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Canada
(Hymne
national)
Canada (origine du mot) Cartier Champlain (Samuel de) Champlain (Hélène) Coureurs des bois et trappeurs Castor Chanson québécoise Canot à glace Caribou Cajuns Cabane
O Canada! O Canada! Terre de nos aïeux, Ton front est ceint de fleurons glorieux! Car ton bras sait porter l'épée, Il sait porter la croix! Ton histoire est une épopée Des plus brillants exploits. Et ta valeur, de foi trempée, Protégera nos foyers et nos droits. Protégera nos foyers et nos droits. Clip -Celine Dion (2) **********
Il y a, au Canada, autant
d'anglophones
qu'on trouve de Tchèques en Tchécoslovaquie: 18 millions d'habitants.
Les francophones, pour leur part, sont aussi nombreux que les Danois
chez eux: 6 millions de citoyens, dont la vaste majorité est concentrée
au Québec.
Le Canada, fondé par la
France,
conquis par l'Angelterre, fut une
colonie, puis un dominion avant d'acquérir sa complète indépendance
avec
le rapatriement de la Constitution le 29 mars 1982.
Dupays, Jean (1988): Abécédaire québécois. Montréal: Boréal, p. 17. **********
CanadaL'origine et la signification du
mot viendrait du
mot kana-ta qui signifie village dans la langue
huronne-iroquoise. Cartier, en ramenant deux jeunes indiens de France
lors de
son voyage en 1535, les entend parler de kana-ta et croit
que le
terme désigne le pays tout entier. Pourtant les deux indiens se
réfèrent au
village de Stadacona, soumis au chef indien Donnacona, site actuel de
la ville
de Québec. Le nom de Canada devient alors synonyme de la
Nouvelle-France.
Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=ZAtOCH189oc **********
CARTIER (Jacques) Voyage 1 2 3 Explorateur français,
Jacques Cartier dirige trois voyages d'exploration dans la région du
Saint-Laurent. En 1534 il est chargé par le roi de France François I
d'aller
explorer des terres, où l'on pensait découvrir de l'or et un passage
vers l'Asie. Dix ans après
Giovanni
da Verrazano, il aborde Gaspé le 24 juillet 1534 et
prend possession d'un territoire habité
depuis des millénaires par les Amérindiens et les Inuits. Lors de son
deuxième
voyage (1535-1536), il remonte le cours du Fleuve Saint-Laurent jusqu'à
Hochelaga,
futur site de Montréal, où il lit l'Évangile aux Autochtones. En 1541,
il retourne au Canada et fonde à
l'embouchure
de la rivière de Cap Rouge une habitation qu'il nomma Charlesbourg
Royal,
premier établissement français en sol américain. Malgré ses tentatives
pour
fonder un établissement français au Canada, il faudra attendre une
décennie
pour voir un tel rapprochement. La France trouvait en effet l'aventure
trop
incertaine. Si
Jacques Cartier
n'a pas découvert le Canada au sens
strict du terme, puisqu'il s'est contenté de parcourir la vallée du
Saint-Laurent, il a tout de même posé les bases de la cartographie
canadienne,
a découvert ce grand axe fluvial qu'est le Saint-Laurent et a également
trouvé
un nom pour cette terre nouvelle, le Canada.
Liens: (1), (2), (3), (4) (5) (6) Cartier (1534) Itinéraire (1), Cartier (1535-1536) Itinéraire (2) © Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations (Itinéraire 3) 6 documents électroniques sur les voyages de Jacques Cartier sont disponibles à la Bibliothèque nationale de France cf. aussi notre dossier word
**********
Comment les
nôtres plantèrent une grande croix sur la pointe de
l'entrée dudit havre, et comment est venu le capitaine de ces sauvages1
et
comment après une grande harangue, il fut apaisé par notre capitaine,
et resta
content que deux de ses fils allassent avec lui.
