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La
littérature du XXème siècle
Antoine de Saint-Exupéry : centenaire de sa naissance - Rassemblement de documents sur l'auteur du petit Prince Antoine-Marie-Roger de Saint-Exupery, Pilot, Poet, Man 1900 - 1944 Activités / Fiches / Ressources pour accompagner la Lecture du Petit Prince L'univers de l'allumeur des réverbères Saint-Expupéry: Andreas Gründwald: Cours sur le Petit Prince Cours d'Astrid Hillenbrand sur Antoine de Saint-Exupéry Informations précieuses sur l'auteur et son oeuvre Espace Saint-Exupéry Le texte intégral avec tous les dessins NiBiS - CD-ROM Le Petit Prince: Informations de l'éditeur Gallimard sur le Petit Prince Les fiches pédagogiques Gallimard sur le Petit Prince The little prince Biographie La Peste d'Albert Camus Albert Camus : une conscience Activités / Fiches et Ressources pour accompagner la Lecture de l'ÉTRANGER Eugène Ionesco: analyse de la "Cantatrice Chauve" Le sens de la vie dans les Rhinocéros de Ionesco 19ème siècle Textes littéraires du XIXème siècle
Les forceurs de blocus, Les Révoltés de la "Bounty", Robur le Conquérant Textes littéraires du XVIIIème siècle
Son histoire et sa vie Micromégas Le monde comme il va La Pucelle d'Orléans (1762) Traité sur la tolérance Candide, le texte 234SommaireLes thèmes Candide, 1er chapitre en hypertexte (en construction) Candide - une autobiographie? Candide ou l'optimisme de Voltaire Voltaire, Candide, Analyse du 3ème chapitre Voltaire, Candide, chapitre XVIII : Ce qu'ils virent dans le pays d'Eldorado: Commentaire L'ingénu Voltaire contre Rousseau: La querelle des philosophes L'affaire Calas Dossier Voltaire: Furie en Languedoc Lettres persanes, texte intégral (Athéna) Lettres persanes, texte intégral (Gallica) Lettres persanes, édition André Lefèvre Les lettres persanes Les lettres persanes, version rtf Lecture en hypertexte avec des exercices interactifs (Hot Potatoes): Lettre XXIX et XXX Présentation (P. Lavergne): Structure, personnages, satire, l'idéal de Montesquieu, lectures, liens Études sur les lettres persanes 23 4 5 6 Montesquieu (ENS Lettres et Sciences Humaines de Lyon) Montesquieu, biographie, notices et exposition (La Brède-Montesquieu) Montesquieu, les théories politiques (Marcel Stoessel) De l'esprit des lois, Livre XX-XXIII Diderot: Récits, textes philosohpiques et politiques 17ème siècle Textes littéraires du XVIIème siècle
Reconstitution de fables de Jean de la Fontaine (jeu interactif) Les obsèques de la Lionne - Double-cliquez sur n'importe quel mot pour obtenir davantage d'informations 16ème siècle Textes littéraires du XVIème siècle
Auteurs didactisés 1. Antoine de Saint-Exupéry - Le Petit prince - L'auteur, sa vie, ses oeuvres et l'actualité des manifestations.
Antoine-Marie-Roger de Saint-Exupery, Pilot, Poet, Man 1900 - 1944 Activités
/ Fiches / Ressources pour accompagner la Lecture du Petit Prince FICHES POUR ACCOMPAGNER LE PETIT PRINCE : 1. Conseils pour LIRE un chapitre du Petit
Prince. 2. Albert Camus: Sa vie et son oeuvre Tout ce que vous désirez connaître à
propos de
Camus
: sa vie, son œuvre... L'Etranger : Génèse et
réception La
Peste
d'Albert Camus Einleitung Albert
Camus
: une conscience Activités
/ Fiches et Ressources pour accompagner la Lecture de
l'ÉTRANGER 3.Baudelaire / Verlaine / Rimbaud
4.Arthur
Rimbaud: Biographie, Bibliographie, Travaux critiques et Etudes,
Editions
de l´Oeuvre Le site RimbaudWeb est destiné à tous les
passionnés
de Rimbaud, de poésie et d'histoire littéraire. Il
s'adresse
autant aux amateurs, universitaires et chercheurs, qu'aux
collégiens,
lycéens et à leurs enseignants. Sommaire TEXTES CHRONOLOGIE LIEUX PERSONNAGES L'index général du site : plus de 600 références. Présentation Arthur Rimbaud, poète et voyageur des Ardennes à
l'Abyssinie. 6. La Fontaine - l´intégralité de son oeuvre
Toutes les Fables de Jean de la
Fontaine 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 7.Les
oeuvres complètes de Voltaire
"Je pensais qu'il était bizarre (Extrait du "Solitaire", 1973) Eugen Ionescu naît le 26 novembre 1909 (le 13 selon le calendrier orthodoxe) à Slatina (Roumanie) située à 150 km de Bucarest. De nombreuses sources situent sa naissance en 1912. L'erreur est due à une "coquetterie" de l'auteur. Celui-ci a confié a Emmanuel Jacquart (peut-être le biographe le mieux documenté d'Ionesco et à qui je dois bon nombre d'informations dans cette page) s'être rajeuni de trois années après avoir lu une déclaration du critique Jacques Lemarchand qui, à l'aube des années 50, saluait l'avènement d'une nouvelle génération de jeunes auteurs, parmi lesquels figuraient Ionesco et Beckett! Son père, juriste roumain, s'appelait également Eugen Ionescu. Sa mère était française et s'appelait Thérèse Ipcar. Peu de temps après la naissance d'Eugène, la famille s'installe à Paris, où le père poursuit ses