Guerre de Sept Ans

Prélude

Dès 1754, des hostilités coloniales interviennent entre armées francaise et anglaise des Amériques, avec la guerre de Sept Ans (Amérique du Nord) (1754-1763).

Tandis que l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche cherche à reprendre la Silésie - perdue en 1742 - à Frédéric II de Prusse, Louis XV répond aux provocations de la Grande-Bretagne sur mer (capture de navires de commerce français) et sollicite l'alliance autrichienne (consacrée par le mariage du futur Louis XVI avec Marie Antoinette). Ils se trouvent des alliés avec l'Espagne, la Suède et la Russie.


En Europe

En 1757, les Prussiens défont les Français à Rossbach et les Autrichiens à Leuthen. Une offensive russe sur Berlin est interrompue par le décès de la tsarine Élisabeth. La Russie change alors d'alliance en s'alliant à la Prusse (le tsar Pierre III était un admirateur de Frédéric II de Prusse). Mais ce tsar est bientôt détrôné par sa femme Catherine II (1762), et la Russie quittera définitivement le conflit.


Ailleurs dans le monde

Montcalm, commandant les troupes françaises au Canada est tué au combat en 1759. Les Français sont alliés à la majorité des tribus indiennes. Québec et Montréal tombent. En Inde, Pondichéry passe également aux mains des Britanniques.]

Conséquences

Le traité de Paris du 10 février 1763 met fin à ce conflit à la suite duquel la France perd la quasi-totalité de ses colonies en Amérique du Nord (Canada, une partie de la Louisiane, un grand nombre d'îles, ainsi que de la plupart de ses territoires de l'Inde, à l'exception de cinq comptoirs). Le traité de Hubertsburg du 15 février confirme la possession de la Silésie par la Prusse.

Cette guerre qui fit plus de 100 000 morts, est considérée par certains comme étant la véritable Première Guerre mondiale.

En effet, les deux puissances principales de l'époque (France et Grande-Bretagne) se sont livré bataille sur les mers du globe, en Europe et aux Amériques. Le résultat du conflit a consacré la puissance de la Prusse aux dépens de l'Autriche. La suprématie maritime de la Grande-Bretagne est devenue incontestable (d'ailleurs Napoléon Bonaparte ne pourra pas la lui reprendre au siècle suivant). L'essor colonial français est stoppé et ne pourra pas être relancé avant le Second Empire et la troisième république.

Mais surtout cette guerre aura ruiné les économies anglaises et françaises ; les tentatives de ces pays pour réformer leurs finances précipiteront les deux événements majeurs de la fin du XVIIIe siècle : la constitution des États-Unis d'Amérique (à la suite du refus de nouvelles taxations par les délégués américains en 1777) et la révolution française (convocation des États généraux de 1789).