Le vingt-quatrième jour dudit mois2, nous fîmes faire une croix de trente pieds de haut, qui fut faite devant plusieurs d'entre eux, sur la pointe de l'entrée dudit havre (Gaspé), sous le croisillon3 de laquelle mîmes un écusson en bosse, à trois fleurs de lys, et au-dessus, un écriteau en bois, engravé en grosses lettres de formes4, où il y avait, VIVE LE ROI DE FRANCE. Et cette croix, la plantâmes sur ladite pointe devant eux, lesquels regardaient faire et planter. Et après qu'elle fût élevée en l'air nous mîmes tous à genoux, les mains jointes, en adorant celle-ci devant eux, et leur fîmes signe, regardant et leur montrant le ciel, que par celle-ci était notre rédemption, devant quoi ils firent plusieurs signes d'admiration, en tournant et regardant cette croix. Étant
retournés en nos navires, vint le capitaine, vêtu d'une vieille peau
d'ours noir, dans une barque, avec trois de ses fils et son frère,
lesquels
n'approchèrent pas aussi près du bord comme ils avaient coutume, et il
nous fit
une grande harangue, nous montrant ladite croix, et faisant le signe de
la
croix avec deux doigts; et puis il nous montrait la terre, tout à
l'entour de
nous, comme s'il eût voulu dire, que toute la terre était à lui, que
nous ne
devions pas planter ladite croix sans sa permission. Et après
qu'il eût
fini sadite harangue, nous lui montrâmes une hache, feignant de la lui
bailler5
pour sa peau. À ceci il acquiesça et peu à peu s'approcha du bord de
notre
navire, croyant avoir ladite hache. Et l'un de nos gens, étant dans
notre
bateau, mit la main sur sadite barque, et incontinent6 il en entra deux
ou
trois dans leur barque et on les fit entrer dans notre navire, de quoi
ils
furent bien étonnés. Et étant entrés ils furent assurés par le
capitaine qu'ils
n'auraient nul mal, en leur démontrant grands signes d'amour; et on les
fit
boire et manger, et faire grande chère. Et puis leur montrâmes par
signes, que
ladite croix avait été plantée comme borne et balise pour entrer dans
le havre;
et que nous y retournerions bientôt, et leur apporterions des articles
de fer et
autres choses; et que nous voulions amener deux de ses fils avec nous,
et puis
les rapporterions audit havre. Et accoutrâmes sesdits fils de deux
chemises, et
en livrées, et de bonnets rouges, et à chacun, sa chaînette de laiton
au col. De
quoi se contentèrent fort, et donnèrent leurs vieux haillons à ceux qui
retournaient. Et puis donnâmes aux trois que nous renvoyâmes, à chacun
sa
hachette et des couteaux, dont ils furent très joyeux. Et eux, étant
retournés
à terre, dirent les nouvelles aux autres. Vers midi environ de ce jour,
retournèrent six barques à bord, où y avait dans chacune cinq ou six
hommes,
lesquels venaient pour dire adieu aux deux que nous avions retenus; et
leur
apportèrent du poisson. Et nous firent signe qu'ils n'abattraient par
ladite
croix, en nous faisant plusieurs harangues que nous ne comprenions pas.
2. Le 24 juin 1534 3. Traverse d'une croix 4. Caractères gothiques 5. Donner 6. Sur le champ **********
CHAMPLAIN (Samuel de) ![]() Déjà
en 1602, Henri IV accorde à Samuel de
Champlain (1570-1635) le titre de géographe royal. Explorateur,
Samuel de
Champlain est envoyé en 1603 en Nouvelle-France pour y étudier les
voies fluviales et y trouver un
site pour
fonder un établissement français permanent. L'objectif premier est la
mise en
place d'un comptoir de traite où on échangerait des biens contre les
fourrures des Amérindiens. L'objectif est à moyen terme la
colonisation. Lors de son troisième voyage Champlain s'établit au pied
du cap
Diamant, à
« Québec », lieu avantageux d'un point de vue économique,
agricole et
géographique. Dès 1609, sur rapport de Champlain, Henri IV donne à la
colonie
le nom de Nouvelle-France dont Champlain devient le lieutenant
gouverneur en
1612. Accompagné de 27 hommes, Champlain entreprend la construction de
bâtisses, entourées par des palissades. L'hiver ne les épargne pas:
froid,
maladie (en particulier le scorbut), attaque des Iroquois, etc. Il ne
reste que
quelques survivants au printemps. Cette première tentative de
colonisation est
un échec.
Après cette tentative de Champlain, il faudra en fait attendre de nombreuses années avant que Québec ne se développe. Le premier habitant, Louis Hébert, n'arrivera en effet qu'en 1617. Liens: (1), (2), (3), (4) Champlain (1604-1607) Itinéraire 1, Champlain (1609-1616) Itinéraire 2 © Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations 11 documents sur Samuel de Champlain sont disponibles à la Bibliothèque nationale de France Site consacré à Champlain: http://monsite.wanadoo.fr/champlain/index.jhtml, (2) cf. aussi notre dossier word Cf. Samuel de Champlain, Journal très fidèle des observations faites lors des découvertes de la Nouvelle-France, 1613 ; édité et commenté par Éric Thierry, Voyages en Nouvelle-France (1604-1611), éd. Cosmopole, Paris, 2004. Visite virtuelle de la Bibliothèque Champlain (Université de Moncton)
**********
On
connaît bien Samuel De Champlain. Après plusieurs voyages
d'exploration en Nouvelle-France, il fonda Québec en 1608. Champlain
était un géographe et un cartographe de grande renommée. Il
est une figure importante dans notre histoire du Canada.
Mais qu'en est-il d'Hélène, sa jeune épouse? J'ai
voulu en savoir un peu plus à son sujet. Je vous présente
le résultat de mes recherches de la façon habituelle, c'est
à dire en vous racontant, à ma manière, son histoire.
