Le Sénégal
| Nom officiel :
République du Sénégal. Capitale : Dakar. Monnaie : Le Franc CFA (100 Francs CFA = 0,15 Euro - 1 Euro = 655,96 Francs CFA). Langue officielle : Le Français. Religion dominante : L'Islam. Fête nationale : Le 4 Avril. Superficie : 196 722
km²
|


La géographie
| Le Sénégal se situe sur la pointe
extrême occidentale du continent africain. Le pays est bordé à l'ouest par 700 km de côtes sur l'océan Atlantique. Les Etats limitrophes du nord au sud sont : la Mauritanie, le Mali, la Guinée, la Guinée Bissau. Enclavée dans la partie sud, la Gambie a une ouverture sur l'océan. Le pays est divisé en 10 régions administratives regroupant 30 départements depuis le 24 mars 1984 : Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor. La république du Sénégal est une démocratie multipartite dont le Premier Ministre est chef du gouvernement. Ses principales ressources sont la pêche, le tourisme, l'arachide et les phosphates. |
L'Histoire
| XVème siècle : Arrivée des premiers colons (portugais). Etablissement des premiers comptoirs dans la presqu'île du Cap-Vert, à Gorée, Rufisque et Joal. XVIème siècle : Début de la traite des Noirs organisée par les Portugais. Installation des Hollandais à Gorée. 1626 à 1659 : Colonisation française du futur site de Saint-Louis. Fin du XVIIème siècle : Gorée prise par les Anglais, puis par les Français en 1677. de 1758 à 1814 : les Anglais et les Français se disputent Saint-Louis et Gorée. 30 mai 1814 : Le Sénégal est donné à la France par le Traité de Paris. 1815 : La France se voit accordé le monopole du commerce avec le Sénégal. 1848 : Abolition de l’esclavage. 1854 à 1865 : Extension de la colonisation par Faidherbe, le gouverneur de la colonie. Fondation de Dakar. Conquête des royaumes du Djolof et du Kayor. 1882 : Le gouverneur Servatius construit le chemin de fer Dakar-Saint-Louis. 1895 : Création du Gouvernement général de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.). 1904 : Dakar devient capitale de l'A.O.F. 1916 : Les habitants des «Quatre Communes» (Dakar, Gorée, Rufisque et Saint-Louis) reçoivent la citoyenneté française. Envoi des premiers élus à la Chambre des députés. 1940 : Bombardement de Dakar par les Anglais. Echec de la tentative de débarquement de de Gaulle. 1946 : Création de l’ "Union Française". 4 avril 1960 : Le Sénégal accède à son indépendance au sein de la Fédération du Mali. 20 Août 1960 : Eclatement de la Fédération du Mali. 5 septembre 1960 : Léopold Sedar Senghor est élu premier président de la république Sénégalaise. Il entame un mandat de sept ans. 31 décembre 1980 : Léopold Sédar Senghor quitte le pouvoir et laisse sa place à son Premier Ministre, Abdou Diouf. Mars 2000 : Le président sortant, Abdou Diouf, est battu au deuxième tour des élections présidentielles par Abdoulaye Wade. L'arrivée au pouvoir de Me. Wade met un terme à 40 ans de pouvoir du Parti Socialiste. |
SÉNÉGAL (RÉPUBLIQUE DU)
Devenue indépendante, la république du
Sénégal
connaît une vie politique inspirée par le socialisme
africain,
dont Léopold Sédar Senghor fut le théoricien, et
une
incontestable volonté démocratique. Le président
Abdou
Diouf, qui a succédé à Léopold Sédar
Senghor à la présidence de la République, a
misé
sur une libéralisation économique du pays.
L’économie sénégalaise fut longtemps
marquée
par la monoculture de l’arachide. Cette production demeure importante,
mais des efforts d’industrialisation et de diversification des cultures
devraient lui permettre d’échapper aux risques
créés
par la dégradation des cours internationaux de l’arachide. Pays
du Sahel, le Sénégal subit les conséquences
néfastes
de la sécheresse qui prend un caractère chronique dans la
décennie de 1970.