études et devient par la suite docteur de la Faculté de Droit de Paris. Naissance de la petite soeur d'Eugène le 11 février 1911 (un an plus tard naît un petit frère, Mircea qui meurt à l'âge de 18 mois suite à une méningite). En 1914, il habite Square Vaugirard. A l'âge de quatre ans, il est déjà grand amateur de Guignol. Son père retourne à Bucarest en 1916, au moment où la Roumanie entre en guerre. Mais sa femme et les petits enfants restent à Paris et doivent se débrouiller seuls, mais toutefois avec le soutien des grands-parents maternels des enfants. Après la fin de la Grande Guerre, on n'a toujours pas de nouvelles du père, et on le croit mort au combat. A la fin de la guerre, la mère et ses enfants habitent l'hôtel du Nivernais, rue Blomet (au 4e, puis au 6e étage) dans le 15e arrondissement. La santé d'Eugène étant fragile, sa mère le met en pension à la campagne, à La Chapelle Anthenaise (Mayenne), où il reste de 1917 à 1919 avec sa petite soeur, Marilina. Dans les écrits de Ionesco, cette période fut la période la plus paisible et harmonieuse de sa vie. Sa soeur et lui retournent à Paris et habitent maintenant un appartement exigu, sombre et humide rue de l'Avre, Paris XVe, avec la mère et les grands-parents. Il y écrit une pièce "héroïque" en deux actes (32 pages d'un cahier d'écolier) et un scénario comique. Ces textes sont malheureusement perdus. Il fréquente l'école de la rue Dupleix En fin de compte, son père n'était pas mort au front. Il n'avait même pas du tout été soldat, mais avait obtenu un poste d'inspecteur de la sûreté à la police de Bucarest. En 1917, il se remarie et la même année il devient inspecteur général. Il s'était toujours débrouillé pour être du côté du pouvoir changeant (Averesco, Codrianu, la garde de fer, les nazi, les communistes) parce qu'il pensait que le pouvoir a toujours raison. Usant et abusant de sa position dans la police et prétextant que sa femme s'était installée à l'étranger, il avait obtenu le divorce, et même la garde des enfants. Il s'était ensuite remarié et exigeait maintenant que les enfants lui soient remis. Eugène retourne donc, en mai 1922, en Roumanie avec sa soeur. Il apprend le roumain et fréquente le collège Sfântul Sava (Saint-Sava) de Bucarest et passe ensuite le baccalauréat au lycée de Craiova en 1928. Les relations avec la famille du père n'était pas bonne. Surtout pas avec la belle-mère qui n'aimait pas les enfants et avait fini par chasser la soeur d'Eugène qui est retournée vivre avec sa mère, qui s'était installée à Bucarest. Son père, qui était pourtant riche, n'a jamais accepté de payer de pension alimentaire pour elle. En 1926, Eugène quitte la maison paternelle après une dispute violente et retourne également vivre avec sa mère, qui travaille maintenant comme employée de banque à Bucarest. Lorsque Marilina abandonne le lycée, sa mère la fait engager comme dactylo à la banque. Marilina passera tout le reste de sa vie en Roumanie. Elle se marie deux fois et n'a pas d'enfants. Elle n'entretient très peu de contacts avec Eugène après son retour en France en 1938. Eugène a une chambre meublée chez la soeur de son père. Celui-ci lui donne de l'argent de temps en temps et use de ses relations pour lui faire attribuer une bourse d'études. Il insiste pour que son fils soit ingénieur, mais Eugène s'intéresse plus à la littérature et à la poésie. En 1928, il débute comme poète dans Bilete de papagal (Billets de perroquet), revue quotidienne, fameuse par son format minuscule et prépare, de 1929 à 1933, une licence de français à l'Université de Bucarest. Il écrit son premier article (sur Ilarie Voronca) dans la revue Zodiac en 1930. Il fait connaissance de Rodica Burileanu, étudiante en philosophie et en droit. En 1931, il écrit Elegii pentru fiinte mici (Elégies pour des êtres minuscules), plaquette de vers, influencés par Francis Jammes. Entre 1928 et 1935, il écrit des articles dans les revues Vremea (Le Temps), Azi (Aujourd'hui), Floarea de Foc (La Fleur de Feu), Viata Literara (La Vie Littéraire), România Literara (La Roumanie Littéraire), l'hebdomadaire anti-fasciste Critica, Axa (l'Axe), Fapta (Le Fait), Ideea, Româneasca et Zodiac. 1933 Collaboration à Facla (Le Flambeau) et à l'Universul Literar (L'Univers littéraire). 