le plaisir
Complainte d‘un
“maudit Français”
Ohde / Overmann - niveau bac
le plaisir

Lecture de texte satirique sur une famille française fraichement débarqué de France au Québec.
Cette vieille histoire d'un auteur inconnu est devenue une véritable légende urbaine!

"Ce texte satirique circule dans les bureaux des sociétés québecoises. Selon certaines sources, il aurait été écrit par "un maudit français". S'il ne refroidit pas vos ardeurs pour traverser l'Atlantique, vous pouvez commencer à apprendre quelques-uns des jurons typiquement québecois."


Texte en format Word / Dossier pédagogique en format Word
Texte à écouter "La câliss de marde blanche !" ou cliquer ici
Un vidéo-clip pour vous mettre dans la bonne ambiance!

Nous faisons une bataille de boule-de-neige


Sensibilisation au sujet:

1. Regardez les cartes du Québec et décrivez
    a) où se trouve la Province du Québec
    b) où se trouve la ville de Québec

Le château Frontenac à Québec

Québec


2. Faites un remue-méninges sur  "la neige".

3. Commentez les images: a) les enfants qui font de la luge et s'amusent...  b) les embouteillages, les accidents, les voitures enneigées...




4. Quelles sont les joies que la neige procure chez les uns et les hantises qu'elle déclenche chez les autres.

Les joies
Les hantises









5. Créativité: Formez plusieurs équipes et rédigez des anecdotes vécues ou fictives. 6. Lisez le texte "Amour - haine avec l'hiver". Notez les avantages et les inconvénients qu'àpporte l'hiver au Québec.


Complainte d‘un “maudit Français”

Lisez d'abord le texte en entier et formulez vos premières impressions par écrit. Discussion des résultats en plenum.

Pelleter la neige

pelleter la neige
le plaisir

la neige

Dictionnaires:                                                  
Dictionnaire québécois - français - anglais
Lexique québécois
Dictionnaire québécois - français en ligne (plus de 500 mots)
http://perso.wanadoo.fr/fredak/dico/dicoquebec_liens.htm
Le chasse-neige

pelleteuse
chasse-neige


Introduction

"Mon pays c'est pas un pays c'est l'hiver" chantait Gilles Vigneault. C'est tellement vrai. Si l'été et l'automne sont des saisons magnifiques où vous passerez la plupart de vos journées dehors, préparez-vous à vivre dès décembre de plus en plus à l'intérieur. La neige c'est bien beau quand on en a pas vu souvent,  mais après quelques hivers de "pelletage" et de "sloche" on commence à appeler ça de la "marde blanche" (authentique terme québécois). Comptez plusieurs mois de froid, dont quelques semaines extrêmes sous la barre des -15, -25 ou -35. Si vous venez d'un pays chaud ou tempéré vous risquez de trouver ça difficile à la longue.


Le 12 août : Nous venons d'emménager dans notre nouvelle maison à Québec. C'est très beau ici, la nature est si majestueuse. J'ai très hâte de la voir recouverte de neige. 
Le 14 octobre : Québec est le plus bel endroit au monde, les feuilles des arbres ont pris toutes les teintes possibles de rouge et d'orange. Nous sommes allés nous promener en montagne et nous avons vu des chevreuils. Quelles créatures gracieuses! Ce sont certainement les plus beaux animaux de la création. Cet endroit est un paradis je l'adore!

Sujets d'étude:

  • Relevez les expressions dont le narrateur se sert pour décrire la beauté de la nature.
  • Quels sont les moyens stylistiques employés pour "embellir" la nature?
  • Quelles expressions se réfèrent au monde biblique? Que signifient-elles?

  • Exercices avec Hot Potatoes


    Le 4 novembre : La saison de chasse au chevreuil commence bientôt. Je ne peux pas croire qu'on puisse vouloir tuer un si bel animal. J'espère qu'il neigera bientôt. J'aime tellement Québec!.
    Le 2 décembre : Il vient tout juste de commencer à neiger. C'est la première fois de la saison. Ma douce moitié et moi buvons tranquillement notre coupe de cognac près de la fenêtre du salon regardant les doux flocons osciller en tombant, s'attachant aux arbres et couvrant le sol. Que c'est beau et agréable.
    Le 9 décembre : Nous nous réveillons avec une belle couverture de neige immaculée, couvrant tout le paysage. Quelle vue fantastique! On dirait une carte postale. Chaque arbre et arbuste est couvert d'un beau manteau blanc.  Nous sommes tous sortis et nous avons fait un combat de boules de
    neige (j'ai gagné)! J'ai pelleté la neige pour la première fois cette année et je me suis amusé comme un fou. J'ai pelleté le trottoir et l’entrée. Plus tard, la gratte est passée et a recouvert l’entrée de la cour avec la neige compactée de la rue. Nous avons dû déneiger l'entrée a nouveau. Le chauffeur m'a souri et je lui ai envoyé la main en retour. J'ai repelleté l’entrée.