Hélène Boullé vit le jour en 1598. Elle épousera, le 29 décembre 1610, à Paris, Samuel de Champlain qui a plus de 40 ans. Elle n'a que 12 ans. Il n'a pas lieu de s'étonner de cette alliance. En effet il était très fréquent à cette époque qu'une si jeune fille épouse un homme beaucoup plus âgé. C'était souvent une alliance entre deux familles plutôt qu'une histoire d'amour. La dot d'Hélène est de 6 000 livres, une somme considérable à cette époque. Cependant, le couple ne touchera que le quart de cette somme. Selon le souhait des parents d'Hélène, le mariage ne devait pas être consommé avant deux ans. Aussi, M. De Champlain retournera à Québec. Il donnera plus tard le nom "ÎLe Ste-Hélène" à une île en l'honneur de sa jeune femme. En 1620, Hélène viendra en
Nouvelle-France y rejoindre son époux. Jeune et jolie, elle est vite
adoptée par les habitants de Québec. Mais Samuel voyage beaucoup, il
n'est jamais là. Hélène s'ennuie. Elle apprend l'algonquin et se
dévoue auprès des malades et à l'enseignement des jeunes indiens.
Elle n'arrivera jamais à s'adapter à la vie difficile de la nouvelle
colonie. La menace iroquoise toujours présente, le climat très
difficile, l'ennui lui feront prendre la décision de retourner
en France.
De plus, Hélène,
qui a grandi dans la religion réformée, s'est convertie au
catholicisme. Elle caresse le rêve de devenir religieuse.
Hélène Boullé, Hélène de Champlain ou
Sr Hélène de Saint-Augustin mourra le 20 décembre 1654 à 56 ans.De retour en France, elle écrit à son époux pour le prier de la délier de ses engagements. Elle confie sa lettre au père Charles Lalemant. Cette lettre a probablement été perdue car on sait que le vaisseau qui amenait le père Lalemant a été attaqué par les Anglais, en début de mai 1628, et que le religieux a été reconduit en Europe. Le pieux dessein d'Hélène persiste mais ce ne sera que bien des années plus tard, après la mort de Champlain en 1635, qu'elle se fait religieuse chez les Ursulines de Paris sous le nom de Hélène de Saint-Augustin. Hélène n'héritera pas de Champlain mais elle a une fortune personnelle qu'elle donne à la communauté des Ursulines pour bâtir un nouveau couvent à Meaux où elle s'installe avec 4 religieuses. Elle y vit 6 ans. (© Avec l'aimable autorisation de Bibiane Grenier) 1.
Qui était plus exactement
Samuel
de Champlain? Faire une petite recherche sur lui.
2. Hélène se marie à douze ans. Quel peut être l'intérêt pour des parents de marier leur fille si tôt? 3. Qu'est-ce qu'une dot? 4. Situer l'île Ste-Hélène sur une carte. Quelle est aujourd'hui la vocation particulière de cette île? 5. Quel type de rapports Hélène entretient-elle avec les autochtones? 6. Que signifie l'expression « la délier de ses engagements »? 7. Présenter brièvement l'ordre des Ursulines. 8. Quelles sont les dates de naissance et de mort d'Hélène de Champlain? **********
Coureurs
des bois et trappeursUn
trappeur
parfois
dénommé « coureur des
bois » ou « voyageur », est un chasseur professionnel de
l'Amérique du Nord pratiquant le piégeage (ou trappe) pour vendre
« l'or
brun », c'est à dire la fourrure.
L'espace
entre Québec et
Montréal était au début de la colonisation française essentiellement
occupé par
les tribus Amérindiennes. Dans les années 1650-1660, les commerçants
français
commencèrent toutefois à se rendre dans la « profondeur des
bois »
afin d'y troquer leurs marchandises contre des peaux de castor. Ce type
d'échange illégal était d'une part un moyen d'échapper à la concurrence
au sein
de la colonie, d'autre part l'occasion de rencontrer des femmes, si peu
nombreuses
dans les colonies. Face à l'accroissement de l'exode vers les bois, le
roi
légalise cette activité en 1861 afin de pouvoir contrôler son
développement. Il met en place un
système de permis qu'il délivrait aux
« voyageurs ». A la fin du régime français, on compte encore
près de
700 engagés qui louent chaque saison leurs services à des marchands.
Appelés les
Beaucoup de trappeurs sont restés anonymes. Néanmoins, on peut citer quelques noms célèbres: Jean Cadieux, Nicolas Despatis,... Cette activité a aussi été immortalisée par des romans d'aventure. Le métier de trappeur est toutefois de moins en moins pratiqué, menacé de disparition par une réglementation de plus en plus sévère concernant la chasse et le commerce des fourrures. A notre époque, le Nord fascine et envoûte toujours « les coureurs des bois modernes » qui pénètrent la forêt au volant des véhicules tout-terrain les plus high-tech. Ils chevauchent des bateaux hors-bord, taquinent la truite devant l'écran d'un sonar et traquent l'élan d'Amérique à l'aide d'une lunette d'pproche au laser. Chaque printemps, des milliers de Québécois, amoureux du Nord et partageant l'idéal des « gars de bois » regagnent leur camp. On dénombre officiellement plus de 11.000 « cabanes » sur l'ensemble du territoire québécois. C'est dans ces forêts infinies que le vaillant François Paradis a disparu dans une tempête de neige, au grand désespoir de la douce Maria Chapdelaine. Cependant la forêt nordique est menacée par la surexploitation catastrophique de grands compagnies forestières friandes de ces arbres dont les fibres denses et bien alignées produisent un papier d'excellente qualité. Depuis quelques années seulement les Québécois commencent à se rendre compte de cette « erreur boréale » qui risque de saccager l'une des plus grande forêts du monde. Est-ce que bientôt ce sera l'arbre qui cachera l'absence de forêt?