1934 Nu (Non), (articles et de pages de journal). Ce recueil d'essais critiques contestataires provoque un énorme scandale dans le monde littéraire roumain, par son action destructrice, subversive, menée avec beaucoup de verve et de sarcasme, contre les valeurs consacrées de la littérature roumaine: Tudor Arghezi, Ion Barbu, Camil Petrescu, Mircea Eliade. Le volume reçoit un prix des éditions des Fondations royales, accordé par un jury présidé par le critique et théoricien de la littérature Tudor Vianu. Le 8 juillet 1936: Mariage avec Rodica Burileanu. Voyage de noces à Constanza et en Grèce. Trois mois plus tard, sa mère meurt d'une congestion cérébrale. Eugène travaille maintenant comme professeur de français à Cernavoda. Il professe au séminaire orthodoxe de Curtea de Arges, puis au séminaire central de Bucarest. Il est détaché au Ministère de l'Education nationale où il dirige le service des relations avec l'étranger. De 1937 à 1938, il assure la rubrique critique de la revue Facla. Ecrit aussi dans Universul Literar, le quotidien culturel Rampa (La Rampe), Parerile Libere (Opinions libres). A propos de son père: "la dernière fois que je l'ai vu, j'avais terminé mes études... j'étais marié... Il respectait l'Etat, je détestais l'Etat. Il m'avait traité d'enjuivé - il vaut mieux être enjuivé que con!" Son article "Le vocabulaire de la critique", paraît dans Vremea en 1938. La même année, il obtient une bourse du gouvernement roumain pour préparer à Paris une thèse (jamais terminée) sur : Le thème du péché et le thème de la mort dans la poésie française depuis Baudelaire. A Paris, il s'intéresse aux écrits d'Emmanuel Mounier, Berdiaev, Jacques Maritain, Gabriel Marcel. 1939 Il rencontre Henri Thomas et le groupe de la revue Esprit. Voyage à Marseille (rapports avec les Cahiers du Sud et Léon-Gabriel Gros). Envoie de Paris des correspondances à la prestigieuse revue mensuelle littéraire et scientifique Viata Româneasca (La Vie roumaine). Retourne en visite à la Chapelle-Anthenaise. A la déclaration, la même année, de la 2e Guerre mondiale, il retourne en Roumanie. Il travaille comme professeur de français au lycée Sfântul Sava de Bucarest. Vu la situation en Roumanie, qui était pourtant vaincue et occupée, il regrette amèrement d'avoir quitté la France et après de nombreuses tentatives échouées, il retourne finalement, en mai 1942, en France avec sa femme, grâce à des amis qui l'aident à se procurer des papiers. Ils habitent d'abord à l'Hôtel de la Poste à Marseille. Grandes difficultés financières. Il traduit et préface le roman Urcan Batrânul (le Père Urcan) de Pavel Dan (1907-1937). Eugène Ionesco est nommé aux services culturels de la Légation royale de Roumanie à Vichy. Il finira attaché culturel. Sa fille Marie-France naît le 26 août 1944. En mars 1945, ils s'installent 38, rue Claude-Terrasse, Paris 16e (où ils résideront jusqu'en 1960). La vie était difficile et le travail précaire en cette période. Il travaille comme correcteur dans une maison d'éditions administratives. De 1945 à 1949, il traduit les oeuvres de Urmoz (1883-1923), poète roumain, précurseur du surréalisme, de la littérature de l'absurde et de l'anti-prose. La famille Ionesco reçoit, pendant cette période, un secours financier d'une parente. Son père meurt en octobre/novembre 1948 (12 ans après sa mère). Il commence, en 1948, à écrire la pièce qui sera intitulée La Cantatrice Chauve, et qui sera représentée pour la première fois au Théâtre des Noctambules, le 11 mai 1950, dans la mise en scène de Nicolas Bataille. Ce fut loin d'être un succès. Seuls une poignée d'intellectuels l'appréciaient et l'appuyaient. Ionesco fréquente Breton, Buñuel, Adamov et Mircea Eliade. Il se fait naturaliser français. Le 4 août 1950, Ionesco joue le rôle de Stepan Trofimovitch dans Les Possédés de Dostoïevski, mis en scène de Nicolas Bataille. Il adhère, par goût de la drôlerie, de l'aventure et du nihilisme, au Collège de Pataphysique (avec Boris Vian, Raymond Queneau, Jacques Prévert, Marcel Duchamp et Michel Leiris). Grand nombre de ses oeuvres seront publiées dans les Cahiers du Collège de Pataphysique. 1958 fut l'année de la "Controverse londonienne" où Ionesco défend son théâtre et sa vision du théâtre dans une virulente polémique avec le critique anglais, Kenneth Tynan du Observer. En 1959, il participe aux entretiens d'Helsinki sur le théâtre d'avant-garde. La même année, il reçoit le prix de la critique au Festival de Tours. De 1960 à 1964, les Ionesco résident 14, rue de Rivoli, Paris 1er. Il est consacré Chevalier des Arts et Lettres en 1961 et reçoit en 1963 le Grand Prix Italia pour la version ballet de La Leçon. 1965 Voyage à bord du France, au cours duquel est représenté Délire à deux, mis en scène par Nicolas Bataille. 1966 Conférence-spectacle au Théâtre de France, au cours de laquelle Maria Casarès, Jean-Louis Barrault et Ionesco lisent des textes inédits. La même année, il reçoit le Grand Prix du Théâtre de la Société des Auteurs pour toute son oeuvre. Le 8 mai 1969, il reçoit le Prix littéraire prince Pierre de Monaco et la médaille de Monaco, et en décembre le Grand Prix national du théâtre. 1970, 22 jan. Election à l'Académie française, au fauteuil de Jean Paulhan. et devient Chevalier de la Légion d'Honneur. Il reçoit également le Grand Prix autrichien de la littérature européenne. 