Le mot
de la semaine, c’est certainement « francophonie ». Non
pas
seulement le titre du festival francophone en France dont on parlait
hier dans
le mot de l’actualité. Mais la francophonie en général. Et le mot n’est
pas si
simple car il a deux significations. Il peut d’abord désigner
l’ensemble des
gens qui parlent français tout autour du monde, quel que soit leur
pays. C’est
le sens premier. On le comprend bien : franco- évoque le
français,
bien sûr. Phonie vient du mot phonè qui, en grec, signifie la
voix. La
francophonie, c’est donc mot à mot la voix française, le fait
d’utiliser sa
voix en français, donc de parler français. Donc le mot peut avoir un
sens très
concret. Ou parfois un peu plus abstrait : toutes les zones
géographiques
où l’on parle français, même si bien sûr on n’y parle pas que le
français. En
Afrique en particulier, il n’est pas un état où l’on ne parle que le
français.
Mais dans de nombreux pays, on parle français en plus d’autres langues.
Voilà
donc le premier sens. Mais il en existe un autre. Et à l’écrit en
général, en met dans ce cas un F majuscule au mot Francophonie. Elle
désigne alors
toutes les institutions qui représentent la francophonie, en
particulier
l’organisation internationale de la Francophonie, et tous ceux qui
travaillent
avec elle. Le sens est là bien moins concret encore, et plus politique.
On
retrouve donc un peu la même différence que lorsqu’on dit la France en
pensant
au pays réel, à tous les Français, et au territoire français – premier
sens… –
et la France représentant l’Etat français ou même le gouvernement
français : A Bruxelles, la France a dit non à tel ou tel projet.
Il ne
s’agit pas là de l’ensemble des Français mais de leur représentant
politique.
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