Pour aller plus loin: 1.La vie du trappeur Marquette en images et en mots; 2. La vie du coureur des bois et le voyage de la traite; (3)
**********
Ç'a pas
pris trois minutes et
d'mie qu'Ti-Jean était déjà à porte du tipi du grand manitou. Parc'que
Ti-Jean,
c'tait pas un homme comme y s'en fait beaucoup. Lui, y s'servait du
vent qui
poignait dans l'poil d'la queue d'sa tuque en raton laveur pour être
moins
pesant su'a neige. Le vent la faisait tournoyer comme une hélice
d'avion, pis
comme ça, y faisait des enjambées d'sept lieues. On aurait dit qu'y
flottait
su'a neige. Y'avait pas un coureur des bois plus rapide que lui à
course de
raquettes de branches d'épineux.
MARMETTE,
Joseph, 1873: Le
chevalier de Mornac: chronique de la Nouvelle-France, 1664, Montréal,
Typographie de «L'Opinion publique », 100 p. P. 75.L'écrit primal (2006) : « La légende du Windigo ». Québec, Université Laval, (CEULa). Revue littéraire publiant des textes de jeunes auteurs rattachés au Cercle d'Écriture de l'Université Laval , vol 34, p. 99. ***** Les coureurs des bois eux-mêmes, pourtant bien approvisionnés en cette matière quand ils logeaient aux Peaux-Rouges, s'étaient mis au commerce d'un genre particulier et plus fructueux encore que celui des fourrures: ils couraient les alentours des villes et villages de la Nouvelle-Angleterre pour y faire des rapts ou rafles de petites Anglaises, qu'ils revendaient ensuite sur le marché très achalandé des comptoirs de Nouvelle-France. MARCEL, Jean, 1994: Des nouvelles de Nouvelle-France: histoires galantes et coquines, Montréal, Leméac, 273 p. 253-254. **********
[...] puis
il s'était fait
trappeur, coureur des bois, interprête et enfin cultivateur.***** On appelle
«voyageur» au Canada,
le bûcheron de profession qui se dirige chaque année vers les forêts du
Nord et
du Nord-Ouest, et le «Coureur des bois» qui fait la chasse et le
commerce des
fourrures.
BEAUGRAND,
Honoré, 1878: Jeanne
la fileuse: épisode de l'émigration franco-canadienne aux Etats-Unis,
Fall-River (Mass.), [s.é.], 302 p. P. 13. überprüfen : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtexte/202838.pdf**********
N'avons-nous
pas nos forêts avec
leurs poétiques aspects, les peuplades indiennes avec leur mythologie
bizarre,
leurs moeurs originales et la lutte qu'elles ont soutenue contre
l'homme civilisé?
N'avons-nous pas nos légendes, les aventures de nos coureurs des bois
et de nos
voyageurs de là-haut!
MARION,
Séraphin, 1944: Les
lettres canadiennes d'autrefois. T. 4 La phase préromantique, Hull -
Ottawa,
Les Éditions L'Éclair - Éditions de l'Université d'Ottawa, 195 p. P. 88
**********
Chanson
des
Coureurs des boisParoles inspirées de 3 poésies : Le chant des voyageurs ( 1862) d’Octave Crémazie Le canotier (1869 ), Le coureur des bois ( 1869 ) de l’abbé Raymond Casgrain. Musique attribuée à Antoine Dessane Refrain À nous, les bois et les mystères Qui pour nous, n’ont plus de secrets À nous, le fleuve aux ondes claires Où se reflète la forêt Couplet Mon canot est d’écorce fine Que je prends sur le bouleau blanc Et les coutures sont de racines Les avirons sont de bois franc. Refrain À nous, les bois et les mystères Qui pour nous, n’ont plus de secrets À nous, le fleuve aux ondes claires Où se reflète la forêt Couplet Quand la neige des bois s’amasse Qu’on s’enfonce jusqu’aux genoux Je prends mes raquettes et je chasse L’orignal et le caribou. Refrain 2 Lorsque l’ombre du soir arrive Je me fais un lit de sapin Couché près de la flamme vive Je rêve et dors jusqu’au matin. Refrain 1 À nous, les bois et les mystères Qui pour nous, n’ont plus de secrets À nous, le fleuve aux ondes claires Où se reflète la forêt Coda Quand viendra mon dernier voyage Si parfois je meurs au fond des bois. Plus haut, sur le bord du rivage Vous renverserez mon canot. **********
« Antoine trouva
le père Dablon dans une petite étude pauvrement meublée. Quelqu’un
l’avait
remplacé au poste de supérieur, expliqua le jésuite, mais il avait
conservé la
responsabilité du collège. Il disposait maintenant de plus de temps
pour
s’occuper de ses autres centres d’intérêt: la géographie et le
décryptage.