1971, 25 fév. Réception à l'Académie française. Discours de réception d'Eugène Ionesco et réponse de Jean Delay. Ionesco prononce le discours d'ouverture du festival de Salzbourg en 1972. Le 30 avril 1973, il reçoit le prix de Jérusalem pour l'ensemble de son oeuvre et notamment "Rhinocéros", et, en juin, la médaille de la ville de Vichy. En 1974, il devient docteur honoris causa de l'Université de Warwick (UK) et en mars 1975 de l'Université de Tel-Aviv. Il reçoit la médaille Max Reinhardt en août 1976 lors de la célébration du 50e anniversaire du festival de Salzbourg. En novembre il assiste, avec Tom Bishop, Emmanuel Jacquart, Françoise Koutilsky et Rosette Lamont, à une table ronde à l'Université de New York, devant 900 personnes. Décade Ionesco à Cerisy-la-Salle du 3 au 13 août 1978 que le dramaturge honorera de sa présence pendant quelques jours. Colloque organisé par Marie-France Ionesco et Paul Vernois. Pendant une dizaine de jours, un grand nombre de spécialistes de Ionesco se sont retrouvés dans un château en Normandie (Claude Abastado, Roger Bensky, Mircea Eliade, Martin Esslin, Henri Gouhier, Jeanyves Guérin, Gelu Ionesco, Emmanuel Jacquart, Pierre Larthomas, Michel Lioure, Yves Moraud, Jean Onimus, Michel Pruner, Paul Vernois, Colette Weil). Les communications furent publiés sous le titre Ionesco: Situation et perspectives. L'auteur de ce site internet y assista également sur invitation personnelle d'Eugène Ionesco. En janvier/février 1982, Ionesco donne une conférence à l'Université de Bonn où il reçoit les insignes de l'ordre du Mérite allemand. Le 15 décembre 1982: représentation de Freshwater au Centre Georges-Pompidou, pour fêter le centenaire de la naissance de Virginia Woolf. Adaptation et mise en scène de Simone Benmussa, avec la distribution suivante: Jean-Paul Aron, Florence Delay, Guy Dumur, Viviane Forrester, Eugène et Rodica Ionesco, Alain Jouffroy. La pièce sera reprise plusieurs fois: les 20 et 21 oct. 1983 à la New York University (où s'ajoutent à la distribution: Erika Kralik, Joyce Mansour, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, S. Wilson), le 7 nov. 1983 au Théâtre du Rond-Point, les 26 et 27 nov. 1983 à Londres, au Riverside, et les 4-5 juillet 1984 au festival de Spoleto. Les 21-23 avril 1983, à la septième réunion de l'Académie américano-roumaine des Arts et des Sciences, à Davis, en Californie, présidée par Richard Coe, Ionesco est l'invité d'honneur. Participent également Martin Esslin et Emmanuel Jacquart. La santé d'Eugène Ionesco reste fragile. En février 1984 il est hospitalisé et reste dans un coma diabétique pendant deux jours. Il effectue cependant, plus tard la même année, des voyages et donne des conférences dans plusieurs pays d'Europe et aux Etats-Unis. Il devient Officier de la Légion d'Honneur. Le 16 avril 1985, Ionesco reçoit deux médailles, celle de la Mayenne et celle de la Flèche, sous-préfecture de la Sarthe. En mai, il reçoit le prix International d'Art contemporain de Monte-Carlo. Il est membre du jury de la Biennale du film à Venise. En 1986, il reçoit le prix T. S. Elliot-Ingersoll pour une écriture créative à Chicago, en présence de Saul Bellow et Mircea Eliade. Il se rend ensuite à Berne où il participe activement à une réunion en faveur des droits de l'homme. En juillet, il peint à Saint-Gall, en Suisse. Il y retourne pour peindre en février 1987. Le 23 février 1987, le Théâtre de la Huchette fête le trentième anniversaire du Spectacle Ionesco, en présence d'Eugène et Rodica Ionesco ainsi que des comédiens qui, au fil des ans, se sont relayés pour jouer La Cantatrice Chauve et La Leçon. En mars, il reçoit la médaille de la ville de Paris et en octobre deux médailles d'or: celle de Saint-Etienne et celle de Saint-Chamond. En février 1989, Eugène Ionesco est de nouveau hospitalisé, ce qui l'empêche d'intervenir en personne pour défendre les droits de l'homme en Roumanie. Sa fille lit son réquisitoire contre le régime roumain à sa place. Début mars, 710 écrivains, dont Ionesco et Beckett, signent une déclaration pour soutenir le droit de tous à s'exprimer. Le 7 mai, Eugène Ionesco et Jacques Mauclair reçoivent chacun un Molière. Le 30 décembre, Ionesco et Cioran deviennent membres d'honneur de l'Union des écrivains. Le 27 nov. 1992, l'Université de Silésie, Uniwersytet Slaski, Katowice, Pologne, décerne à Eugène Ionesco le titre de docteur honoris causa. La cérémonie a lieu à Paris. Ionesco était membre du C.I.E.L. (Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés) qui milite pour l'application des Droits de l'homme dans tous les pays et pour la liberté des savants, écrivains et artistes. Eugène Ionesco meurt le 28 mars 1994 à son
domicile
à