    Sujets d'étude:
    1. Comment le narrateur accueille-t-il les premiers flocons de neige?
    2. Donnez une définition du mot "immaculé" et employez le dans trois phrases.
    3. Quels sont les incidents qui vont troubler le bonheur du narrateur?
    Exercices avec Hot Potatoes

    Le 12 décembre : Le soleil a fait fondre presque toute la neige. Je suis sûr que nous en aurons d'autre avant que ce merveilleux hiver soit fini.
    14 décembre : Il a neigé hier soir. Nous nous sommes réveillés ce matin pour découvrir que tout était devenue blanc. On dirait une carte postale.  et, quand la charrue est passée, nous avons dû déneiger l'entrée a nouveau. Quel bel endroit ! J'adore le Québec.
    Le 15 décembre : Il est tombé 15 cm pendant la nuit et la température est descendue à -10. J'ai encore pelleté l'entrée et le trottoir. Peu après, la gratte est repassée et a refait sa petite farce dans l'entrée.
    Le 17 décembre : Encore de la neige hier soir. Je n'ai pas pu sortir de ma cour pour aller travailler. Je suis épuisé de pelleter. Criss de charrue!
    Le 18 décembre : J'ai vendu l'auto et j'ai acheté un 4X4 blazer afin que l'on puisse continuer à nous promener dans la neige. Je l'ai équipé de 4 pneus à neige.
    Le 19 décembre : Je suis tombé sur le cul sur la glace de mon entrée. J'ai dû débourser 123$ chez le chiro. Heureusement rien n’était brisé. Le criss de ciel se couvre encore.
    Le 20 décembre : Il fait frette en calvaire ( -24 ce matin), les routes sont glacées, la conduite est impossible et j'ai frappé une rampe avec l'auto de ma femme. Probablement 2000$ de dommages. Elle est en beau tabernacle!

    Sujets d'étude:
    1. Énumérez les événements qui transforment les "doux flocons" en cauchemar?
    2. Quelles sont les conséquences néfastes que le narrateur doit subir?
    Exercices avec Hot Potatoes