Leduc, Adrienne (2007) :
Antoine, coureur des bois. Québec :
Septentrion.— Mon père, cela va vous intéresser, dit Antoine, en étalant sur la table sa plus récente carte de la baie d’Hudson. — C’est très bien fait, déclara Dablon lorsqu’il eut remarqué les endroits où Antoine avait situé les postes de traite. Nous avons la preuve irréfutable que les Anglais sont bel et bien installés à la baie d’Hudson. — Oui, mon père. Peut-être qu’avec ces cartes vous pourriez amener le gouverneur à convaincre le ministre Colbert que la situation est sérieuse. — Oublie le gouverneur, répliqua le jésuite. J’expédierai des copies de ces cartes directement en France à bord du prochain navire. Le ministre pourra les comparer à tes cartes précédentes de la baie d’Hudson. — Cela lui rappellera que nous, les Français, étions déjà là il y a vingt ans, dit-il en tapant des doigts sur la table pour souligner ses paroles. D’ailleurs, le roi n’a plus confiance en Frontenac.» Extraits en PDF : http://www.septentrion.qc.ca/pdf/extraits/extrait_2-89448-507-7.pdf p. 1-19 Le
castor est un
mammifère rongeur.Il
mesure de 90 à
120 cm en tout, sa queue pouvant atteindre une longueur de 23 à 40 cm à
elle seule. Il pèse de 13 à 35 kg. Le castor est un animal trapu et
grassouillet. C'est le plus gros rongeur d'Amérique du Nord. Sa
fourrure est brune.
Lorsque les premiers
explorateurs européens se rendirent compte que
le Canada n'était pas l'Orient regorgeant d'épices qu'ils
recherchaient, les millions de castors qui s'y trouvaient devinrent le
principal attrait commercial du pays. A la fin du XVIIe siècle et au
début du XVIIIe, la mode du jour était aux chapeaux confectionnés à
partir de peaux de castor. C'est ainsi que la demande pour les
fourrures de castor s'accrut à mesure que ces chapeaux devenaient de
plus en plus populaires.
Le roi de France, Henri
IV,
vit dans la traite des fourrures
l'occasion d'aller chercher les revenus dont il avait tant besoin et
d'établir une colonie française en Amérique du Nord. Bientôt, les
commerçants en fourrures anglais et français vendirent en Europe leurs
peaux de castor vingt fois plus cher qu'ils ne les avaient payées.
Le castor a été élevé au rang d’emblème officiel du Canada, le 24 mars 1975. Le « castor canadensis » est représenté pour la première fois sur une carte du Saint-Laurent de Samuel Champlain, en 1612. Vers la fin du 19e siècle, plus de 100 000 peaux de castor par an sont vendues en Europe. Aujourd’hui, grâce aux techniques de préservation de la faune, le castor survit et prospère dans tout le pays.
Au bord desdites
rivieres,
il y a
quantité de cabannes, où il vient d'autres nations du costé du Nort,
troquer
avec lesdits Montagnez des peaux de castor & martre, avec autres
marchandises que donnent les vaisseaux François auxdicts Montaignez.
Lesdicts
Sauvages du Nort disent qu'ils voyent une mer qui est salee [...].
Voylà ce que
j'ay apprins de la riviere du Saguenay.
CHAMPLAIN, Samuel de, [1603]: Des Sauvages, ou Voyage de Samuel de Champlain, de Brouage, fait en la France nouvelle, l'an mil six cens trois, Paris, chez Claude de Monstr'oeil, [IV]-36 folios. p. 13rº http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105065h.item überprüfen ******
Le principal article de
commerce,
et pour ainsi dire le seul, était la pelleterie et surtout la
pelleterie de
castor qui jusqu'alors avait eu un bon marché en France.