Paris. Il est enterré au Cimetière de Montparnasse. ... mais son oeuvre est toujours là. Théâtre d'Eugène IONESCO pièce par pièce La cantatrice chauve La leçon Les Salutations Jacques ou la soumission L'avenir est dans les oeufs Les Chaises Le Maître Le Salon de l'automobile Victimes du devoir La nièce épouse Le Rhume onirique La jeune fille à marier Amédée ou Comment s'en débarrasser Le nouveau locataire Le Tableau L'impromptu de l'Alma Tueur sans gages Rhinocéros Scène à quatre Délire à deux Le Piéton de l'air La Colère Le Roi se meurt Apprendre à marcher La Soif et la Faim Le grand siècle ou les grands airs La lacune L'Oeuf dur Pour préparer un oeuf dur Le jeune homme à marier Jeux de Massacre Macbett Ce formidable bordel! L'Homme aux valises Voyages chez les morts Le Vicomte Autres sites intéressants •"Die Nashörner". Rhinocéros (le récit) traduit en allemand par Hartmut Gatzke. •Extrait de La Leçon •"Le feu" (Scène de Mary) Extrait de La Cantatrice Chauve •"Le rhume" (Scène du pompier) Extrait de La Cantatrice Chauve •"Delirio de dos" (Extrait de Délire à deux - en espagnol) •Dernière scène de Le Roi se meurt •Herbert Reinecker: "Der Kommissar: Die ionescoescen Dialoge in: "Ende eines Tanzvergnügens" •Présentation de la représentation de "Rhinocéros" le 6 mai 1998 à Villeneuve d'Ascq (Nord) Critiques •The meaning of life in "Rhinoceros", by David Dunson (Traduction en français) •Trois critiques de Rhinoceros (sept. 96 à Los Angeles) •Bald Jack, or Is It The Soprano Submission?: Ionesco's Personal Explorations of Language, Meaning, and Life Revolutionize Theatre by Jane K. Dominik •"A Crying Need To Fly": (sur le Piéton de l'Air) - Etude faite par un étudiant américain •"Zu Ionesco" - article (en allemand) sur le langage et Ionesco par Elfriede Jelinek •"L'essentialisme est un humanisme" Thèse (in extenso) de Søren Olsen. Une comparaison entre le personnage solitaire de la Nausée de Jean-Paul Sartre et de la nausée du personnage du Solitaire d'Eugène Ionesco. (187K) Divers •Malaspina Great Books; bibliography. Une mine
inépuisable de
bibliographie, située au Canada. •Shay Goosens tente une
approche
psychologique à la vie d'Ionesco dans ce site intéressant
•The Samuel Beckett Homepage Très beau site avec des graphiques
à effets spéciaux. Beaucoup d'informations et de links.
•Katharenas
realm Site (en anglais) consacré à l'existentialisme et
aussi
au théâtre de l'absurde. Un plaisir pour les yeux!
•Literary
Listserv Discussion Web-chat sur Ionesco. A vous de juger la
qualité
des interventions. •Ex-roumains célèbres
•Présentation
de Ionesco, de La Leçon et de la Cantatrice chauve en allemand
•Article
bref sur Ionesco dans l'encyclopédie Encarta •Message
d'Eugène
Ionesco pour la Journée Mondiale du Théâtre le 27
mars
1976 •7 quotations •Une histoire du Théâtre
français
contemporain (1940-1980) par David Bradby, Université de Lille
•Moustache
à La Joconde - Enfin une explication accessible (en
suédois)
de ce que c'est que la pataphysique! •Page très
élaborée
(en allemand) sur "Pataphysik, Symbolismus, Surrealismus"
(centré
sur Alfred Jarry) •Hommage à Boris Vian Très belle
présentation
des multiples facettes de Boris Vian, faite par Anita Nguyen. Mis
à
part le fait d'être amis, une chose que Ionesco et Vian avaient
en
commun, était leur intérêt pour la Pataphysique
•Brève
introduction en anglais au théâtre de l'absurde •Achetez
cette
lithographie (en couleurs) - faite par Eugène Ionesco: Analyse
de la "Cantatrice Chauve" Le sens de la vie dans les Rhinocéros de Ionesco
Cet essai a été rédigé par David Dunson, dont le texte original en anglais est disponible sur son site. Il est ici traduit par mes soins avec son aimable autorisation. Les extraits en français de "Notes et contre-notes" ont été gracieusement fournis par Søren Olsen. Merci de me signaler toute erreur (je ne suis pas angliciste professionnel :) La pièce Rhinocéros, écrite par le dramaturge absurdiste Eugène Ionesco, reflète une vision qui tient l'univers pour définitivement insensé, irrationnel et absurde. Dans son essai "Notes et contre-notes", Ionesco écrit :"Je me vois déchiré par des forces aveugles, montant du plus profond de moi, s'opposant en un conflit désespérant, sans issue . . . je ne puis évidemment pas savoir qui je suis, ni pourquoi je suis." Ionesco écrit ses pièces pour faire état de ses conflits intérieurs avec ce qu'il voit comme un univers incompréhensible, et exprimer également ses difficultés à accepter sa propre existence. Il affirme, à propos de son oeuvre théâtrale: "Je tâche de projeter sur scène un drame intérieur. . . Je ne veux que traduire l'invraisemblable et l'insolite, mon univers." (Notes et contre-notes). Dans sa pièce Rhinocéros, Ionesco révèle ses craintes en la barbarie latente dans le coeur humain et, à travers le personnage de Bérenger, il se projette aussi lui-même avec ses propres conflits dans sa pièce. Pour représenter clairement ses thèses, Ionesco utilise nombre de techniques dramatiques originales. A travers celles-ci, Ionesco présente une peinture visuelle des conflits existentiels sous-jacents de la pièce. Les