect d'un
militaire que
d'un explorateur. Sur le continent africain, évoqué dans cette
illustration,
au temps de la découverte et de la reconnaissance a succédé celui de la
prise
de possession. Des expéditions, comme celle du capitaine Marchand en
1898 sur
le haut Nil, sont même les événements de l'époque, ces décennies de
l'après 1871 où la Troisième République trouve dans l'aventure
coloniale un développement extérieur rendu impossible par la diplomatie
allemande sur le continent européen. La France des patriotes appellera
d'ailleurs ces territoires conquis de haute lutte " l'Empire français
", voire la " plus grande France ". Et ses acteurs de la
colonisation ses nouveaux " héros " nationaux.

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JULES
FERRY
ACTION COLONIALE

Pour Ferry, la République a un rang �
tenir : " la France ne peut être seulement un pays
libre ; (…) elle doit être aussi un grand pays, exerçant
sur les destinées de l’Europe toute
l’influence qui lui appartient (…) et porter partout où elle le peut sa
langue, ses
m½urs, son drapeau, ses armes, son génie ". Cet idéal justifie
la
grande entreprise coloniale que conduit Jules Ferry.
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JULES FERRY
ACTION
COLONIALE EN TUNISIE
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Dès le mois d’avril 1881,
Ferry déclenche une opération militaire contre les
Kroumirs en Tunisie, opération qui aboutit le 10 mai à l’obtention par
la
France d’un protectorat sur ce pays. En novembre 1883, il prend le
poste de
ministre des affaires étrangères, en remplacement de Challemel-Lacour,
poursuit les
opérations en Afrique du Nord, s’assure de droits au Congo et met un
pied à Madagascar, en
occupant la rade de Diego-Suarez |
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Chasseurs á cheval montant au
galop les rues du Kef
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