******Les habitants ayant la liberté d'expédier au dehors leur castor, l'envoyaient à des correspondants en France qui leur en procuraient la vente; et comme ils étaient bien payés par des lettres de change tirées sur le trésorier du Royaume, la traite du castor fut bientôt l'unique objet de leur travail. Cette marchandise devint si abondante que les marchands, ne pouvant plus l'écouler, demandèrent au roi de réunir en une seule main, le commerce de la pelleterie qui menaçait ruine. L'intendant Duchesneau, à la demande du roi, négocia avec les intéressés et afferma les droits de la traite des pelleteries à Nicolas Oudiette, premier fermier du domaine d'occident. Celui-ci eut le privilège exclusif d'acheter le castor au Canada et de le vendre en France. Les habitants avaient la liberté de trafiquer leurs fourrures aux marchands, mais ceux-ci devaient les apporter aux magasins des fermiers généraux qui administraient le domaine du roi. CARON, Ivanhoë, 1916: La colonisation du Canada sous la domination française, Québec. P. 36. Ces difficultés conduisent à la vente des droits de la compagnie des Habitants à la compagnie de Rouen qui, de suite, réalisent d'énormes bénéfices. Le castor coté en 1658 cinq livres sur le marché européen monte à 20 livres et plus en 1659. La colonie a conclu un mauvais marché; elle casse le contrat en 1661 pour revenir à l'ancien système. Il est malheureux qu'une mauvaise conjoncture et les rivalités entre les négociants aient ruiné la Communauté des Habitants. HAMELIN, Jean, 1970: Économie et société en Nouvelle-France, 3e éd., Québec, Les Presses de l'Université Laval, 137 p. (Coll. Les Cahiers de l'Institut d'histoire, 3). P. 53. Comme leurs chiens, ces hommes mangeaient un repas de viande par jour : «On mangeait du castor, de la perdrix, du rat d'eau, de l'orignal.» Le régime alimentaire de la maison n'était pas plus varié que celui qu'ils avaient en forêt[.] LAFLEUR,
Normand, 1973: La vie
traditionnelle du coureur de bois aux XIXe et XXe siècles, [Montréal],
Leméac,
305 p.
******
Des tabous
alimentaires ont aussi
servi de ligne de démarcation entre les deux groupes sociaux. Des
tabous qui
subsistent encore. Nous avons mis beaucoup de temps avant de réaliser
que nous
pouvions classer ainsi les mêmes observations répétées plusieurs fois.
Nous nous
étions toujours étonnés du nombre de gens à qui répugne un ragoût de
rat
musqué, un gigot de castor, un pâté de lièvre ou un rôti d'ours. Quand
nous
nous sommes aperçus que le mépris frappait aussi la perdrix aux choux,
nous
nous sommes dit que ce refus ressemblait à une interdiction. Et nous
avons
découvert que c'était justement les descendants de la classe
privilégiée qui
répudiaient ces mets parce que «c'était de la nourriture de sauvages».
Chanson
québécoise FERRON, Madeleine, avec la collab. de Robert Cliche, 1974: Les Beaucerons, ces insoumis. Petite histoire de la Beauce, 1735-1867, Montréal, Hurtubise HMH, 174 p. P. 38. Sur la recommandation de Colbert, Louis XIV remboursa la mise des actionnaires [de la compagnie des Indes occidentales], se chargea du payement des trois millions 523 mille livres [la dette de la compagnie], supprima la société, et rendit le commerce de l'Amérique libre à tous les Français, sous les réserves suivantes. Le droit du quart sur les castors et du dixième sur les orignaux fut maintenu, et passa entre les mains du gouvernement, qui l'afferma à M. Oudiette. Il fut ordonné de porter tout le castor à ses comptoirs dans la colonie au prix fixé par l'autorité. Ce prix fut d'abord de 4 francs 10 sous, la livre; mais il devint bientôt nécessaire de diviser cette marchandise en peaux de 1re, de 2de et de 3me qualité, ou en castor gras, en castor demi-gras et en castor sec, et de modifier le tarif en conséquence. Le fermier payait en marchandises les pelleteries que lui apportaient les habitants; et comme il n'y avait que lui qui pût acheter le castor, lequel formait la branche la plus importante du commerce, il se trouvait par là-même en état de maîtriser à son gré tout le commerce du pays. Ce qu'il ne manqua pas de faire au détriment général. GARNEAU, François-Xavier, 1859: Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours, t. 2, 3e éd. rev. et corr., Québec, P. Lamoureux (impr.), 457 p. P. 143. Elle
a contribué à faire connaître le Québec
et les Québécois, dans un
français coloré et réaliste. Ce sont les textes de Félix Leclerc,
pleins de
folklore et de nostalgie, c’est Gilles Vigneault, avec cette phrase
célèbre
« Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » et la
chanson
« Gens du pays » qui est devenue l’hymne officieux des
Québécois et
qu’ils chantent à la Saint-Jean-Baptiste, la fête nationale. C’est
Robert
Charlebois, surnommé « le bûcheron au c½ur tendre », qui
rompt avec
la tradition et qui chante le rock en québécois. Les années 1970-90
sont les
années des chanteuses québécoises comme Diane Tell, Fabienne Thibault
et Céline
Dion. Puis c’est le temps de l’opéra-spectacle avec
« Starmania »,
puis « Notre-Dame de Paris ». Aujourd’hui, les têtes
d’affiche sont toujours Céline Dion, mais aussi Isabelle
Boulay, Rock Voisine, Garou, Lynda Lemay, entre autres.
Canot
à glace Canot pour quatre à cinq
rameurs
spécialement
conçu pour se déplacer sur les eaux encombrées de glaces du
Saint-Laurent.