divers éléments dramatiques et thématiques de l'oeuvre se combinent pour former une image du monde intérieur chaotique et incohérent de Ionesco. Une méthode par laquelle Ionesco communique ses thèmes est l'absurdité des personnages (en dehors de Bérenger) dans les premier et second actes. Ce ridicule apparaît particulièrement à travers leurs réactions face aux deux rhinocéros qui passent à toute allure devant le bistrot‚ au premier acte. Les gens disent, presque simultanément, "Oh, un rhinocéros!" puis "Ça alors !" Leurs commentaires sont tous très similaires, et ils semblent incapables de formuler des réflexions originales. Nous voyons déjà à ce point de la pièce quelque chose d'un "esprit de masse" à l'oeuvre, dans lequel chacun répète sans réfléchir les mots et les actes d'un autre. Au fil du dialogue il devient clair que personne ne voit dans les rhinocéros des présages d'une tendance à venir ou ne saisit la signification derrière leur apparence. Après avoir vu le premier rhinocéros, la Ménagère panique, déboule sur la scène et lâche son panier de provisions. La femme de l'Epicier voit le rhinocéros uniquement comme un instrument de vengeance contre la Ménagère qui n'achète pas chez eux. Le Vieux Monsieur affiche seulement un intérêt passager pour le rhinocéros. Il est surtout intéressé à gagner l'affection de la Ménagère en l'aidant à rassembler ses provisions éparpillées. (Tandis qu'elle finit de tout ramasser et s'apprête à partir, il propose de l'accompagner.) Après que le second rhinocéros a écrasé le chat de la Ménagère, celle-ci entame un deuil pitoyable qui se poursuit jusqu'à ce que le Logicien énonce le problème du rhinocéros à la fin du premier acte. Ces personnages périphériques, déterminés, sont incapables de comprendre la signification des rhinocéros, et c'est ce manque de réflexion qui assure leur transformation finale. En plus de ridiculiser l'étroitesse de vue des personnages, Ionesco tourne en dérision ceux d'entre eux qui ont des prétentions à la sensibilité et à la logique. Leur raisonnement n'est rien qu'une farce, rendue dans certains cas plus ridicule encore par la croyance égotiste en leur propre supériorité intellectuelle. Ce groupe de personnages consiste principalement en Botard et le Logicien. Le Logicien est considéré comme la personne la plus sage et la plus raisonnable parmi les personnages du premier acte, et tous se tournent vers lui pour résoudre leur débat sur le rhinocéros. Ses réponses à leurs questions, en plus de sa précédente "démonstration" que Socrate était un chat, révèlent l'inanité de ses propositions logiques. Botard, bien qu'il ne soit pas autant estimé de ses collègues, s'enorgueillit de son "esprit méthodique ," et s'attache à une vision précise, scientifique de la vie. Il méprise les rumeurs sur les rhinocéros et les attribue à l'imagination des journalistes. Même après avoir vu un rhinocéros, Botard affirme : "Je ne vois rien du tout. C'est une illusion." . Lorsqu'il devient tout à fait clair que Botard avait tort, il nie avoir jamais douté de l'existence des rhinocéros. Il prétend avoir suivi le problème depuis le début, et il affirme en outre savoir qui est responsable. Il refuse d'admettre ses erreurs, et il se contredit en lançant des accusations totalement infondées, pour éviter d'avoir à le faire. A travers l'illogisme de Botard et du Logicien, Ionesco propose sa thèse que le raisonnement humain, en dépit de ses prétentions au contraire, est essentiellement absurde. Son monde intérieur est irrationnel et absurde, et Ionesco ne distingue aucun ensemble primordial de règles logiques liant l'univers en un tout compréhensible. D'après Ionesco, le raisonnement humain est incapable d'apporter de l'ordre au monde car il ne se ramène à rien de plus que des inepties. Ainsi, Ionesco introduit ses thèmes par le biais de l'interaction entre tous les personnages, qui se révèlent complètement irrationnels. Un autre support dont Ionesco se sert pour véhiculer ses idées est le personnage de Bérenger. Les luttes de Bérenger avec la vie reflètent celles de Ionesco lui-même. Lui, bien plus que n'importe quel autre personnage, perçoit la réalité de la vie, et il boit pour fuir cette vision. Dans la première scène surtout, Bérenger semble déconnecté des évènements se produisant autour de lui. Il accorde peu d'attention au premier rhinocéros, et donne l'impression d'être généralement incohérent. Lorsqu'on le presse de se prononcer sur la provenance du rhinocéros, Bérenger lâche finalement: "Peut-être s'est-il abrité sous un caillou? . . . Peut-être a-t-il fait son nid sur une branche desséchée?". Bérenger se révèle en même temps détaché et désintéressé de la vie en général. il dit à son ami Jean que "la vie est un rêve", et il affirme plus loin : "Je me demande moi-même si j'existe!". De tels soucis existentialistes reflètent l'intérêt de