La population
En 1993, la population du Sénégal était
estimée
à 7,9 millions d’habitants. Le taux de progression
démographique
étant de 2,6 p. 100 par an, le nombre des habitants
dépasserait
9 millions en l’an 2000.
La population africaine est composée de plusieurs ethnies qui
ont une certaine localisation géographique. Les Ouolof
représentent
43 p. 100 de la population et sont principalement dans le bas
Sénégal.
Les Toucouleur (13 p. 100) sont établis sur le cours moyen du
fleuve.
Les Sérère (19 p. 100) sont sur la zone
côtière
et dans le bassin arachidier. On note également les Diola,
Bainouk
et Balante (14 p. 100), en Casamance, et les Peul, qui sont une
population
nomade partiellement sédentarisée, dans la zone du Ferbo.
De nombreux étrangers sont établis au
Sénégal.
Il y aurait vingt-cinq mille Européens et plus de trente mille
Libanais
et Syriens, qui ont parfois la nationalité
sénégalaise.
La population est inégalement répartie entre les zones
urbaines (38 p. 100) et les zones rurales (62 p. 100). Le surpeuplement
de Dakar (1 571 000 hab.) est un facteur de déséquilibre.
L'Histoire
Les Portugais établirent au XVe siècle les premiers
contacts.
Après avoir découvert l’estuaire du Sénégal
et le Cap-Vert, ils construisirent des points de commerce sur la
côte
de Gambie et en Casamance. L’introduction du christianisme
compléta
l’activité commerciale.
Puis ce fut le tour des Hollandais, qui construisirent au XVIIe
siècle
le fort de Gorée qui commande le Cap-Vert, et des Anglais, qui
s’intéressaient
davantage à l’embouchure du fleuve Sénégal.
Animés
par des soucis purement commerciaux, ils ne cherchèrent
généralement
pas à pénétrer à l’intérieur du pays
ni à s’établir durablement.
La colonisation française commence au XVIIe siècle. Un
établissement, mi-fort, mi-entrepôt, est construit en 1659
dans une île de l’embouchure du fleuve; il prend le nom de
Fort-Saint-Louis-du-Sénégal.
La présence française, essentiellement commerciale,
connut
des vicissitudes du fait de la concurrence avec l’Angleterre.
Après que les traités de 1815-1816 eurent rendu les
établissements
du Sénégal à la France, une nouvelle politique fut
appliquée. L’arrivée au Sénégal de
Faidherbe
marqua le début d’une politique de conquête de
l’arrière-pays.
Elle se heurta à la résistance du Lat Dior. À la
fin
du XIXe siècle, tout le territoire de l’actuel
Sénégal
était soumis.
La politique coloniale française fut, d’abord, d’administration
indirecte; il s’agissait d’utiliser les chefs locaux comme des
intermédiaires
et des collaborateurs. On passa assez vite à un système
d’administration
directe, sauf dans les quatre communes (Dakar, Gorée, Rufisque
et
Saint-Louis) dont les habitants étaient citoyens
français.
Elles étaient à ce titre représentées dans
les assemblées nationales.
Avec la création de l’A.-O.F., Dakar devint le siège
des organes de la fédération. Le Sénégal
bénéficia
de cette situation.
Après la Seconde Guerre mondiale, le Sénégal eut
le statut de territoire d’outre-mer et fut doté d’organes
propres
et de quelques compétences. Un mouvement favorable à une
plus grande autonomie se manifesta. La loi-cadre du 23 février
1956
donna partiellement satisfaction à cette demande.
L’indépendance
Pour le Sénégal comme pour les autres territoires
d’outre-mer,
l’élaboration de la Constitution de 1958 fut l’occasion d’un
profond
changement. Lors du référendum constitutionnel du 28
septembre
1958, le Sénégal se prononça en faveur d’une
évolution
vers l’indépendance dans le cadre de la Communauté. Il
opta
pour le statut d’État membre et se dota d’une constitution
inspirée
du texte français. Le Sénégal et le Soudan,
devenus
indépendants en 1960, constituèrent la
fédération
du Mali. Les difficultés apparurent rapidement. Au mois
d’août
1960, la fédération éclata et le
Sénégal
se donna une nouvelle Constitution, promulguée le 25 août
1960. Elle établissait un régime parlementaire avec
Léopold
Sédar Senghor à la présidence de la
République
et Mamadou Dia à la tête du gouvernement.
Au mois de décembre 1962, une divergence politique et un
désaccord
sur l’interprétation de la Constitution opposèrent L. S.
Senghor et M. Dia. Après l’échec d’une tentative de coup
d’État, le président de la République reprit la
situation
en main. Une nouvelle Constitution, établissant un régime
présidentiel, fut adoptée par référendum au
mois d’avril 1963. Elle donnait de larges pouvoirs au président
de la République et fonctionnait avec un parti dominant, l’Union
progressiste sénégalaise (U.P.S.).
Depuis lors, le Sénégal a modifié ses institutions
politiques à plusieurs reprises. Les révisions
constitutionnelles
ont toutes été orientées vers
l’établissement
d’un pluralisme politique et d’une démocratisation de la vie
politique.


AFRIQUE-OCCIDENTALE FRANÇAISE (A.-O.F.)
(1) Afrique occidentale française
L'Afrique occidentale française se distingue de l'Afrique équatoriale française. L'AOF correspond à une autre gouvernement colonial créé en 1895 et groupant en une fédération les territoires du Sénégal, de la Mauritanie, du Soudan français (aujourd'hui Mali), de la Haute-Volta (aujourd'hui Burkina), de la Guinée française, du Niger, de la Côte-d'Ivoire et du Dahomey (aujourd'hui Bénin). Sa capitale était Dakar. En 1958, la décolonisation entraîna l'éclatement de la fédération.
Promulguée le 27 octobre 1946, la Constitution de la IVe République institue l’Union française. La loi du 7 mai 1946, dite loi Lamine Gueye, stipule que tous les ressortissants de l’A.-O.F. deviennent citoyens français. La loi électorale institue un collège unique pour les élections législatives. Elle prévoit deux députés pour le Sénégal, un pour la Mauritanie, un pour la Guinée, trois pour le Soudan, un pour le Niger, trois pour la Côte-d’Ivoire et un pour le Dahomey. L’A.-O.F. compte vingt sénateurs au Conseil de la République, vingt-deux conseillers à l’Assemblée de l’Union française.
L’arrivée au pouvoir du général de Gaulle amène un changement de structures. La Constitution de la Ve République est en même temps celle de la Communauté . Celle-ci est approuvée massivement par le référendum du 28 septembre 1958, sauf en Guinée, où Sékou Touré fait triompher le «non» et entraîne le pays à la sécession. Les sept territoires restants se donnent des constitutions. Un conseil exécutif de la Communauté est créé, mais il ne se réunira que six fois. Dès le 11 décembre 1959, à la réunion de Saint-Louis, les chefs des différents gouvernements demandent que soit engagé le processus conduisant à l’indépendance . En 1960, tous les anciens territoires de l’A.-O.F. font leur entrée à l’Organisation des Nations unies.
(2) L'Afrique équatoriale française
L'AEF est le nom donné au gouvernement général créé en 1910 et regroupant en une fédération les quatre territoires français de l'Afrique équatoriale: le Gabon, le Moyen-Congo (aujourd'hui Congo-Brazzaville), l'Oubangui-Chari (aujourd'hui Centrafrique) et le Tchad.
En 1946, le statut de ces colonies fut changé pour celui de
Territoires
français groupés dans l'Union française.
Après
avoir été placé sous mandat français en
1919,
puis sous tutelle en 1945, le Cameroun rejoignit les États
constituant
l'Afrique équatoriale française. Cette
fédération,
dont la capitale était Brazzaville, fit place en 1958 à
quatre
États qui allaient obtenir leur indépendance.
La Constitution française de 1958 regroupa toutes les
colonies et possessions françaises sous l'appellation de Communauté
française et chacune d'elles (à l'exception de la
Guinée
qui choisit l'indépendance immédiate) obtint son statut
de
«République autonome».