Historiquement, le
Saint-Laurent a rapidement
imposé aux premiers colons l'utilisation de canots spéciaux pour
transporter en hiver, sur le fleuve chargé de glaces, le courrier, les
vivres ou les malades. En rappel des courageux canotiers et de ce
périlleux moyen de transport dans des embarcations de bois, on a
institué en 1954 pour le Carnaval de Québec une épreuve sportive où des
équipes font la course à travers les glaces. Progressivement, on a
conçu pour ce nouveau sport des canots longs et effilés faits de
matériaux légers et résistants (aluminium, fibre de verre, kevlar,
etc.). Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_carnaval/canot_glace.html
Le terme caribou est d'origine
algonquienne.Caribou Boisson traditionnelle au Canada, constituée d'un mélange de vin rouge type « Porto » et d'alcool, dont la consommation est aujourd'hui souvent associée aux festivités de l'hiver (carnaval, temps des fêtes, des sucres, etc.). On note plusieurs variantes de caribou. D'après certaines recettes anciennes, on y ajoutait parfois du thé chaud ou des clous de girofle. Il existait même une sorte de caribou appelé caribou de cabane que l'on coupait avec de l'eau d'érable tirée de la bouilleuse (évaporateur). Le caribou, encore très populaire pendant le carnaval, est commercialisé comme apéritif depuis 1976 par la Société des alcools du Québec. Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_carnaval/caribou.html ![]() Les Cajuns (Cadiens en
francais louisianais) sont les
descendants des Acadiens d'Acadie qui ont été déportés de foce en
Louisiane durant la seconde moitié du 18ème siècle. Cette déportation
se nomme le "Grand Dérangement".
Le terme « cajun » vient du mot
« Acadien ». En
effet, « acadien » a été abrégé en « cadien »,
prononcé
« cadjin » et donc transcrit
« cajun » par les anglophones. Les francophones préfèrent
quant à eux
conserver le terme de « cadien ». Les Acadiens étaient un
peuple
vivant en Acadie, colonie à l'origine française et située sur la côte
Est de
l'actuel Canada. En 1713, avec la signature du traité d'Utrecht, ce
territoire
est cédé par les Français aux Anglais et les Acadiens doivent prêter un
serment
d'allégeance à la Couronne britannique. Les réfractaires sont
finalement
déportés en 1755. Cet épisode a été appelé le « Grand
dérangement ».
Un grand nombre d'Acadiens s'est établi
en Louisiane du Sud. Ils sont les ancêtres d'une partie des Cajuns.
Ceux-ci
étaient appelés acadiens, puis cajuns pour les différencier des
créoles, natifs
de Louisiane. Les Acadiens sont
donc des réfugiés en Louisiane et vivent sur un territoire peu
accueillant, le
bayou, un immense marais dans lequel se jette le Mississipi. Leur
confort y est
très rudimentaire. De plus, ils sont méprisés par le reste de la
population,
comme le sont par exemple les Africains Noirs. En mars 1800, les
Espagnols
rendent la Louisiane à la France qui la revend aussitôt (1803) aux
Américains.
Ceci est d'ailleurs une énorme transaction, le territoire ayant été
cédé par
Napoléon en échange de 15 millions de dollars. La Louisiane devient
donc
en 1812
un Etat américain à part entière. Malgré cela, les Acadiens (ou Cajuns)
restent
très pauvres et ne se mélangent pas réellement au reste de la
population. Ils
continuent à vivre en autarcie, de la chasse et de la pêche.
Restés attachés à leurs racines, les Cajuns parlent français, mais un français très archaïque du fait de leur isolement. A l'heure actuelle, le français est dévalorisé par rapport à l'anglais. Le français est parfois présenté comme la langue de « fermiers non instruits » et comme handicapante dans la recherche d'un emploi. Pour endiguer la baisse du succès du français a été créé en 1968, le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL). Cette institution encourage l'apprentissage et l'utilisation quotidienne du français en Louisiane. Une des
particularité du peuple cajun est d'être composé de personnes de
nationalités
très différentes. La majorité sont donc francophones et descendent des
Acadiens. Mais on trouve aussi dans ce groupe des colons espagnols, des
immigrants allemands et italiens et des réfugiés de Saint-Domingue.
Ceux-ci se
sont intégrés au groupe culturel des Cajuns. Sujets
d'étude:
Cette mixité se retrouve dans les diverses influences de la cuisine cajun. Les Espagnols y amenèrent la paëlla, les Allemands la charcuterie, le cochon, le poulet et la vache et les Italiens, les pâtisseries et les glaces. Les Antillais et Haïtiens apportèrent quelques légumes exotiques dont la tomate. Les Amérindiens apprirent aux Acadiens à utiliser les ressources présentes sur leur territoire, comme par exemple le maïs. De ce fait, la cuisine cajun utilise également beaucoup de viandes sauvages, de crustacés et d'herbes aromatiques trouvées dans leur environnement. Les mets sont généralement des plats uniques. Les plus connus sont la Jambalaya (saucisse avec légumes et riz) et le Gumbo (poulet, andouille, tomate, oignons et autres légumes). Le dernier volet de
la culture cajun est la musique. Celle-ci est née au XIX° siècle et ses
instruments de prédilection sont le violon et l'accordéon. Viennent
ensuite la
guitare et l'harmonica. On fait généralement la différence entre la
musique
cajun proprement dite, se rapprochant de la musique country, et la
musique
zydeco, ayant plus d'influences africaines. La diversité des peuples
composant
le groupe des Cajuns se retrouve donc également dans la musique. Sujets d'étude:
Coeur
des Cajuns - Edith Butler
Paroles et musique: Bruce
Daigrepont - Vidéo
Albums: ça swingue
(Extrait,
p.