    Le 21 décembre : Un autre ciboire de 20 cm de marde blanche est tombé la nuit passée. Encore de l'eucharistie de pelletage aujourd'hui. Il est tombé de la marde blanche hier soir. J'ai des ampoules plein les mains à force de pelleter. La sainte-crême de gratte n'est passée que deux fois seulement aujourd'hui.
    Le 22 décembre : On est assuré d'un Noël blanc parce qu'un autre 10 cm de marde blanche nous est tombé dessus la nuit passée et avec cette calisse de basse température, ça fondera pas avant le mois d'août!. Je me suis habillé pour sortir pelleter cette crisse de marde encore : botte, jump suit, cache-oreilles, gants etc... et comme je suis prêt, j'ai envie de pisser.
    Le 24 décembre : Si je pogne l'enfant de chienne qui ronne la gratte, j'y fait faire 1000 pieds dans la neige à le tirer par les gosses. Je commence à penser qu'il se cache au coin de la rue et attend que je finisse de pelleter pour venir passer à 100 miles à l'heure en avant de mon entrée et garrocher sa crisse de marde dans mon entrée de cour.
    Le 25 décembre : Joyeux Noël tabernacle ! Ils prédisent 25 cm de cette sacrement de crisse de marde blanche encore. Y a tu quelqu'un qui sait combien de Jésus-Christ de pelletées de neige 25 cm veut dire. Fuck le Père Noël, il n'a pas à pelleter le vieux tabernacle. Le gars de la souffleuse est venu me demander une donation. J'y ai calissé un coup de pelle dans la face le criss. Le docteur pense qu'il va survivre.
    Le 26 décembre : Il est tombé encore 12 cm de marde blanche. je deviens probablement aveugle de la blancheur ou encore je suis un cas sévère de dépression parce que ma femme commence à être regardable.
    27 décembre : Encore de la marde blanche hier soir. Ça fait trois jours qu'on n'est pas sortis sauf pour pelleter la tabarnak d'entrée à chaque fois que le câliss de sale passe avec son ostie de charrue. On peut pas aller nulle part, le char est pris dans une montagne de calvaire de marde blanche. Le gars de la météo dit qu'y va en tomber encore 20 cm à soir.
    28 décembre : Le criss d'innoncent d'la météo s'est trompé. On a eut 50 cm d'la câliss d'marde blanche. Si ça continue comme ça, ça sera pas fondue avant le mois d'août. La charrue est restée prise dans le banc de neige sur la route et l'ostie d'écoeurant qui la conduit est venu frapper chez nous pour demander s'il pouvait emprunter ma pelle. Après lui avoir dit que j'avais déjà passé au travers de 6 pelles pour pelleter toute la marde qu'il m'avait poussée dans l'entrée, J'y ai cassé la 7e sur sa criss de tête.
    Le 28 janvier: La toilette a gelé et le toit a commence à renfoncer. Si vous sortez dehors, ne mangez pas de neige jaune.
    Le 30 janvier : On a finit par sortir de la maison aujourd'hui. On est allé au magasin pour acheter de quoi manger et en revenant, un criss de chevreuil s'est braqué devant le char et je l'ai frappé. Criss de chevreuils! Comment ça se fait que les chasseurs les ont pas tous tués au mois de novembre?
    1er mai : J'ai emmené l'auto au garage en ville. Y'a toujours bien des criss de limites !!! Le tabarnak de char est tout rouillé à cause de l'ostie de calcium qu'ils mettent partout sur les chemins
    20 mai :  J'ai crissé le feu à la maison et je calisse mon camp en Floride pour toujours et Fuck la marde blanche. Je peux pas comprendre qu'il y a du monde assez innocent pour vouloir vivre dans un criss d’enfer comme le Québec !!!!!

    Sujets d'étude:
    1. Qu'est-ce qui montre que le narrateur commence à perdre patience. Qu'est-ce qui l'énerve le plus?
    2. Qu'est-ce qui est arrivé au chauffeur de la pelleteuse?
    3. Cherchez un autre exemple dans le texte qui montre que le narrateur se transforme en une bête féroce capable de tuer.
    4. À la fin du texte il y a deux situations qui montrent que la vie devient particulièrement pénible et difficile.
    5. Relevez et analysez les passages comiques du texte.
    6. Relevez le vocabulaire populaire et argotique et essayez de le traduire en français standard.
    7. Essayez de démontrer la dégradation de la situation par le choix des mots et du regsitre de langue.
    8. Traduisez la phrase "Le 24 décembre : Si je pogne l'enfant de chienne qui ronne la gratte, j'y fait faire 1000 pieds dans la neige à le tirer par les gosses." en français standard et en allemand.
    9. Comment l'histoire se termine-t-elle?
    Exercices

    Créativité

    • Inventez une dispute entre le chauffeur de la pelleteuse et le narrateur !
    • Rédigez  un commentaire sur la "belle neige" ou la "marde blanche" que vous appercevez au lever du jour. Puis, à tour de rôle, vous exprimez votre colère ou votre adoration devant la classe!
    • Formez plusieurs équipes et inventez des situations ou la vie en Floride se transforme également en cauchemar (soleil, aligators, tempêtes, inondations...). Une équipe décrira la situation initiale, c'est-à-dire la vie de rêve sur une belle plage... puis ça commence à chauffer...
    • Écrivez un article pour un journal dans lequel vous annoncez au public qu'un "maudit francais" a assassiné le chauffeur d'une pelleteuse !
    • Essayez de dessiner une image ou une caricature !
    • Inventez une petite poésie selon le modèle ci-dessous.


    Exemple

    Habiter à Québec
    quel plaisir d'abord,
    les chevreuils, la nature,
    mais j'ai vite eu tort.

    Quelques mois et la neige
    et la gratte m'embêtent,
    quel plaisir en Floride 'vec
    l' soleil sois honnête.

    J'emménage en Floride
    et  deux semaines après
    je constate c'est trop humide
    encore une fois, je m'en vais.

    Finalement pendant ma vie
    je chercherai le paradis,
    mais où es-tu mon paradis?
    Zut! - le poème est fini..
    Mon cher trésor
    La marde blanche
    Est comme une avalanche
    De la mort.

    Ma chère amie
    La neige blanche
    Est en revanche
    Un vrai paradis.

    La neige immaculée
    Est comme un champ de blé
    Où les fées
    Se promènent en été

    .......à vous


    Pour aller plus loin:

    Glossaire Québécois -> Français
    Dictionnaire québécois - français - anglais
    Lexique québécois
    Dictionnaire québécois - français en ligne (plus de 500 mots)

    http://perso.wanadoo.fr/fredak/dico/dicoquebec_liens.htm
    The Alternative Quebecois Dictionary




    Étude du vocabulaire québécois

    Dans l'histoire "Complainte d'un "maudit Français" on peut observer différents régistres de langue qui se superposent et l'auteur utilise en dehors du francais standard des "parlures" typiquement québécoises qui sont parsemées d'expressions argotiques, d'anglicismes et d'un langage qui est du ressort du code oral tres familier ou populaire.

    1. Relevez le vocabulaire populaire et argotique dans le texte et essayez de trouver la bonne traduction en français standard à partir des deux sites internet suivants: www.angelfire.com/pq/lexique/lexique.html et fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_québécois
    2. Dans l'histoire le narrateur utilise beaucoup de gros-mots. Notez-les et essayez de les traduire.
    3. Relevez les anglicismes et traduisez-les.
    4. Essayez d'expliquer à l'aide du texte ci-dessous pourquoi les Québécois utilisent les sacres («sacrer» signifie d'ailleurs «dire des gros mots»).
    5. On dit, on ne dit pas: utilisez "le parler québécois" et les sites lexicaux indiqués pour rédiger un petit texte en version francaise et en version québécoise. Puis lisez les textes à haute voix et essayez de les comprendre.
                   

    Les gros-mots québécois et comment les utiliser

    Un sacré langage
    « Qu’est-ce qu’un « sacre » ? C’est un blasphème ordinaire, lancé sans aucune intention sacrilège. Dans la langue des quartiers populaires, il renforce la pensée. Il est toujours tiré du vocabulaire de l’Église et met bizarrement en situation le tabernacle, le calice, le ciboire, l’hostie, etc. Ces mots prononcés sur un mode fortement exclamatif : « Tabarnak ! Kâliss ! Cibouère ! Stie ! » servent à manifester la colère, l’étonnement, la réprobation ou simplement à mieux scander les phrases les plus anodines, qui s’agrémentent ainsi de « Sakramant !, Calvère !, Batème ! » quand ce n’est pas du nom du Sauveur lui-même, prononcé « Kriss ! » et devenu un bien commode mot-outil. Comme d’autres « sacres » usuels, il se décline, se conjugue ; ainsi « se mettre en krisse », c’est se mettre en colère, « krisser son camp », c’est s’en aller, « décocrisser », défaire etc. Les variantes supplétives sont nombreuses : « Câline ! », « Batèche ! », « Tabarouette ! », « Tabarnouche ! », « Cibole ! » et autre formes décentes. Comme l’écrit Gérard Bessette dans Le Semestre, « il me reste au moins ça d’ incontestablement québécois : sacrer – quand je suis en brosse ou en maudit, le joual revient au galop ». (Au Québec : Guides Visa / Hachette, p. 30-31. )

    Au Québec, il y a beaucoup de références aux objets sacrés les  mots religieux  révélant ainsi l'omniprésence de la religion  («sacrer» signifie d'ailleurs «dire des gros mots»). Pourquoi ? Parce que la religion a occupé une place centrale au Québec jusqu'à dans les années 60. La religion catholique au Québec a été un des éléments qui a permis aux francophones de conserver une identité. Les gros-mots de la langue française du Québec, c’est-à-dire le fait de «sacrer»,  ont alors un rapport direct avec la position influente de l'Église catholique dans la vie des Québécois jusqu'à la Révolution tranquille (1960-1970).

    Le Québécois ne s'écrie pas "Nom de Dieu!" comme le Français, et  Il préfère "maudit!" à  "putain!", dans le même sens. Au lieu du "Nom de Dieu", il a à sa disposition un bon répertoire de "sacres". Un "sacre", c'est ni plus ni moins qu'un blasphème. Il faut, pour bien sacrer, faire appel au vocabulaire religieux. Le champ est large!

    Mais attention: Employez-ces mots seulement entre amis (ou pour ajouter de la gravité à une insulte) car ils peuvent choquer et sont jugés socialement inacceptables et très grossiers. Il y a les sacres "durs" et les sacres "doux".

    Les sacres durs les plus courants sont: crisse, tabarnacle ou tabarnak (sur les plages mexicaines, les Québécois sont connus sous le nom de "los tabernacos"), osti (oui, on l'écrit sans h), calvaire, câlisse, ciboire, viarge, baptême et sacramant. On peut les combiner pour doubler ou tripler l'effet: osti de câlisse ou Calisse de crisse de Tabarnak d'ostie de ciboire de marde blanche! On peut les sanctifier: saint-ciboire! maudit sacrement de tabernac à deux portes!

    Les sacres doux sont des espèces de versions ramollies des sacres durs, ils sont donc moins choquants mais ne s'utilisent pas dans n'importe quelle circonstance non plus. Les plus courants sont: tabarslaque, tabarnouche, calvasse, calvince, tabouère, clisse, crime, batèche, sacramouille, cibolaque, christie, etc.

    Les sacres peuvent être utilisés comme simple interjection (marquant la surprise, la douleur, la consternation). Ils peuvent être utilisés comme noms communs et deviennent alors des insultes (en mettant "un(e)" ou "le/la" devant). Ils peuvent qualifier (un calvaire de bon film), quantifier (il y en avait en tabarnaque) et certains sacres durs peuvent même servir de verbes (crisser, câlisser, décâlisser, déconcâlisser, etc.)

    J'aimerais insister sur le fait que ces mots peuvent s'avérer extrêmement choquants, même s' ils peuvent paraître plutôt inoffensifs et rigolos à des visiteurs étrangers. Ils s'utilisent dans un contexte très décontracté et amical, ou encore si vous voulez être très insultant (au risque de recevoir une claque sur la "yeule")!


    crisse (ou criss) (voir aussi câlice, tabarnac, ostie, calvaire et ciboire – les cinq sacres (jurons) les plus importants de la langue québécoise – à noter, pour les usages 1) et 2) tous ces sacres peuvent être employés)
    1) employé seul : putain, bordel. Syn. câlice, calvaire, ciboire, ostie et tabarnac. Les sacres sont souvent combinés, par exemple : criss de tabarnac, ostie de criss de calice !! 2) les sacres s’utilisent aussi fréquemment pour remplacer « très » : une crisse de bonne tarte aux pommes.  3) drôlement, vraiment: y sont bons en criss ! crisser (v.) : 1) mettre, jeter : où t’as crissé les bas que j’avais crissé là ??  je les ai crissés aux poubelles. Ah oui ? Ben moi j’vas te crisser à’ porte. Si tu fais ça, c’est moi qui  vas te crisser mon point dans’ face.  2) donner, coller : il lui a crissé une volée (raclée), le prof lui a crissé la pire note de la classe. Syn. câlicer. 3) laisser, quitter : il a crissé sa job et sa blonde là. Syn. dumper,flusher. décrisser (v.) : 1) endommager : l’hiver ça décrisse un char (voiture). 2) en parlant d’une personne, mal en point : y’é décrissé d’la vie depuis qu’sa blonde l’a laissé. Syn. : maganer (magané), décâlicer (décâlicé). 3) * partir brusquement, foutre le camp : ben si cé d'même, j'décrisse ! Syn. sacrer son camp. / un petit criss, une p’tite crisse (exp.) : personne détestable.



    crisse qui pisse!
    juron québécois
    euphemism for christ
    crissant, c'est c.
    c'est chiant
    it's a pain in the ass
    crisse, être en c.
    être fâché, en rogne
    to be pissed off, mad as hell
    crisser, s'en c.
    s'en foutre
    to not give a damn
    crisser le camp
    foutre le camp
    to get the hell out of here
    crisser en bas
    tomber par terre
    to fall down
    crisser
    foutre le camp
    to get the hell out of here
    câlice ! (juron)
    putain, bordel. Voir criss
    tabernacle!
    juron québécois
    God damn it! shit" swar word