Ionesco pour les problèmes physiques de sa propre existence. Bérenger représente Ionesco également sur d'autres points. Comme Ionesco, il cherche un sens et une vérité définitifs à la vie. Bérenger admire ses amis, surtout Jean, et s'adresse à eux pour trouver ce qu'il cherche. Il ne peut les comprendre car ils sont insensés et ineptes, mais il présume qu'ils sont trop sages et bien avisés pour qu'il les comprenne. Il sait qu'il n'a pas trouvé de vérité ultime à la vie, mais il s'imagine que s'il pouvait devenir intelligent comme le Logicien ou cultivé comme Jean, il trouverait ce qu'il cherche. Son admiration envers ses amis fournit des indices sur la raison pour laquelle il est tellement scandalisé quand ils commencent à se transformer en rhinocéros. Il a confiance en eux, et il s'efforce de devenir comme eux. Quand ils deviennent rhinocéros, Bérenger est déçu et éprouve le sentiment d'une trahison personnelle. Il dit, après la mutation de Jean en rhinocéros, "Jamais je n'aurais cru ça de lui, jamais!". Bérenger ne peut comprendre la raison de la transformation de Jean, et il tente de la rationnaliser en affirmant que Jean a eu "un accès de folie". Bérenger est particulièrement affolé quand le Logicien se transforme parce qu'il pense que le Logicien aurait pu prouver à Dudard que les rhinocéros sont intrinsèquement mauvais et pas seulement un phénomène naturel. Le monde de Bérenger s'obscurcit d'un cauchemar envahissant tandis que ses amis succombent un à un aux rhinocéros. Sa foi en la raison, la culture et enfin l'amour est lentement mais inexorablement anéantie. Il se retrouve de la sorte seul, abandonné dans un univers hostile et incompréhensible. En dehors des éléments de base de l'intrigue, Ionesco utilise beaucoup de techniques dramatiques non traditionelles pour mettre en scène l'absurdité de la vie. La plus évidente est l'emploi du rhinocéros en tant que métaphore de la barbarie essentielle des êtres humains, et aussi de l'absurdité de l'univers. A l'époque où cette pièce fut écrite, on n'aurait pas employé en dramaturgie une image aussi sauvage et brutale que le rhinocéros. Le rhinocéros contraste violemment avec les images de beauté et de noblesse qui caractérisaient les pièces des époques antérieures. Plusieurs objets matériels différents tombent ou sont détruits dans la pièce, ajoutant à l'effet visuel violent des rhinocéros. Par exemple, le chat de la Ménagère est écrasé, et Bérenger passe à travers le mur lorsqu'il fuit l'appartement de Jean. De même, le dialogue logique et ordonné est écarté dans la première scène, et les conversations intercalées contribuent à donner l'impression de chaos. Ionesco use de telles techniques pour donner l'expression sensorielle de son propre trouble intérieur. Comme nous l'avons vu, les thèmes de Rhinocéros sont présentés à travers les techniques dramatiques et rhétoriques, l'absurdité des personnages secondaires, et les luttes existentielles du rôle principal, Bérenger. Inexorablement, les croyances et les espoirs de Bérenger pour se corriger sont battues en brèche, et finalement il ne lui reste rien d'autre à faire que crier son défi contre un monde hostile. Il est incapable de trouver un sens définitif à la vie car, d'après Ionesco, il n'y a aucun sens à lui trouver. David Dunson (21/05/93) Les personnages Cette pièce comporte 17 personnages, un chat et des rhinocéros, que l'on peut classer en quatre catégories en fonction de leur caractère : I.Les personnages sans nom (la Ménagère, la Serveuse, l'Epicier...) permettent d'inscrire l'intrigue dans le cadre d'une réalité anonyme ; II.Les noms d'animaux (Monsieur Papillon, Madame Boeuf, Dudard) sont ceux de personnages sérieux, dont le patronyme évoque ironiquement l'animalité ; III.Les noms propres codés qui contiennent un jeu de mot révélateur : •Jean : incarnation du conformiste, il représente les "gens", le "on" indifférencié ; •Bérenger : c'est l'homme en proie à l'angoisse, celui qui est "dérangé"; •Daisy : image de la femme, du désir ; •Botard : l'esprit sceptique deviendra un militant, comme
l'annoncent
des lettres du mot "botte" dans son nom ; IV.Les animaux : le chat représente les minorités, premières victimes de toute dictature, les rhinocéros sont la masse uniforme qui écrase. Elle se révèle bientôt composée d'êtres humains qui ont renoncé à l'apparence humaine et à la liberté d'esprit. Chacun des personnages a un rapport particulier avec la parole. Monsieur Papillon, le Logicien, Jean et Botard expriment des vérités généralement creuses. Le Vieux Monsieur, Daisy, Bérenger et la Ménagère traduisent par leur discours une certaine volonté de communiquer, à rester dans le monde humain. Le personnage principal semble être Bérenger,
l'anti-héros,
homme inadapté à tout ordre (il est alcoolique et
paresseux),
se différenciant des autres dans l'utilisation du langage.
Cependant,
au vu du titre et de l'importance des rhinocéros, on peut penser
que ce sont eux qui détiennent le premier rôle dans la
pièce. Présentation de la représentation de "Rhinocéros" le 6 mai 1998 à Villeneuve d'Ascq (Nord) Certains diront que monter du Ionesco, c'est choisir la simplicité : en effet, les ouvertures possibles en terme d'interprétation du texte sont nombreuses. On se dirait facilement que tout y est permis... On imagine un ensemble d'acteurs divaguant sur le flot des répliques insolites, s'autorisant tous les débordements que la réalité empêche... Quelle sinécure ! Mais l'insolite n'implique pas l'anarchie ; chacun de ses détails doit correspondre à un ensemble, une nouvelle réalité, imaginée de toute pièce ! Nous étions des interprètes, avec Rhinocéros, nous nous sommes offert la possibilité de composer, de "créer" tout en suivant la rassurante écriture d'un auteur dont le talent n'est plus à démontrer. La société que présente Ionesco est autre. Elle est devenue la nôtre tout au long de cette année. Amenés à réfléchir sur l'identité du rhinocéros, nous l'avons rencontré dans un univers léger, superficiel, stéréotypé à souhait, avec de petites personnes et de grands esprits. Qu'est-il sinon la résignation du quotidien, la paresse de réfléchir, la soumission qui décharge du souci de décider ? C'est l'animal qui sommeille en chacun de nous, avec ses instincts faciles. Mais la facilité, la soumission peuvent augurer du pire... Ce monde hanté par les rhinocéros est presque
semblable
au nôtre, avec ses différences et ses
indifférences,
ses fous et ses sages, ses révoltes et ses soumissions. Il en
serait
le reflet s'il n'y avait ce presque : n'oublions jamais qu'il existe un
homme grand en chacun de nous, un homme avec la faculté de
penser
autrement et la volonté d'agir. Ce n'est pas notre monde et
souhaitons
que cela ne le devienne jamais. Absurde Caractérise ce qui n'a pas de sens, ce à quoi on
ne
peut
pas donner de sens. Au milieu du XXe siècle, l'absurde
qualifiait Albert CAMUS a défendu la philosophie de l'absurde. Eugène IONESCO, quant à lui, a illustré
le
théâtre
de l'absurde: les personnages sont illogiques, échangent des
propos
que l'on peut qualifier de stéréotypes ou des
tautologies;
l'action est souvent inexistante. 1.Marcel
Pagnol 2. http://perso.wanadoo.fr/serge.passions/souvenirs_d.htm
"Dans ces souvenirs, je ne dirai de moi
ni mal
ni bien ; ce n' est pas de moi que je parle, mais de l'enfant que je ne
suis plus. C'est un petit personnage que j'ai connu et qui s'est fondu
dans l'air du temps, à la manière des moineaux qui
disparaissent
sans laisser de squelette." "Alors commencèrent les plus beaux jours de ma vie. La maison s'appelait La Bastide Neuve, mais elle était neuve depuis bien longtemps. C'était une ancienne ferme en ruines, restaurée trente ans plus tôt par un monsieur de la ville, qui vendait des toiles de tente, des serpillières et des balais. Mon père et mon oncle lui payaient un loyer de 80 francs par an (c'est-à-dire quatre louis d'or), que leurs femmes trouvaient un peu exagéré. Mais la maison avait l'air d'une villa - et il y avait "l'eau à la pile" : c'est-à-dire que l'audacieux marchand de balais avait fait construire une grande citerne, accolée au dos du bâtiment, aussi large et presque aussi haute que lui : il suffisait d'ouvrir un robinet de cuivre, placé au-dessus de l'évier, pour voir couler une eau limpide et fraîche... C'était un luxe extraordinaire,
et je
ne
compris que plus tard le miracle de ce robinet depuis la fontaine du
village
jusqu'aux lointains sommets de l'Étoile, Vous trouverez aussi une photo de la "Bastide Neuve". 3.
http://perso.wanadoo.fr/serge.passions/livressouvenirs.htm 4. http://www.ac-clermont.fr/etabliss/stmamet/_private/eleves/jeanflorette.htm
5. http://perso.wanadoo.fr/serge.passions/marius_fanny_cesar.htm
7.
http://perso.club-internet.fr/nicastro/garlaban/massifgarlaban.html
8. http://www.aubagne.com/aubagnetour/pagnol%20F/circuit.html
10. http://www.aubagne.com/aubagnetour/pagnol%20F/bio.html
11.
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