35-36)
« On était au commencement d'octobre (1843), et Jean Rivard tenait beaucoup à ensemencer quelques arpents de terre dès le printemps suivant. Pour cela il n'avait pas de temps à perdre. Par un heureux et singulier hasard, sur le lot qu'il avait acheté se trouvait déjà une petite cabane érigée autrefois par un pauvre colon canadien qui avait projeté de s'établir dans cet endroit, mais que l'éloignement des habitations, le défaut de chemins, et surtout la crainte d'être forcé de déguerpir, avaient découragé. Ces habitations primitives de la forêt sont construites au moyen de pièces de bois superposées et enchevêtrées l'une dans l'autre aux deux extrémités. Le toit qui est plat est pareillement formé de pièces de bois placées de manière à empêcher la neige et la pluie de pénétrer à l'intérieur. L'habitation forme généralement une expèce de carré d'un extérieur fort grossier, qui n'appartient à aucun style connu d'architecture, et n'est pas même toujours très confortable à l'intérieur, mais qui cependant offre au défricheur un abri temporaire contre les intempéries des saisons. A quelques-unes de ces cabanes, la lumière vient par des fenêtres pratiquées dans les côtés, à d'autres elle ne vient que par la porte. La fumée du poële doit tant bien que mal sortir par un trou pratiqué dans le toit. Le pauvre colon qui le premier s'était aventuré dans le Canton de Bristol, avait dû coucher pendant plusieurs nuits à la belle étoile ou sous une tente improvisée en attendant la construction de la cabane en question? Cette hutte abandonnée pouvait toutefois servir de gîte à Jean Rivard et rien ne s'opposait à ce qu'il commencât sans délai ses travaux de défrichement. » « Ce fut le 15 octobre 1843 que Jean Rivard coucha pour la première fois dans son humble cabane. » Sujets
d'étude:
Ma cabane au Canada
3'29(cf. aussi: Québec et ses cabanes à sucre (clip: 3'46); Paroles: Mireille Brocey. Musique: Louis Gasté 1947 Line RENAUD chante "Ma cabane au Canada", accompagnée par l'orchestre de Raymond LEFEVRE. Extrait Ma cabane au canada Est blotie au fond des bois On y voit des écureils Sur le seuil Si la porte n'a pas de clé C'est qu'il n'y a rien à voler Sous le toît de ma cabane au Canada Elle attend engourdie sous la neige Elle attend le retour du printemps Ma cabane au Canada C'est le seul bonheur pour moi La vie libre qui me plait La forêt A quoi bon chercher ailleurs Toujours l'élan de mon c½ur Reviendra vers ma cabane au Canada Mais je rêve d' y emmener Celui qui voudra me suivre Viens avec moi si tu veux vivre Au cher pays où je suis née Ma cabane au Canada J'y reviendrai avec toi Nous rallumerons le feu tous les deux Nous n'aurons pas de voisins Parfois seul un vieil indien Entrera dans ma cabane au Canada Je te dirai le nom des fleurs sauvages Je t'apprendrai le chant de la forêt Ma cabane au Canada Tant que tu y resteras Ce sera le paradis Mon chéri A quoi bon chercher ailleurs Je sais bien que le bonheur Il est là Dans ma cabane au Canada La cabane à sucre Paroles et musique d'Albert Lamieu 1 La terre sous sa robe blanche A dormi pendant de longs mois La sève monte dans les branches Un frisson réveille les bois! Dans les érablières Sont allés tous nos gens La joyeuse clairière Retentit de leurs chants Voici qu’arrive le printemps Refrain: en caravane allons à la cabane Oh!E-ho! On est jamais de trop Pour goûter au sirop Pour goûter au sirop d'éra-a-ble 2
Toute
la famille est complète
Chacun veut en avoir sa part Voici, Hèrmas et Guillaumette Et voici, le gros Adélard « Bonjour tante Julie Comment vont les enfants? » « Très bien, chère Amélie Nous sommes tous contents! Pour les sucres, quel joli temps! » 3 Voici l’instant où l’on retire Le chaudron bouillant du foyer On va verser la blonde tire Sur la neige, au bout du sentier Ensuite au clair de lune On s’en revient chez nous! Et j’en connais plus d’une Qui choisit son époux Le soir en revenant tout doux. Cartier
(1534) Itinéraire (1)
© Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations Cartier (1535-1536) Itinéraire (2) © Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations ![]() Source: Jacques Paul Couturier, en collaboration avec Réjean Ouellette, L'expérience canadienne, des origines à nos jours, Moncton, Éditions d'Acadie, 1994, p. 23. ![]() Champlain (1604-1607) Itinéraire 1 © Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations ![]() Champlain (1609-1616) Itinéraire 2 © Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations |